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en matière de Religion , pour signi-fier une joie particulière : Louons leSeigneur avec allégresse. — Les septAllégresses, chez les Catholiques ro-mains , prières à la Vierge relativesaux sept différents sujets de joiequ’elle a eus durant sa vie.
allégretto , adv. T. italiendiminutif à’allégro, qui dans la mu-sique indique un mouvement inter-médiaire entre l’allégro et 1 ’andantè,
11 se prend aussi substantiv.
ALLÉGRO , adv. ( al-lé-grâ ) T.de Musique emprunté de l’italien , etqui indique un mouvement vif et gai.On dit aussi substantiv. en parlantde l’air même , jouer un allégro.
alléguer, v. a. ( a-lé-ghé) Ci-ter une autorité; Alléguer unpassage,un auteur, une loi. En ce sens , ils’emploie quelquefois neutralement :il allègue faux. ( Voyez Citer. ) —Mettre en avant ; avancer ; Alléguerdes raisons t des excuses, des prétex-tes ; il allègue pour ses raisons, que ...avec l’indicatif. ( Du latin allegare. )ALLÉLUIA , s. m. ( al-lé-lu-ia ;‘selon l’Acad., prononcez allélnya.)Mot hébreu qui signifie Loues le Sei-gneur ; c’est un terme d’Eglise. Il neprend point d’s au plur. Chanter desalléluia. — Sorte de plante qui fleu-rit vers Pâques , * dont les feuillesont un gôut aigrelet, et qui fournit lesel appelé dans le commerce sel d’o-seille. A.
ALLEMAND, s. m. ( a-le-man)Qui est né en Allemagne : Querelled'Allemand , querelle faite sans sujetet de galté de cœur.
ALLEMAND , ANDE , adj. Quiappartient à l’Allemagne : Langueallemande. On dit substantiv. savoirV allemand.
ALLEMANDE , s. f. ( a-le-man-de )Pièce de musique ou danse empruntéedes Allemands.
ALLÉMANDRIES , S. f. pl. ( a-lé-man-dri-e) Petites forges où l’on réduitle fer en petites barres dites caril-lons.
* ALLEMAZARRON, s. m. Terrerouge que les Espagnols mêlent autabac. B.
ALLER, v. n. [a-lé) Aller, allant ;étant allé. Je vais, tu vas, il va ;nous allons , vous ailes , ils vont.T allais. J’allai. J’irai. Va , qu’ilaille allons, allez , qu’ils aillent.Que j aille , etc.-, que nous allions ,que vous allies , qu’ils aillent. Quej’allasse. Un usage appuyé d’autoritésrespectables fait à certains temps subs-tituer le verbe être à aller, et dire jefus, j’ai été, j’avais été, j’aurais été,pour j’allai, je suis allé, j’étais allé ,je serais allé : cette substitution estentièrement contraire à la significationpropre des deux verbes. * Être alléexprime l’action de s’étre transportédans un lieu où l'on est encore ; avoir’tè de s’être transporté dans un lieud’où l’on est revenu. Elles sont alléesà vêpres ; nous avons été à la messe.G. des G. L’impératif va prend une
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s. quand il est suivi des pronomj,ou plutôt des adverbes en et y : Vas-en savoir des nouvelles. Pas-y.—Semouvoir, se transporter d’un lieu dansun autre : Aller vite, aller doucement-,aller à Paris ; aller à Rome. Il se ditdu lieu où l’on est, par rapport àcelui où l’on n’est pas encore , et c’esten quoi il diffère de venir. Il s’em-ploie quelquefois activement : Allerson chemin ; aller son train, allerson même pas .—Se mouvoir ou êtremu vers... Les rivières vont à la mer-,les nuées allaient du côté du couchant.—S’avancer vers... Aller au combat,aux ennemis. — S’étendre loin : Je necroyais pas que le luxe pût aller jus-que là. — Avancer : Il est capabled’aller loin dans les sciences. —Re-cueillir : Aller aux opinions, auxvoix. —S’adresser à... Aller aux Tri-bunaux, au Souverain, etc.—Au fig.conduire : Ce chemin va à la ville .—Fig. Tendre à.... Aller à la gloirepar le chemin de la vertu ; Aller à saperte, etc. —Il se dit du mouvementdes choses artificielles : Cette montreva trente heures ; ce ressort ne vaplus-, faire aller un moulin .—Il mar-que l’état bon ou mauvais de cer-taines choses : comment va votresanté ? Comment vous en va? Toutva bien ; les affaires vont bien ; lecommerce va mal. On dit aussi àpeu près dans le même sens : Cethabit va bien ; ce collet va fort mal.—Il se dit de ce qui sied bien ou mal,avec le datif pour régime : Cette robelui va bien ; votre perruque vous vamal .—Convenir à... Vous le prenezsur un ton qui ne vous va pas. —Pas-ser de... Aller déplaisirs en plaisirs,de fêtes en fêtes.
