LETTRES INÉDITES,
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A M m " LA COMTESSE DE LARIBOISSIÈRE,
A PARIS.
Vienne en Autriche, le 19 juin 1809.
Madame, vous approuverez sûrement la li-berté que je prends de vous écrire, car j’ai à vousparler du général et de monsieur votre fils. Leursanté à tous deux est telle que vous la pouvezsouhaiter. Monsieur votre fils m’a tout l’air d’êtrebientôt un des plus jolis officiers de l’armée. Il leserait par sa figure quand il n’aurait que cet avan-tage; mais j’ai causé avec lui, et je puis affirmerqu’il raisonne de tout parfaitement. Où preniez-vous donc, s’il vous plaît, qu’il avaitl’air un peu troppage? Je n’ai rien vu de plus sensé. En un mot,madame, si son frère, comme on me l’assure, ne luicède en rien pour le mérite, vous êtes heureuseentre toutes les mères. Je vous parle le langagede l’évangile ; ainsi je pense que vous me croirez.
Quant au général, l’empereur sait l’occuper sibien, qu’il n’aura de long-temps le temps d’êtremalade. C’est une chose qui nous étonne tous,que sa tête et sa santé résistent à tant d’affaires.Cependant il trouve des forces pour tout. On nesait vraiment quand il dort, et l’heure de ses repas