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Tome troisième.
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ÉCRITES DF. FRANCE ET ü’iTALIE.

2.5 I

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A M. D’AGINCOURT,

A ROME.

Zurich, le 25 juillet 1809.

Monsieur, je donnerais tout au inonde pouravoir à cette heure une ligne de vous qui m’assu-rât seulement que vous vous portez bien. Voilàen vérité mille ans que je n’ai eu de vos nouvelles.Vous allez dire que c’est ma faute. Non. Quandje vous aurais écrit, jamais vos réponses ne m’eus-sent atteint dans les courses infinies que j’ai faitesaprès être parti de Livourne. C’est de là queje vous adressai, ce me semble, ma dernièrelettre. Le seul récit de mes voyages depuis cetemps-là vous fatiguerait. Figurez-vous que si j’aieu un moment de repos, si je me suis arrêté quel-que part, c’a toujours été sans l’avoir prévu. Nepouvant jamais dire un jour où je serais le lende-main, quelle adresse vous aurais-je donnée?Main-tenant je suis libre, ou je crois l’être, c’est tout

un, et je vais.devinez où ? à Rome. Cela n’est-il

pas tout simple? Débarrassé de mille sottises quime tiraillaient en tous sens, je reprends aussitôtma tendance naturelle vers le lieu où vous rési-dez. Voilà une phrase de physicien que quelque