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Tome premier.
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ALI

produit un petit fruit rouge appeléAlise. (Suivant Ménage, d'aria, nomgrec et latin du même arbre.)

ALISMA, s. m. ( a-liz-ma) Plantequi croit dans les lieux humides , etdont les feuilles ressemblent à cellesdu plantain. Son nom est purementgrec.

ALISMOlDES, s. f. pl. (a-lis-mo-i-de) T. de Bot. Famille de plan-tes du genre de l’alisma. (Du grecalisma et eidos forme, apparence.)

ALITER , v. a. ( a-h-tè) Réduireà garder le Ht : La fièvre l'a alité .—En t. de Pêche , mettre les anchois ,le dos en haut, dans des barils , en-tre deux couches de sel. — s’Aliter ,*. p. Se mettre, se tenir au lit pourmaladie.

ALITURGIQUE , adj. ( a-li-tur -ji-ké) T. d’Eglise. Jours aliturgiques,où l’on ne fait aucun office. (Dugrec a privatif et léitourgia liturgie.)

* ALIZARI , s. m. Racine sèchede garance. B.

* ALIZARINE , s. f. Un des prin-cipes colorants de la garance et dugoyavier. B.

ALIZÉS , adj. m. pl. Vents ali-aés , vent règles qui soufflent en cer-tains temps et le long de certainescôtes , * spécialement ceux qui ré-gnent entre les deux tropiques , etqui souflleut de l’est à l’ouest. A. (Duvieux mot franç. alis, qui signifiaituni, régulier , uniforme ; ou par cor-ruption , à'Elizien qui chez les An-ciens désignait des vents d’Est quisoufflaient constamment pendant uncertain temps de l’année.)

ALIZ1ER , ALIZE , Voy. Alisier,Alise.

ALKÉKENGE , s. m. Voy. Co-

Vtcret.

alkékengère dtj rÉnoG, s."• Plante annuelle, à fleurs campani-formes.

ALKERMÈ9, s . m. (al-hcr-mêce)Confection faite avec le suc exprimé< le grains de kermès , le suc de poul-ie , l’aloès , les perles , le santal,* a canelle , l’ambre gris , le musc ,1 azur , les feuilles d'or. ( Alkermèsf st un mot arabe qui signifie écarlate.Al est l’article , et kermès a produitWmoisi, et ensuite cramoisi.)

* Ai.KI.VGI9 , s. f. pl. Éclaireurs*urcs sans solde. B.

allaii , s. m. Nom de Dieu chezm* Arabes , et chez tous ceux quijom profession de Mahométisme. (Al-lah e S ( une con iraction A’al-ilah, qui,mnsi ri es Hébreux, sigui-

“ e Par excellence l’ftlre digne decube , l’Êtr e adorable.)

ALLAISE9, s. f. p. Barres pla-cees en travers des rivières. B.

* Allaite ME.VT , s. m. Actiond’allaiter. A.

ALLAITER , y. a. (a-lé-tè) N OUrirde soûlait. (Dulat .lactare, qa la même signification.)

allaites , s. f. pl. En t. de V,nerie les tettes ou branes delà louvALLANT, s. m. ( a-lan ) Om V

UTVUT. |.

ALL

qui vient* Il n’a point de fém. et ne Is’emploie guère qu’au pl. dan9 cesphrases : A tous allants et venants ;les allants et venants.

ALLANT , ANTE , adj. Qui aimeà aller , à courir : C’est wn hommeallant ; une femme fort allante.

ALLANTOÏDE , s. f. (al-lan-to-i-de) T. d’Anat. Troisième mem-brane qui enveloppe le foetus , et quiressemble à un long boyau. (Du grecallas , génit. allantos , saucisse, eteidos figure , ressemblance.)

*ÀLLASlE,s. m. Grand arbre quicroit sur les côtes de l'Afrique orien-tale. N.

ALLÉCÎIEMENT, s. m. ( a-lè-che -man) Attrait : Les alUchemcnts de lavolupté . Ce mot et te suivant ont paruvieux pendant longtemps ; on tra-vaille aujourd’hui à les rajeunir.* L'Académie écrit .* Allèchement ,allécher, alléché , on allèche , j'allè-che , j'allécherai *

ALLÉCHER , v. a. (a-lé-ché) At-tirer doucement, gagner par l’attraitdu plaisir. (Du !at. allicere , qui a lamême signitication.) —« * Attirer parquelque appât. On allèche le t sourisavec du lard. A.

ALLÉE , s. f. ( a-lè-e ) Passage en-tre deux murs pour entrer dans uncorps-de-logis. — Lieu propre à sepromener , qui s’étend en longueuret qui est bordé d’arbres , de buis, deverdure , etc. silice de tilleuls , decharmilles , etc . ; les allées d'un par-terre ; allée couverte , sablée , etc. Onappelle contre-allées , deux petites: allées à côté d'une plus grande. —allées ét venues , les démarches qu’onfait dans une affaire.

