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LETTRES INEDITES,
prie donc, mon général, de m’obtenir du roil’ordre que je sollicite depuis si long-temps, deme rendre à la grande armée.
[ En attendant l’effet de cette demande, Courier fit sa rentréedans la bibliothèque du marquis Tacconi. Il y travaillait à la tra-duction des livres de Xénophon sur le commandement de la cava-lerie et sur l’équitation. Cet ouvrage, entrepris dès l’époque deson séjour à Plaisance, et plusieurs fois interrompu, fut à peu prèsterminé cette année à la fin de novembre. Il n’a été cependant im-primé qu’en IS09 à Paris.
Pour mieux comprendre les préceptes de son auteur sur l’équi-tation, il en faisait l’essai par lui-même et sur son propre cheval.Celui-ci, qu’il avait bridé et équipé à la grecque, n’était pointferré. Il le montait sans étriers, et courait ainsi dans les rues deNaples, sur les dalles qui forment le pavé, à la grande surprise desautres cavaliers, qui n’y marchaient qu’avec précaution. ]
A M. DE SAINTE-CROIX,
A PARIS.
Naples, le ... juillet 1807.
Monsieur, vous vous moquez de moi. Heureu-sement j’entends raillerie, et prends comme il fautvos douceurs. Que si vous parlez tout de bon, sansdoute l’amitié vous abuse. Il se peut que je sois