* Aller de pair, être égal, être pareil.—Ce vase va au feu, résiste au feu ;cette étoffe vaà la lessive , ne se dé-tériore pas â la lessive .—Le tempsva toujours ; ce cheval va sur quatreans. Cette allée va en pente. Lesnouvelles levées vont à trente millehommes. Tous ses vœux vont à lapaix. Sa fièvre s’en va. Ce tonneau devin s’en va. Les jeunes gens viennent,et les vieillards s’en vont. Son argents’en va en procès. — A l’impératif,aller sert aussi à faire des souhaits,des menaces, à marquer de l’indi-gnation, à affirmer avec plus de force.Allez en paix. Va, misérable. Il feravotre affaire , allez. A.
Aller à la rencontre, au-devant dequelqu’un, s’avancer pour être plustôt auprès de lui. Outre le sens com-mun à ces deux expressions , la se-conde suppose l’intention d’bonorerpar cette marque d’empressement lapersonne qui en est l’objet.—Fig. etfam. Aller à tout vent , n’avoir pasde résolution fixe .—Aller contre, s’op-poser, résister : Il ne faut point allercontre la volonté de Dieu. —-ré lier chan-tant, dansant, etc. Marcher, s’avan-cer en chanLant, dansant : Il allaiteriant par la ville. On dit aussi unruisseau quiva serpentant ; cemalade
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s’en va mourant -, l’intérit va crois-sant de scène en scène. Le participaactif de la plupart des autres verbesne se joint à aller que dans le styleMarotique. Quelques Écrivains ontdit, aller Ambassadeur, Gouverneur ,etc. pour aller en qualité d’Ambas-sadeur, de Gouverneur : celte ellipseparait vicieuse. — Aller faire , dire,etc. être sur le point de faire , dedire, etc. On dit aussi, seulementpar élégance , ou pour donner plusde force à l’expression : Voyez où j’enserais , s’il allait faire telle chose ,au lieu de s’ilfaisait. N’allez pas votaimaginer , pour -ne vota imaginezpas. Aller par en haut et par en bas,rendre un remède qui fait un doubleeffet.—‘Faire ses nécessités: Ce re-mède l’a fait aller cinq ou six fois.— Au jeu, ce qu'on hasarde : Decombien allez-vous IX.— Aller à l’épée,en t. d’Escrime , s’ébranler sur uneattaque , et faire de trop grands mou-vements avec son épée , pour trouvercelle de l’ennemi. — Prov. et fam.Aller vite en besogne, expédier lesaffaires promptement.—On dit en t.de Vénerie , \ .° Aller de bon temps ,lorsque la bête ne fait que d’aller oude passer dans un taillis , etc. 2.°Aller de hautes erres, lorsque la bêteest passée depuis sept ou huit heures.Quand il y a un jour ou deux qu’elleest passée , on dit n’aller plus detemps. 3.° Aller d’assurance, aller aupas, le pied serré et sans rien crain-dre. 4.° Aller au gagnage , aller dansles grains, pour y viander et man-ger. 5.° Aller sur soi, se suraller,se surmarcher, revenir sur ses erres,sur ses pas. 6.° Aller aux bois , allerchercher le cerf, etc. avec son li-mier.
Se laisser aller à... Se livrer, nepas résister â... Se laisser aller autorrent, aux mauvais exemples.
On dit prov. et fam. d’un hommequi donne tous ses soins à une af-faire , qu’ti y va de cul et de tête-,et de celui qui frappe de toute sa for-ce, qu’il n’y va pas de main morte. —Onditaussid’une chose incontes table,cela va sans dire -, de ce qui se faitsans peine , cela va tout seul ; de cequi a trompé les espérances qu’ouen avait conçues, cela s’en est alléen eau de boudin ou à vau-l'eau ; desaffaires qu’on néglige, cela va commeil plaît à Dieu , etc.
IL V VA, verbe impers. Il s’agitde... Il y va de ma vie ; il y allaitde son honneur. Au futur et au pré-sent conditionnel, on supprime y :Il ira de votrefortune ; quand il iraitde tout mon bien.
IL EN VA de... v. imp. 11 en estde... Il en va de cette affaire-là,comme de l’autre. Il en est est plususité.
s’EN ALLER , v. pron. Quitterun lieu ; partir, surtout si c’estpour retourner chez soi : Je m-’envais , il s’en est allé , et non pas ils’est en allé, ni moins encore il s en