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Tome quatrième.
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DE L EQUITATION.

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pierres grosses à peu près comme le sabot ', cesécuries-là d’abord durcissent la corne, qui posecontinuellement sur ce pavé ; puis , comme le pa-lefrenier devra panser le cheval dehors , et aprèsle déjeuner , l’ôter du râtelier, pour qu’il reviennesouper avec plus d’appétit, dans cet endroit oùon le panse et l’attache hors de l’écurie , le piedse fortifiera encore , si l’on y fait verser quatreou cinq tombereaux de pierres rondes, de gros-seur à emplir la main, et contenues par un en-

que le cheval était toujours à sec. Chaque jour, soir et matin, ie poulaintrottait plusieurs reprises à la longe, sur la grève, où l’on avait amassé descailloux pareils a ceux de l'écurie. Au bout de deux mois et demi, sacorne était plus compacte, et la fourchette surtout avait acquis une soli-dité remarquable. Il fit le voyage de Bari à Tarente, passant par Monopoli,Ostuni, Brindisi, Lecce, Manduria, tous chemins de traverse remplis depierres, et revint sans être ferré ni incommodé : à la vérité on ne l’avaitmonté que deux jours; mais il aurait résisté à de plus grandes fatigues, etil était aisé de voir que les mêmes soins continués l’auraient mis en état dese passer de fers toute sa vie : il fut vendu. Les deux autres n’eurent pasle même succès : leur corne, gâtée par les clous, se fendait et s’exfolliaitpour peu qu’ils marchassent ; mais peut-être qu’avec le temps ils se seraieutfait un bon pied.

Cette épreuve eut lieu dans les mois de juillet, août et septembre; onne peut douter qu elle n’eût complètement réussi sur des chevaux cala-brais, qui ont meilleur pied que ceux de la Pouiile.

Outre ce qu’enseigne ici Xénophon pour consolider le pied des chevaux,on avait d’autres méthodes dont il ne dit rien; cela se voit par ce pas-sage du discours précédent ; « Pour durcir le sabot, si quelqu’un sait une« pratique et plus facile et plus sûre, qu’il s’en serve. «

1 On traduit littéralement; mais le texte dit plus en moins de mots, etfait entendre que ces pierres doivent être de forme et de dimension tellesqu’elles puissent, le pied posant dessus, entrer dans le creux du sabot,et porter sur la fourchette.