324 LETTRES INEDITES,
Florence; je n’y aurai nul regret et n’en feraiaucune réclamation.
M. le directeur peut apprendre des libraireset des savans de Paris que je m’occupe de cesétudes uniquement pour mon plaisir; que je n’yattache aucune importance, et n’en tire jamais lemoindre profit. Ma coutume est de donner mesgriffonnages aux libraires, qui les impriment àleurs périls et fortune; et tout ce que j’exiged’eux, c’est de n’y pas mettre mon nom. Maiscette fois j’ai cru devoir faire moi-même les fraisde l’impression, ayant appris que quelques gens,assez méprisables d’ailleurs, m’accusaient de spé-culation dans l’affaire de la tache d’encre; et jepensais qu’on pourrait bien se moquer de moid’employer ainsi mon loisir et mon argent, maisnon pas en faire un sujet de persécution.
A M. BOISSONNADE,
A PARIS*
Rome, le 7 octobre 1810.
Monsieur, je viens de lire votre article dans leJournal de l’Empire, où vous parlez beaucouptrop honorablement de moi et de ma trouvaille.Vous me traitez en ami, et je pense qu’ayant eu