■ ALLÉGATEUR , s. m. (a-lé-ga-teur ) Celui qui allègue, qui cite.Voyez Alléguer.

\ ALLÉGATION, s. f. (a-lé-ga-cion,eu vers cion) Citation d'une autorité :L'allégation d'un passage , d’une loi.

! — Proposition d’une chose qu’on meten avant. : Répondre aux allégations! de sa partie.

ALLÈGE , s. f. (a-te-je) En Àr-chit., petitmur qui sert d’appui danslef croisées , et qui est moins épais! que les pieds droits. — Dans la Ma-rine , petit bâtiment à fond plat ,dans lequel on transporte des mar-chandises pour en soulager et allégerd’autres.

ALLÉGEANCE,s. f. (a-lè-jan-cé)Adoucissement ; soulagement. Il estvieux.

Serment d'allégeance , ou plutôtd'Allégianre , en Angleterre , ser-ment de fidélité qui se prêle au Roicomme Seigneur temporel, à la dif-férence du serment de suprématie ,qui se prête à ce Monarque commechef de l’Église anglicane. (En ce sens,allégeance vient du lat. barbare adli-gantia , fait d 'alligare pour adligarelier , engager quelqu’un.)

ALLEGERENT , s. m. ( a-lé-je-man ) Soulagement, au propre etau figuré. Il vieillit.

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W’ LÊGER v ’ a - f «-%'<! ) Dédiar-g une partie d’un fardeau : Allé-ger un bateau , un plancher etc _ . _Diminuer un poids, „„ f at , lt , lu _rendre plus léger j ltéla c/lQ ’d un cheval F,g. Al!é ger les ronf £.(niables , les charges publiq vttft \ __Fig. Soulager dans le mal, 'J ana ‘ udouleur : Alléger les souffrances Uspeines , etc. Cette nouvelle l’a ’f 0 rtallégé. {Du latin allcviare , fait dalevis léger j levior plus léger. ]

* Alléger, Soulager. Alléger, ren-dre plus, léger le sentiment d’unapeine , d un mal ; soulager diminuerréellement le mal, la douleur.

ALLéGir , y. a. ( a-lé-jir ) Dimi-nuer, dans tous les sens, le volumed un corps ; Allègir un arbre , uneplanche, ôter partout de son épais-S ? ur ' r* *• de manège , rendre uncheval p|,, 3 hbre, plus léger du de-vant que du derrière. Ou dit aussi,en ce sens, Allègérir.

. ALT.ÉGOiue , f. (al-lé-go-rl-e)spece de ficiion dont l'artificeconsiste à présenter un objet à l'es-prit de manière à lui donner l’idéed'un autre. —Ouvrage dont h- fondest cette espèce de fiction : l’apologueet la parabole sont des espèces d’allà.gories. A. — Figure de rhétorique ,par laquelle exprimant une chose,

on en fait entendre une autre. _

On le dit aussi des tableaux, danslesquels ce qui est peint fait enten-dre autre chose que ce qui est re-présente. (Du grec allégoria , fait doallos autre , et agora discours, ha-rangue, ) ’

ALLÉGORIQUE, adj. (al-lé-go-n-ke) Qui renferme une allégorie ,qui a quelque chose tenant de l’allé-gorte.

ALLÉGORIQUEMENT , adv. {al-U-go.H-ke.ntnn) D’une manière quitient do V allégorie.

ALLÉGORISER, v. a. (al-té-qo-n ~~ e ) Expliquer selon le sens allé-gorique ; * donner un sens allégori-que. A.

ALLÉGORISEUR, S. m. Celuiqui allégorise. Il ne se dit guère qu’enmauvaise part : C’est un allégoriseurperpétuel.

ALLÉGORISTE, ,. m . Celui quiexplique un Auteur dans un sens allé-gorique.

ALLÉGRADOR , s. m. Morceaude papier roulé qui sert à transpor-ter la lumière d’un flambeau 4 l’autreen guise d’allumette. B.

ALLÈGRE, adj. ( a-lc-gre ) Dispos,a S'le, vif, gai. li est fam. (Du lat.alacer , qui a la même signification,et dont nous avons fait aussi allé-gresse. )

ALLÈGREMENT , adv. ( a-lé-gre -man) D’tme manière allégro. Il vieillit,et ne s’emploie tout au plus que dansle style familier.

ALLÉGRESSE , s. f. ( a-lé grè-ce )Joie qui éclate au dehors. I[ se dksurtout d’une joie publique. (De l’ita-lien alltgrezsa )—-On s’en sert aussi

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