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soit aux chevaux ), ou chatouilleux, tous défautsfâcheux pour le maître.
La répugnance d’un cheval à se laisser briderou monter, et ses autres vices se connaîtrontmieux encore, si, le travail fini, on essaie de luifaire tout ce qui se fait avant de commencer;tous ceux qui, ayant achevé leur travail, semontreront prêts à recommencer, donneront parlà une preuve suffisante de leur courage.
En un mot, un cheval bien jambé, doux, assezléger, ayant force, bonne volonté, obéissancesurtout, devra être le plus maniable et le plussûr à la guerre; mais ceux qui, ou par lâcheté,ont besoin d’être poussés, ou, par trop de feu,exigent beaucoup de ménagement et d’attention,embarrassent le cavalier dont ils occupent trop,les mains, et le découragent dans les dangers.
Lorsque, satisfait d’un cheval, on l’aura achetéet conduit chez soi, il sera bon que l’écurie soitd’abord tellement située que le maître y puisseavoir l’oeil, et voir son cheval le plus souventpossible, puis construite de manière qu’il soitaussi difficile de dérober au cheval sa nourrituredu râtelier, qu’au maître la sienne du buffet. Quinéglige ces soins, à mon sens, se néglige soi-même; car il est clair qu’à la guerre, l’hommeconfie sa vie à son cheval : et ce n’est pas seule-ment à raison de la nourriture, qu’il faut uneécurie sûre, mais afin que si l’animal rend son