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Tome troisième.
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l5o LETTRES INEDITES,

lan. J’ai toujours voyagé depuis. J’ai traversé enplus d’un sens la France et l’Allemagne. J’arrivemaintenant de Vienne. J’ai vu de près les grandsévènemens, et j’ai à vous faire des récits sansfin, quand nous nous reverrons, s’entend ; carde vous en écrire seulement la dixième partie,mille plumes n’y suffiraient pas.

S’il y avait quelque chose que je pusse espérerde M. Àmati, je le prierais d’achever enfin le pe-tit travail dont il s’est chargé pour moi et del’avoir prêt pour le temps de mon arrivée à Rome.Je sais bien qu’il me le promettra sans la moin-dre difficulté, mais je sais aussi le fond qu’on peutfaire sur ses promesses. Vous, madame, qui de-vez avoir quelque crédit sur son esprit, mêlez-vous un peu de cette affaire, et obtenez de luiqu’il remplisse ses engagemens, sans quoi je voisbien qu’il y faut renoncer.

Je finis comme j’ai commencé, en vous priantde m’écrire. C’est pour cela seul que je vousécris, moi; car je suis sûrement le plus paresseuxde tous vos correspondans, et vous n’auriezguère de mes nouvelles si je pouvais me passerdes vôtres.

1 L'Anabasis.