•J>48 lettres inédites,
sans blesser la vanité. Bref, la conclusion fut queje reprendrais sur-le-champ du service. Il n’ymanque plus que je ne sais quel décret que doi-vent faire ceux qui les font, et puis la signature,et me voilà en pied. Vous dirai-je maintenant,madame, ma pensée tout naturellement? J’ai-mais M. de Lariboissière par une ancienne incli-nation , qui commença dès que je le connus(outre l’estime que personne ne peut lui refu-ser ). Maintenant la reconnaissance s’y joint ;et si cet attachement d’un officier à son cheffait quelque chose au service, il n’y aura pointdans l’armée d’officier qui serve mieux que moi.
[Courier, qui s’était flatté de rester pendant toute la campagneattaché au général de Lariboissière, fut fort désappointé en enrecevant l’ordre de passer au quatrième corps d’armée. Ii le joi-gnit cependant dans l’île de Lobau, et fut employé aux batteriesqui tirèrent, le 4 juillet, pour protéger le passage du Danube; ildonne lui-même, dans une lettre du 5 septembre 1810qu’on trou-vera ci-après, le détail de ce qui lui arriva à cette occasion.
Après la victoire de Wagram il regarda la guerre comme ter-minée; et ne se croyant pas de nouveau engagé au service mili-taire par ce qui s’était passé depuis que sa démission avait été ac-ceptée, il quitta l’armée et arriva à Strasbourg le 15 juillet. ]