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est en allé. — Il signifie impropre-ment aller : Je m’en vais en Italie ; ilt’en va chasser. Racine a dit (Iphigé-nie ) : Qui s’en va devenir l'éternelentretien , et dans un autre endroitde la même pièce s'en va vous immo-ler, Qui va devenir ; va vous immoler,aurait été beaucoup mieux.—On dit,en t. de Jeu, s'en aller d’une carte,la jouer ; s’en aller des hautes cartes ,les jouer les premières.'—* Au jeu detrictrac, s’en aller , annoncer que lecoup est fini, et qu’on va en com-mencer un autre. A. — On dit aussiactivement faire en aller , pour chas-ser : Donnes-moi un secret pourfaireen aller les êcornifleurs.
ALLER , v. n. T. de Marine. Engénéral, marcher : Le vaisseauva del’avant, avance , il va ù culer ou del'arrière , il recule. — Aller vent ar-rière , naviguer avec un vent quivient par l’arrière du vaisseau. —vent largue, recevoir le vent dansune direction perpendiculaire à laquille .—Au plus près ouô la bouline,recevoir le vent de manière qu’il fassele plus petit angle possible avec lapartie de la quille qui est de l’avant.—de bout au vent , naviguer avec unvent directement contraire , et quivient par l’avant du vaisseau .—terreà terre, naviguer le long de la côte,et sans perdre la terre de vue .—endérive , dériver beaucoup en s’écar-tant de la route. — à petites voiles ,faire route sous peu de voiles, — encourse , armer en guerre pour croi-ser sur les ennemis.
Aller , s. m. usité seulementdans ces phrases : Le pis aller , leplus grand mal ou le moindre avan-tage qui puisse revenir d’une chose :Au pis aller. L’aller et le venir. Aulong aller, petit fardeau pèse;
alleu , au pl. alleux ouALLeus , s. m. (a-Uü) Il n’a d’u-* a ge qu’avec le mol franc, et sigm-® e > ent. de Féodalité,un fonds dele rre exempt de droits seigneuriauxTenir en franc alleu. ( Du mot lat.alodium , sur l’origine duquel lesétymologistes ne s’accordent pas. )
* ALLEVURE , s. i. Denier deSuède. B.
‘ALLIACÉ, ÉE , adj. Qui tient de
ALLIAGE, s. m. (a-li-a-ge) Mé-lange de deux métaux, dont l’un estplus précieux que l’autre.—Mélangede certaines marchandises ou denréesde divers prix ou de valeurs diffé-rentes—Il s’emploie aussi au fig. fiy a peu de vert us humaines sans quel-que alliage. Voyez Alliance. — Enmatière de Phys, mélange , union.
Règle d’alliage , règle d’Arithmé-tique qui sert à trouver ou la partiemoyenne d’un mélange quand onconnaît la valeur et le nombre deschoses dont il est composé ; ou lenombre des choses qui doivent êtrealliées , quand on connaît la valeurde chacune de ces choses , et celledu mélange.
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ÀLLIAIRE, s. f. (a-li-è-re) Plantevivace et agreste , à fleur cruciforme,qui a l’odeur de l’ail. On l’appelleaussi Herbe des auls.
ALLIANCE , s. f. ( a-li-an-ce )Affinité, parenté et liaison qui naîtentre plusieurs par le mariage. —Union qui se fait entre parrains etmarraines.—Confédération des peu-ples pour leurs intérêts particuliers ;ligue : avec cette différence , sui-vant Girard, que les liens de parentéou d’amitié , les avantages ou lesbesoins mutuels , sont les motifs or-dinaires des alliances ; les ligues ontpour but de se défendre contre unennemi commun, ou de l’attaquer etde l’abattre ; les confédérations seterminent i quelque exploit particu-lier. — Au fig. union et mélange dediverses choses.—Avec les prép. deet avec, alliage est plus expressif,quand on veut critiquer; et alliancequand on veut louer.—En t. d’Orfè-vre, bague ou anneau composé dedeux cercles réunis. ( Du latin , ad-ligantia, fait de ad à , et ligare lier ;lier , unir auec.)
* Ancienne alliance i l’alliance queDieu contracta avec Abraham et sesdescendants. Nouvelle alliance , l’al-liance que Dieu a contractée, par larédemption , avec tous ceux qui croi-raient en Jésus-Christ. A.— * Saintealliance, ligue des monarques del’Europe formée en 1815. N.
ALLIÉ , s. m. ( a-li-è ) Celui quiest joint à un autre par affinité : Ilest mon allié : Nos parents et nosalliés .—Celui qui est confédéré : Ceprince est allié de la Couronne ; cetterépublique est notre alliée.
