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Tome troisième.
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ÉCRITES DE FRANCE ET o’iTALIF.

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A M. ET MADAME THOMASSIN,

A STRASBOURG.

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Lucerne, le a5 août 1809.

Monsieur et madame, les marques d’amitiéque j’ai reçues de vous à mon passage par votrebonne ville me persuadent que vous serez bienaises d’avoir de mes nouvelles, et de savoir unpeu ce que je deviens. En vous quittant, j’allai àBâle; je n’y vis que la maison fort intéressantede M. Haas, auquel j’étais adressé par M.Levraut;l’occasion qui se présenta de me rendre à Zurichd’une manière très-convenable à ma fortune (i) ,c’est-à-dire presque gratis, me décida pour cevoyage. Ce fut là que je commençai à me trouver; en Suisse, pays vraiment admirable dans cette; saison. La beauté tant vantée des sites fit sur moij l’effet ordinaire, me surprit et m’enchanta. Il y1 avait là un prince russe avec sa femme et ses en-^ fans, tous fort bonnes gens, quoique princes; par-f lant français mieux que les nôtres, ce que vousi croirez aisément. Leur connaissance que je fis me\ fut utile et agréable. Nous vîmes le lac en bateau,

1 Avec un commis-voyageur de Sedan.