Band 
Tome quatrième.
Seite
247
JPEG-Download
 

DE L’ÉQUITATION. ' 1(fj

volontairement la demi-volte. Puis il est à proposde ne pas ignorer si le cheval obéit égalementbien après qu’on lui a fait sentir la gaule ou l’é-peron. Tout autre animal de service, tout valetqui n’obéit pas ne sert à rien ; mais le cheval dés-obéissant n’est pas seulement inutile, il voustrahit souvent et vous livre à l’ennemi. Nous sup-posons qu’on achète un cheval pour la guerre ; etpar conséquent il faut l’éprouver à tous les usa-ges que la guerre peut exiger, comme à sauterles fossés, franchir les murailles sèches qui sépa-rent les champs, s’élancer sur les tertres, en des-cendre d’un saut; dans les pentes rapides, courirà val, ou contre-mont, ou obliquement : c’est àces preuves que l’on connaîtra s’il a le corps sain,et l’ame généreuse.

Il ne faut pas néanmoins rejeter d’abord uncheval parce qu’il ne ferait pas également bientoutes ces choses: plusieurs manquent, non parimpuissance, mais par ignorance, qui, instruits ,dressés, exercés, exécuteront parfaitement toutce qu’on leur demandera, s’ils n’ont d’ailleurs nimaladie ni mauvaises habitudes.

Qu’on se garde surtout de ceux qui sont om-brageux par nature; car un cheval peureux, nonseulement empêche de frapper l’ennemi, maissouvent renverse le cavalier et le jette dans lesplus grands périls. Il importe encore de savoir sile cheval n’est point hargneux ( soit aux hommes,