9./|6 DE l’^QUITATION.
Maintenant nous allons marquer les instruc-tions qu’il faut avoir pour netre pas trompélorsqu’on achète un cheval tout dressé. Son âgedoit se savoir d’abord ; car celui qui ne marqueplus ne flatte d’aucune espérance, et l’acheteurne peut, dans la suite, s’en défaire aussi aisément.Quand sa jeunesse est hors de doute, il faut voircomment il se laisse mettre le mors dans la bou-che, et passer la têtière par dessus les oreilles;c’est ce qu’on éclaircira en le faisant brider etdébrider devant soi. Ensuite on examinera com-ment il reçoit le cavalier sur son dos : car beau-coup de chevaux se défendent de ce qui leur an-nonce le travail. C’est encore une chose à savoir',si, étant monté, il s’éloigne volontiers des autreschevaux, ou si, passant à peu de distance, il nes’emporte pas pour les aller joindre. Il y en amême qui, du manège, s’échappent vers l’écurie,et ce vice provient d’une mauvaise éducation.
Ceux qui ont la bouche fausse se reconnais-sent d’abord à la leçon qu’on appelle l’entrave,mais mieux en variant la piste dans différenssens : car on en voit beaücoup qui ne forcentpoint la main, quoique ayant mauvaise bouche,s’ils ne se trouvent portés directement vers lamaison. Il faut s’assurer encore si, étant lancés àtoute bride, ils forment un arrêt court, et font
depuis peu en Toscane, y ont pris la même maladie, et parmi ceux.de*Calmouks, au dire de l’allas, ce fléau fait d’affreux ravages.