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LETTRES INEDITES,
A M. AKERBLAD,
A ROME.
Florence, le 5 décembre 1 $09.
Il est vrai, (pdwv apicrs, que je ne suis point ba-ron, quoique je vienne d’où on les fait. Je n’étaispas destiné à décrasser ma famille, qui en auraitun peu besoin, soit dit entre nous; il est vraiaussi que je n’allais à l’armée d’Allemagne quepour voir ce que c’était. Je me suis passé cettefantaisie, et je puis dire comme Athalie, faivoulu voir, fai vu. Je suivais un général quej’avais vu long-temps bon homme et mon ami,et que je croyais tel pour toujours ; mais il devintcomte. Quelle métamorphose! le bon hommeaussitôt disparut, et de l’ami plus de nouvelles;ce fut à sa place un protecteur : je ne l’auraisjamais cru, si je n’en eusse été témoin, qu’il yeût tant de différence d’un homme à un comte.Je sus adroitement me soustraire à sa haute pro-tection , et me voilà libre et heureux à peu prèsautant qu’on peut l’être.
Que me parlez-vous, je vous prie, d’entrepriselittéraire? Dieu me garde d’être jamais entrepre-neur de littérature; je donne mes griffonnages