108 ARR
arrérages • (Du lai. ad rétro , en ar-rière.)
* ARRESTATION , s. m. Actiond’arrêter quelqu’un , de l’empéchorde continuer sa route. U signifie plusordinairement, l'action de se saisird’une personne et de l’emprisonner,en exécution d’un ordre supérieur ,d’un jugement. —Il signifie aussi ,l’état de celui qui est arrête : Il a ététrois mois en arrestation. A.
AïlHESTOGJYArltE, s. m. (tt-rès-to-gra-fe ) Compilateur d'arrêts. Oudit plus communément Arrêtiste. (Dugrec areston décret, arrêt, selonBudée, et graphe j’écris.)
ARRÊT, s. m. (â-rêi r forte) Ju-gement souverain et sans appel. —Fig. Jugement, décision que des par-ticuliers prononcent sur les diverseschoses qui se présentent. — Figur.Résolution qu’on a prise. — Saisie ,•oit de la personne , soit des biens :Faire arrêt sur.... Mettre en arrêt.
— Action du cheval quand il s’arrête.
— En t. de Chasse : Action du chienqui arrête le gibier: Chien d'arrêt.
— Ancienne pièce du harnais où ungendarmeappuyaitet arrêtait an lance:Mettre sa lance en arrêt. — En t. deManège, pause que le cheval fait encheminant : Former Varrêt du -cheval ,l’arrêter sur ses hanches. — Dans lesarmes à feu , petite pièce de fer quiempêche qu'elles ne se lâchent. —Dans l’IIorlog. Pièce qui empêche qu<*le mouvement n’aille trop vite. — EnChirur. Instrument pour arrêter etassujettir les parties. — Dans la couture, ganses ou (ils redoublés pourempêcher qu’une étoffe ne se déchire.
— On dit fig. d’un coureur , d’un in-constant, d’un esprit volage, qu’iVn'a point d'arrêt, qn’i7 est sans ar-rêt; arrêt signifie alors ou repos ousolidité de caractère. (Du grec arcs-ton décret, chose convenable, etc.)
Mettre aux arrêts , défendre à unhomme de guerre de sortir du tu*uoù il a reçu ordre de rester : Carder ses arrêts , obéir à cet ordre.Rompre ses arrêts , y manquer. —
Arrêts forces ou de rigueur , dé-fense absolue de sortir : Arrêts sim-ples défense de sortir aux heuresoù Ion n est pas de service. —Maison d arrêt , prison , lieu de dé-tention. A --—Fig. Tenir en arrêt ,arrêter. — En Mnsiq. Point d'arrêt.Voy. Point d'orgue.
ARRÊTÉ, s. m {a-rê-té, r forte)Résolution prise par une Compagnieou par un Magistrat, sur quelque dé-libération. — * Décision d’une au-torité administrative. A. — Arrêtéde compte ou d'vu compte , l’acte ouécrit mis au bas d’un compte pour lerégler et le finir.
arrêté , ée , part pass. d'ar-rêter, et adj. Assuré , en parlant dela vue : Il n'a pas la vue arrêtée . —Sensé : Il n'a pas l'esprit arrêté.Dans ces deux acceptions, il ne s’em-ploiequ’avec la négative. — * Avoirdes idées arrêtées, des pmnripes arre- .
ARR
tés , une opinion arrêtée sur quelquechose, Avoir sur une chose des idées,des principes fixes, une opinion bienétablie. — En t. de Peinture, Dessinarrêté, esquisse , composition arrêtée,où l’on n’a plus rien h changer, àretoucher. A. Dessin arrêté , se ditaussi d’un dessin, dont les contourssont déterminés avec justesse. —En t. d * blason, lion , léopard, etc.arrêté , posé en repos sur ses quatrepales.
ARRETE-BOEUF , s. m. {a-ré-te-Ixr.ufc) Sorti; de plante dont les lon-gues racines arrêtent les bœufs lors-qu’on laboure. C’est une plante vi-vace à Heur légmninciise , et d’uneodeur désagréable. On la nommeaussi Ruqrane.
j ARRÊTE-.NEF , s. ni. (Ichtyol.)J Genre de poissons osseux . de la fn-! mille des Eleuthéropodes. Voy. Fché-1 néis.
