48 ALI
Palais • et qui signifie ailleurs. Prou-ver ton alibi , prouver qu’on étaitailleurs, quand il a etc commis uncrime dont on est accusé. Les alibine sont guère reçus en matière cri-minelle.
ALIBIFORAIN , S. m. T. popul.Echappatoire, vaine allégation, vainedéfaite. Il s'emploie communémentau pluriel. Chercher des alibiforains.
* alibile , adj. T. de Médecine.Qui est propre à nourrir. A.
ALIBORON, suivant Y Acad.; etALIDORUM, suivant Trie., s. m. (a-li-bo-ron) Terme burlesque : Hommefécond et habile à trouver des alibi-forains. — Homme qui fait le grandseigneur ou l’habile personnage.
Maître-Aliboron, celui qui se mêlede tout, qui fait le connaisseur entout, et ne se connaît en rien (Sui-vant Huet , de quelque Avocat igno-rant, qui, plaidant en latin, et vou-lant dire que sa partie adversen’était pas recevable dans ses alibi,aura dit : Huila ratio habenda est is-torum aliborum , d’où lui sera restéle surnom de Maitrc-Aliborum.)
ALIBOUFIER , s. m. ( a-li-bon-fiè )Arbre qui croit dans les forêts deProvence , dont le fruit est une baiepeu charnue contenant deux noyaux.
ALIBOUSIER, s. m. ( a-li-bou-zié)V. Storax.
ALICA, s. f. Espèce de froment.— * Aliment fait de graines farineu-ses. B. — Boisson des anciens Ro-mains, composée de grains fermentéset que les pauvres mêlaient avec ducidre ou du poiré.
ALICANTE , s. f. Ville d’Espagned’où vient le vin qu’on nomme d’A-licante.
ALICATE , s. f. Pince d’Emaillettr& la lampe, nommée Bruxelles parles Orfèvres, etc.
ALICIION , s. m. EnArchit. et enHydrauliq., la même chose cça'Aile-ron. Voyez ce mot.
ALICONDE, s. m. Arbre de labasse Ethiopie. * On en file l’écorce.B.
ALIDADE , s. f. Règle mobile surle centre d’un graphomètre, etc., etaux extrémités de laquelle sont éle-vées d’équerre des pinnules.—* Ai-guille du Cadran à canneler. B. (Del’arabe alhado , règle, bande.)
* ALIDES , s. m. pl. Descendantsd’Ali. B.
* ALIDRE, s. m. Couleuvre ouserpent blanc. B.
ALIÉNABLE , adj. {a-lié-na-bte)qui peut être aliéné. Il ne se dit guèrequ'avec la négative : Cette terre n’estpas aliénable .
* ALIÉNATAIRE, s. m. et f. Celuiou celle à qui on fait des ventes , àqui on aliène. B.
* aliénateur. adj. et s. m.Celui qui aliène. B.
ALIÉNATION, s. f. ( a-lié-na-cion ,an vers ci-an) Transport de la pro-priété d’un fonds ou de ce qui tientlieu d» fonda s Aliénation a un do-
ALI
moine, — On dit fig. taliénationdes volontés, des espiits, pour direl’éloignement : l’aversion que despersonnes ont les unes pour les au-tres. — On dit aussi fig. aliénationd’esprit, pour égarement d’esprit,folie.
ALIÉNÉ , ÉE, part, p. d’Aliéner,et adj. Domaine aliéné , cœurs aliénés;avoir Vesprit aliéné ; être aliéné d'es-prit. * Il s’emploie aussi substantive-ment : Hospice pour les aliénés .A.
ALIÉNER, v, a. ( a-liè-nè ) Ven-dre ; transférer la propriété. Il ne sedit que des fonds et de ce qui tientlieu de fonds. — Fig. Donner de l’a-version , faire perdre l’affection :Aliéner les esprits , les cœurs', etc .— Au fig. aliéner l’esprit , faire de-venirfou. (Du latin alienare, alienumfacere , faire qu’une chose soit àautrui; transporter, céder, etc.)
S’ALIÉNER, v. réc. Au fig. quitterle parti et les intérêts des gens. Ilest peu usité.
ALIGNEMENT, s. m. [a-li-gne-man; mouillez le gn) Action d’ali-gner. — * Ligne droite pour aligner.Donner , prendre les alignements d'unerue , d'une place. Cet ouvrage n'estpas d*alignement , ne va pas en droiteligne. — Dans l’art militaire, dispo-sition de plusieurs hommes sur unemême ligne.
