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Tome quatrième.
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de l’équitation. a4g

grain sans le digérer, on s’en aperçoive prompte-ment; ce qu'ayant reconnu, on s’assurera si lemal provient ou de trop de sang qui Un empâtela bouche 1 , et l’on y remédiera ; ou d’un excèsde fatigue, et alors on le laissera reposer; ouenfin si c’est une fourbure, ou quelque autreincommodité qui se déclare: car aux chevauxcomme aux hommes, tout mal, à son commen-cement, est plus facile à guérir que lorsqu’il afait des progrès et s’est répandu par tout le corps.

Mais en même temps qu’on s’occupe de sanourriture et de ses exercices pour lui fortifierle corps, il faut former aussi ses pieds’: or, les

1 C’est le mal très-commun qu’on appelle empas . On y remédie parune incision au palais.

8 Les anciens ne ferraient point leurs chevaux ; cela se voit par tousles écrits et les monumens qui nous restent d’eux, et n’a pu étonner que(les gens qui ne savaient pas en combien de pays l’usage de ferrer les che-vaux n’est point encore introduit. Les Tunguses, ainsi que la plupart desTartares, les meilleurs et les plus infatigables cavaliers du monde, ne sa-chant forger que très-grossièrement, sont par cela seul dans l’impossibilitéde ferrer leurs chevaux. « Les Hollandais du Cap ont de. petits chevaux« qu’on ne ferre jamais, » dit Sparmann; et M. Thümberg a fait la memeremarque dans Pile de Java. Un autre voyageur assure qu’à Mogador, etsur la côte occidentale de l’Afrique, tous les chevaux vont sans fers, etNiebulir en dit autant de ceux de l’Yemen. M. Pallas a vu les chevaux deKalmouks, « qui ont, dit-il, le sabot petit et extrêmement dur : on les« monte en un temps sans qu’ils soient ferrés. » Ailleurs, parlant des Co-saques des bords du Jaïk : « Leurs chevaux, dit-il, ne sont point ferrés,mais il leur vient, dans un sol sec, un sabot très-beau et très-dur. » Eneffet, c’est dans les terrains secs et pierreux que le cheval se fait un sabotqui résiste à tout, mais il faut pour cela qu’il soit libre et sauvage dansses premières années, comme on laisse errer les poulains autour ügs mon-tagnes de la Calabre et de l’Andalousie, jusqu’à Page de quatre ans. En-