ARRÊTER, v. a. (a-rê-té; r forte)Retenir. empêcher d’avancer ou de: dire. Il diffère de retenir , en ce, qu 'arrêter, c’est interrompre le mou-vement ; et retenir , c’est se rendremaître du mouvement pour l’inter-, rompre , le ralentir <m le changer.Arrêter est l’effet de P.action ; rete-nir csl l’action même : Pu homme est! arrêté dans la rue parmi embarrasqui le retient. (G’ù/.oU) —Faire de-meurer, retenir tout-à fait. — Kin-' pécher de couler. — Emp -cher !»•progrès de quelque mal, etc. — *Empêcher quelqu’un d’agir, de conti-nuer ce qu’il avait commencé : Jen’ai fait que dire une parole, et je V aiarrêté tout court. — Fixer , assurerune chose : Arrêter une persieunc' que le vent agite. — Faire cesser re-’ primer : Arrêter la sédition. — Ent. de Manège, arrêter et rendre ,i former des demi-temps d’arrêt suc-cessifs. À. —r Saisir par autorité dej Justice. Il régit les personnes et lesi choses : On Va arrêté pour dettes ;j on a airêté son carrosse. — En par-i lant des chiens, s’arrêter , et mar-quer par là au chasseur où est legibier : Arrêter des perdrix , descailles. U se dit plus souvent auneutre : Ce chien arrête bien. — En-gager pour servir, etc. — Conclure ;résoudre. — Régler, en parlant descomptes : Arrêter une partie , un mé-moire. — En peinture, déterminer,fixer un contour, une composition,de manier»* que ces objets n’éprou-vent plus Je changement. On dit fig.arrêter scs y,>itx, ses regards sur...regarder fixement ; arrêter sa pen-sée sur ... réfléchir avec attentionsur.. — En t. de Jardinier , taillerdes melons et des concombres quandles branches sont trop nombreusesou trop longues. (1° Dans le sensde retenir, empêcher d’avancer, etc.,du latin reslis corde , ou de l’an-glais rest repos. 2° Dans le sens îleconclure , résoudre, etc. , du motfrançais arrêt. )
* Arrêter , est quelquefois neu-
ARR
tre, et signifie, cesser de marcher»de cheminer pour faire une stationdans quelque endroit : Nous ar-rêtâmes dans les villages pour fw' eLoire les chevaux.— Il signifie aussi »cesser d’aller, d’agir , de parler -dans cette acception, il s’emploiesurtout à l’impératif : Arrêtons unmoment. A.
s’arrêter, v. pr. Demeurer,cesser de marcher. En ce sens, oudit aussi neutralement arrêter , sur-tout à l’impératif arrête ! — Fixerson séjour dans un endroit. — De-meurer court en parlant. — Se dé-courager ; mollir dans ce qu’on aentrepris. — Tarder; s’amuser: Re-venez vite , sans vous arrêter. — S'*déterminer, se fixer : Il s'est arrêtéà telle proposition. S’arrêter d unsentiment, a une pensée. Racine adit ( Andromaque ) : S'arrêter dansl'indifférence, pour s’arrêter ê/’t/nb'/ -férence. qui eût été plus régulier.Avoir égard , faire attention : A-vous art êtez pas à ce qu’on vous dira-— Se contenir : cesser défaire quel*que chose : Dites-lcur de s'arrêter,de cesser. — Cesser d’aller ; d nu*:»-rer immobile , en parlant d’une mon-tre , etc.
AURÉTISTE, s. m. (à-ré-tis-t ';r forte) Compilateur d'urrête, *<> i, comment.Ucir d’arréls , de déclara-tions , etc. A.
* ARRïlEMENT , s. in. Actiond’arrli'T. Il a vieilli. Ou le disait par-ticulièrement autrefois , d.* l'achatdes grains en vert et sur pied. A.
ARRHEU , v. a. [A-ré ; r forte)S’assurer d’un achat ou d’une locu-tion en donnant îles arrhes.
ARRHES , s. f. pi. (à-re ; r forî'OArgent qu’on donne pour assurancede l’exécution d’un marché, * etqu’on perd en rompant le marche.A. Voy. Denier à Dieu , au mol Dé-nier. — Ou le dit fig. de tout ce quimarque assurance de quelque chose.(Du grec et de l'hébreu arrhahô i »qui a la même signification.)
ARRIÈRE, adv. {a-riè-re, r fort 1 )En demeure. Il ne se dit qu'avec en'.
litre en arriére de . N’avoir p ,s
payé au ternie prescrit : C’ fermiez'est en arriére de trois quartiers. /•'«' 'ter en on'ièrc, ne pas avancer. Trou-ver quelqu’un en arriére, le trouvermal disposé à faire ce qu’on sou-haite. N’aller ni en avant ni eurière, se dit d’une affaire qui est tou-jours dans le même état. Ces «h’u<dernières expressions sont du st.'h 1figuré et fain. (Du lut. ad rétro , do»dles Italiens ont fait addietro.) —-Est aussi propos. Arriére de moi .Satan, — Est locut. prépositive :Un objet placé en arriére d’un aui' Ct
A. , H
arrière! inter j. Loin d’ici : 11est vieux.
ARRIÈRE , s. m. (â-riè-re , rforte) Le derrière ou la poupe {11vaisseau : Faire vent arrière , p reDdre le vent en poupe.