ALIGNER, v. a. (i a-li-gnè ) Rangerou dresser sur une même ligne. —Figur. Ajuster, polir, rendre régu-lier. * Aligner scs phrases, ses mots ,soigner jusqu’à l’affectation ce qu’onécrit ou ce qu’on dit. A. — En t. deVénerie, couvrir une femelle : Leloup aligna la louve,
* AL1GNOIR , s. m. Outil d’ar-doisier pour aligner. N.
ALIGNOLLE, s. f. ( a-li-gno-le)T. de Pêche : Filet de Provence, enforme de simple nappe, de vingtbrasses de long sur trois de large.
ALIMENT, s. m. ( a-li-man ) Toutce qui entretient, qui nourrit etconserve le corps : L’excès des ali-ments est nuisible. — Au fig. le sucqui fait croître et conserve les arbreset les plantes. — On dit aussi (ig. lebois est Valiment du feu ; les sciencessont l’aliment de l'esprit, etc. (Dulat. alimentum ; formé d 'alere nour-rir.)
ALIMENTS, pl. Tout ce qu’il fautpour nourrir et entretenir une per-sonne : Un père doit les aliments àses enfants.
* I'alimént a la propriété de nour-rir, la nourriture est son effet; la sub-sistance esl le moyen de subsister.
ALIMENTAIRE, adj. ( a-U-man-tè-re) Qui est destiné pour les ali-ments : Provision alimentaire , pen-sion alimentaire. Plantes alimentai-res, servant àlanourrituredc l’homme.* Régime alimentaire, régime que l’onsuit à l’égard des aliments. À*
“ALIMENTATION, s. f. Action
de nourrir, de fle nourrir* U ne
ALI
« emploie guère qu'en terme* d’Hy*giène. A*
ALIMENTER, v. a. ( a-lvman-tê )Nourrir , fournir les aliments néces-saires : Je l'ai alimenté ; il a lemoyen d'alimenter sa famille . * Cesprovinces alimentaient la capitale.— Il s'emploie aussi au fig. Cettenouvelle alimente les conversations .Alimenter la haine . Ces matières ali-mentaient le feu . A. (Du latin alerenourrir.)
ALIMENTEUX, EUSE , adj. («-li-wian-teû , eu-ze) T. de Médec. Quisert d 'aliment, qui nourrit.
ALIMUS, s. m. ( a-li-muce ) Ar-brisseau d’un beau vert, dont la fleurressemble à celle du muguet.
ALINÉA, s. m. [a-li-nè-a) Com-mencement d’un nouvel article, qui,dans un écrit ou dans un livre, in*continue pas la dernière ligne del’article précédent, mais en com-mence une nouvelle: Lisez jusque”premier alinéa . —• * Il se dit souvent,par extension , d’un passage , d’unparagraphe compris entre deux ali-néa. A. Il ne prend point d\* au pl.C’est un mot emprunté du latin , quisignifie à la ligne.)
ALINÉA, adv. ou plutêt inter], fla ligne .
* ALINÉAIRE , ad. Qui a rapportà l'alinéa , qui forme un alinéa. B.
ALINETTES s. f. pl. (a-li-nè-tc)T. de Pêche. Petites baguettes donton se sert pour embrocher les harengsqu’on veut saurer.
ALINGÉ, ÉE, part. p.d’Alingei ',et adj. Qui a du linge.
ALINGEH , v. a. {a-lein-jè) Don-ner du linge à quelqu’un.
* ALIPEDE , s. m. Chauve-sou-ris et autres petits mammifères car-nassiers.
ÀLIPTÉRION , s. m. Chez lesAnciens , salle où les athlètes se frot-taient d’huile.
* ALIPTES , s. m. pl. Ceux quifrottaient d’huile les athlètes. B.
ALIPTIQUE , s. f. ( a-lip-ti-ke )Chez le9 Anciens , partie de la Méd.qui enseignait l’art d’oindre le corps,pour le rendre plus souple, etc. (Dugrec alêiphô j’oins , je frotte.)
ÀLIQUANTE, adj. f. (a-U-kouan-te) T. de Math. Il se dit des partiesqui ne sont pas exactement contenue*un certain nombre de fois dans untout. (Du latin aliquantum , forméd’aliqnis et de quanttts; quelque pe-tite quantité.)
aliQUOTE , adj. (a-U-ko-te) T.de Math, usité seulement dans cettephrase : Partie aliquote , celle quiest contenue plusieurs fois exacte-ment dans un tout. Ce mot s’emploieaussi comme s. m. Deux est l'aliquotade huit. (Du latin aliquotus , forméd'aliqnis quelque , et de quotas com-bien , quel.)
ALISE ou ALIZE , s. f. (a-li-se)Petit fruit aigrelet de couleur rouge.
I ALISIER OU ALIZIER , S. m.U-zi-è) Arbre À Heurs rose », qui