ÉCRITES DE FRANCE ET D’iTALIE. 249
xx/vx ■
A MADAME DIONIGI,
A ROME.
Strasbourg, le 18 juillet 1809.
Écrivez-moi, madame, dès que vous aurezreçu cette lettre, car voilà bien du temps que jen’ai eu de vos nouvelles. J’ai tant couru jusqu’àprésent que je ne pouvais vous donner d’adressecertaine; maintenant, sans être plus stable, je dé-pends plus de moi-même, et puis mieux savoirce que je deviendrai, sauf les hasards ordinairesde la vie. Adressez vos lettres à M. Courier, àStrasbourg, poste restante; elles me parviendront,quelque part que je sois, et je serai en Suisse,selon toute apparence. Je vais là pour fuir la ragel de la canicide, en me rapprochant de vous. Jepasserai dans, ces montagnes tout le temps des! chaleurs. J’en descendrai au mois d’octobre. Alorsil fera bon chez vous, et j’irai vous voir, nonpas seulement cet hiver, mais tous les hivers.
' C’était là mon ancien projet, mon plus beauchâteau en Espagne, et le plus cher de mes rêves,l que rien 11e m’empêche aujourd’hui de réa-J liser.
; Ma dernière lettre à vous était, je crois, de Mi-