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Tome quatrième.
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DE t’ÉQUlTATlOJN.

écuries dont le sol est humide ou uni gâterontla meilleure corne ; mais celles où l’on a pratiquédes écoulemens, pour ôter l’humidité, et qu’ona pavées ( pour que le sol ne fût pas uni ) de

fermés à l’écurie, comme nous tenons les nôtres, ou paissant dans desprairies, leur corne ne durcit point. Ce que désirerait M.. qu’on ac-

coutumât nos chevaux de cavalerie à marcher sans fers, serait exécutable,et d’un grand avantage, si l’on pouvait n’y employer que des chevaux néset élevés dans des pays secs, ce qui exclurait la plupart de nos races deFrance et d’Allemagne.

Dans les chemins trop âcres, les anciens, non du temps de Xénophon,mais plus tard, chaussaient leurs chevaux de trait et de bât, ainsi queleurs mulets, d’une espèce de sabot de fer, appelé en latin soiea ( pan~touffle ) qui s’ôtait et se mettait à volonté : c’était un usage des Romains,et par la périphrase qu'emploie Artémidore, on peut juger qu’il n’y avaitpoint de nom grec pour cela. On mettait aussi, dans certaines provincesde l’empire, aux chameaux surtout, des chaussures tissues de ficelles,qu’on appelait spartia. Les montagnards des Pyrénées en portent de sem-blables pour gravir les rochers, et les nomment aussi espardellles. Maistout cela n’avait rien de commun avec notre ferrure actuelle. Les chevauxde mouture allaient toujours pieds ness.

Le traducteur ayant eu la curiosité et l’occasion d'essayer la méthode deXénophon pour durcir la corne des chevaux, voici ce qui en est résulté •A Bari, ville maritime de la Pouille pierreuse, on garnit le sol d’une écu-rie construite pour quatre chevaux, d’un lit de cailloux pris sur la plage,et arrondis par la mer, dont les plus gros pouvaient avoir le volume d’unboulet de quatre. Ce lit, de dix-huit pouces à peu près de hauteur sousla mangeoire, qui fut exhaussée d’autant, s’abaissait en pente vers le muropposé. Trois chevaux y furent placés pieds nus : l’un, poulain de quatreans, race des environs de Ciriguola, qui n’avait jamais eu de fers ; l’antre,de huit ans, d’Acquaviva, ferré ordinairement de devant ; le troisième,vieux cheval de troupe. De ces trois chevaux , le premier seulement avaitle sabot bien fait et la corne assez bonne. On les pansait à l’écurie, d’oùils ne sorlaient que pour la promenade : on mettait sous eux la nuit, aulieu de litière, quelques brins de sarment. Leur urine, tombant à traversles pierres sur le pavé très-uni de l’écurie, s’écoulait à l’ordinaire avecl’eau qu’on v jetait de temps en temps pour nettoyer la place, de sorte