ÉCRITES DE FRANCE ET D’iTALIE:
n’est guère plus réglée que celle de sou sommeil.Avec tout cela, madame, il se porte mieux quejamais, et n’a sûrement rien à désirer, sinon d’ê-tre plus près de vous.
Ces renseignemens authentiques, venant d’untémoin oculaire et digne de foi, ne vous déplai-ront pas, je crois; voilà par où je me flatte devous faire agréer ce griffonnage. A mon arrivéeici je me suis d’abord mis fort bien avec le géné-ral, en lui donnant de vous, madame, des nou-velles exactes, récentes et satisfaisantes, sans mevanter, puisque je vous ai vue bien mieux qu’ilne vous avait laissée. L’idée m’est venue de vousfaire ma cour par le même moyen, en vous mar-quant fidèlement l’état où se trouvent deux per-sonnes qui vous sont si chères.
A présent votre bonté ordinaire fera que vousserez bien aise d’apprendre où en sont mes af-faires. Vous savez, madame, que le général Songiss’en est allé, que M. de Lariboissière le remplacedans le commandement de l’artillerie de l’armée. Jecrois en vérité que c’est moi qui ai arrangé toutcela. L’empereur n’eût pas fait autrement s’il n’eûtsongé qu’à m’obliger. En arrivant je suis allé droitau général, sans même savoir que l’autre fût parti.Le lendemain mon affaire fut présentée à l’em-pereur, qui s’avisa de demander ce que c’étaitque ce chef d’escadron, et pourquoi il avaitquitté. Le général répondit comme il fallait,