ALLIÉ , ÉE, part p. et adj.Voyez Allier et s'Allier.
ALLIER, v. a. ( a-li-è ) Mêler,incorporer les métaux : Allier foravec l’argent. — Joindre, unir parmariage. Il s’emploie ordinairementavec le pron. pers. S’allier ù unebonne famille, ou avec une bonne fa-mille. — Fig. Joindre mêler : Allierle plaisir avec le devoir , la gloireavec la vertu. (Du latin alligare pouradligare, ligare ad , lier à ou avec.)
S’ALLIER, v. réc. Se mêler, s’in-corporer. — S'unir par mariage.Voy. Allier. — Se liguer , se confé-dérée , en parlant des Souverains etdes États : Ces deux empires s’alliè-rent ensemble. On dit aussi active-ment : C’est Vintèrét de leurs Étatsqui aUie ces deux Princes.
ALLIER , s. m. {a-lié ; Ce motn’est que de deux syllabes. ) Filet tendusur deqx bâtons , qui sert à prendredes cailles et des perdrix.
* ALLIGATOR, s. m. sorte decrocodile. N.
* ALLINGUE , s. m. Pieu d’as-semblage des trains de bois sur lesrivières. B.
* ALLIONS , s. f. Plante dipsa-cée. B,
* ALLIOTH , s. m. Étoile de lagrande ourse. B»
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ALLITÉRATION , s. f. [a-li-té-ra-cion ) T. de Rhétoriq. Figure demots, qui consiste dans la répétitionaffectée des mêmes lettres ou desmêmes syllabes : Je m’instruis mieuxpar fuite que par suite (Essais deMoutaig.). (Du latin alliteratio, com-posé A’allido je froisse , Je heurte ,et de littera lettre , froissement dalettres , jeu de mots.)
‘ALLIVREMENT, s. m. Inscrip-tion au Cadastre , ses articles ; lesparties de territoire qu’il contient.B.
ALLOBROGE , s. m. (al-lo-bro-je)Ancien nom des habitants de la Sa-voie. — Fig. et fam. Personnagegrossier, rustre, etc. C’est un francAllobroge.
ALLOCATION , s. f. ( al-lo-ka-cion ) Action d’allouer un articlequ on approuve , qu’on passe encompte.
ALLOCUTION , s. f. ( al-lo-cu-cian ) Harangue militaire des Géné-raux Romains. — Médailles sur lerevers desquelles sont représentésces Généraux parlant à leurs soldats.— Discours du Pape aux Cardinaux:assemblés en Consistoire. ■— * IIs’emploie quelquefois en parlant desmodernes , et se dit d’un discoursadressé par un chef à ceux qu'il com-mande. A.- ( Du latin allnqui , pouradloqui, formé de ad à, et loqulparler.)
ALLODIAL , ALE , adj. (al-îo-di-al) Qui est un franc alleu ; qui estlibre, exempt de servis et de rentes gBien allodial, biens allodiaux .
ALLODIALITÉ , s. f. (allo-di-a-li-tè) Qualité de ce qui est allodial .
* ALLOGNE , s. m. Cordage quisert à la construction des ponts vo-lants. B.
ALLONGE , s. f. (a-lon-je) Mor-ceau d’étoffe etc. pour allonger. * Coqu’on ajoute à un vêtement, à unmeuble pour l’allonger. On dit au-jourd’hui plus ordinairement, Ral-longe. A.—En T. de Boucher , nerfde bœuf tortillé avec un crochet dafer pour attacher la viande.—En t.de Chim. , vaisseau ou tuyau qu'onplace entre le récipient et le chapi-teau.—En termes de Mar. , partie dacouples devaisseaax.
ALLONGÉ , ÉE , part p. à’Al-longer , et adj. Chien allongé , qui ales doigts du pied étendus par unablessure. Oiseau allongé , qui a tou-tes ses pennes entières.—En t. doMar., vaisseau allongé, oumieuxéfon-gé , qui parait long et ras dans 1 eau.—En Mathèm. , figure allongée, pluslongue que large : Hexagone allongé ;ovale fort allongé. —* En Anal. , lamoelle allongée, la moelle qui rem-plit la cavité de toutes les vertebresdepuis le cerveau jusqu’àl’os sacrum.
_fam., Avoir le visage allongé , la
mine allongée, avoir un air qui dénotele déplaisir qu’on éprouve d’unadisgrâce, d’une contrariété impré.vue. à,‘