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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET ü’iTALlE. lÔ'J

coupable de quelque chose; mais cela n’est pas sûrcomme il l’est que jusqu’à présent je n’ai rien fait.

Ce que je vous puis dire du marquis Rodio,c’est qu’ici sa mort passe pour un assassinat etpour une basse vengeance. On lui en voulait parcequ’étant ministre, et favori de la reine, il parutcontraire au mariage que l’on proposait d’un filsou d’une fille de Naples avec quelqu’un de la fa-mille. L’empereur a cette faiblesse de tous lesparvenus, il s’expose à des refus. Il fut refusé làet ailleurs. Le pauvre Rodio depuis, pris dans uncoin de la Calabre, à la tête de quelques insur-gés, quoiqu’il eût fait une bonne et franche et pu-blique capitulation, fut pourtant arrêté, jugé parune commission militaire, et, chose étonnante,acquitté. Il en écrivit la nouvelle à sa femme, àCatanzaro, et se croyait hors d’embarras, maisl’empereur le fit reprendre et rejuger par les mê-mes juges, qui cette fois-là le condamnèrent étantinstruits et avertis. Cela fit horreur à tout le monde,plus encore peut-être aux Français qu’aux Napo-litains. On le fusilla par derrière, comme traître, fé-lon, rebelle à son légitime souverain. Le trait vousparaît fort ; j’en sais d’autres pareils. Quand le gé-néral y*** commandait à Livourne, il eut l’ordreet l’exécuta, de faire arrêter deux négocians dela ville, dont l’un périt comme Rodio, l’autre l’é-chappa belle, s’étant sauvé de prison par le moyende sa femme et d’un aide-de-camp. Le général fut