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Tome premier.
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dans les états du roi d’Espagne enAmérique#

ASSIENTISTE , s. m. Celui quiavait part, celui qui avait des actionsdans la Compagnie de 1 'Assiente.

ASSIETTE , s. f. {a-ciè-te) Situa-tion i manière d'être placé : Ce ma-lade ne peut trouver une bonne assiette.En ce sens , ou dit plus souvent etmieux situation. — * En t. de Ma-nège , la situation du cavalier sur laSelle. — En t. de Mar., Vassiette d'unnavire, la meilleure situation où puisseétreun bâtimenL sous voiles, pourbiennaviguer. A.—Situation d’un corpssolide placé sur un autre : L'assietted'une pierre , d'une poutre. — Situa-tion d’une maison, d’une ville , d’uneforteresse : Cette place est dans uneassiette avantageuse. — Fig. Etat etdisposition de l’esprit : Il n'a pasl'esprit dans une bonne assiette ; jene suis pas dans mon assiette ordi-naire. — Manière de camper , de dis-poser les troupes. — * La répartitiondes impôts, des contributions. Ondisait de même autrefois , Vassiettedes tailles. A. — En t. de Jurispru-dence , fonds sur lequel une rente estassise , est assignée. — Sorte de vais-selle plate qu’on sert à table, sur la-quelle chacun des convives met lesviandes qu’il veut manger. — On ditfamilièrement piquer l'assiette, cher-cher de bons repas chez les autres. —Quantité deviandes , etc., servie surune assiette. — En t. de Doreur ,composition qu’on étend sur ce qu’onveut dorer ou argenter , et sur la-quelle doivent être assises les feuillesd’or ou d’argent. — En t. d’Horloger,pièce qui en supporte une autre. —En t. de Paveur , pavé mis au sens oùil doit être sur le sable. — Chez lesTeinturiers , c’est une cuve préparéeet remplie d’ingrédiens nécessairespour la teinture. — Dans le commercede bois , ce terme s’entend de la des-cente que les Ofliciers des Eaux-et-Forôts font sur les lieux où se doiventfaire les coupes, pour marquer auxmarchands les bois qui leur ont étévendus. On dit en ce sens, Vassiettedes ventes. (Du mol français asseoir ,fait du latin assidere. La pièce devaisselle nommée assiette servait au-trefois à désigner Vassiette de chaqueconvive, c. à d. la place où il devaitêtre assis. On disait par la même rai-son , 1 assiette d'une table , pourl’ordre dans lequel chacun devait êtreplacé.)

Assiettes volantes , assiettes creu-ses que l’on sert entre les plats , etoù l’on met des hors-d’œuvre , etc.— Assiettes blanches i assiettes nettesqu’on donne en relevant celles quiont servi . — Vendre du vin a Vas-siette , donner à manger à ceux à cjuil’on vend du vin. — Son assiette dînepour lux . se dit fig. d’un homme enpension dans une auberge et qui paiequoique absent.

assiettée, s. f. (a-ciê-té-é )Pleinune assiette : Une assiettée de soupe.

ass

Il est populaire. On dit plus ordinai-rement , une assiette de soupe..

ASSIGNABLE, adj. (a-ci-gna-ble);mouillez gn. Qui peut être assigné ,déterminé avec précision : Quantitéassignable. Il est surtout usité en ma-thématique.

ASSIGNAT, s. m. (a-ci-gna ;mouill. gn) Constitution ou assigna-tion spéciale d’une rente sur un cer-tain héritage, qui demeure nommé-ment destiné et affecté pour le paie-ment annuel de la rente. * H estvieux : On dit maintenant, constitu-tion de rente . A. — Sorte de papier-monnaie, billet d’état dont le paiementétait assigné sur la vente des biensnationaux , etc.

ASSIGNATION , s. m. (a-d-gna-cion , en vers ci-on ; mouillez gn)Rendez-vous : Se donner assignationà une telle heure. Peu usité. — Exploitpour comparaître en tel temps devanttel Juge , ou pour payer telle dette entel temps. — Destination de certainsfonds pour le paiement de quelquesomme.—En t. dePrat., constitutionde rente sur un certain fonds.

ASSIGNER , v. a. ( a-ci-gné ;mouillez gn) Placer un paiement surcertains fonds. — Indiquer : On nesaurait assigner la cause de cet évé-nement. * Assigner un terme , nnbut,un traitement à quelqu'un , les rangs,les fonctions y etc. A. — Donner unexploit pour comparaître en justice.(Du lat. assignare , formé de ad à,pour , et de signare marquer ; mar-quer pour.)

ASSIMILATION , s. f. (a-d-mi-la-don) Action d*assimiler, de compa-rer, de rendre semblable. — * Dansle langage didactique, action par la-quelle un corps s’empare de certainesmatières étrangères à sa substance ,se les approprie, et les fait entrerdans le système organique qui leconstitue : la faculté d'assimilation.A.

ASSIMILER, v. a. ( a-ci-mi-lè )Rendre semblable , comparer. * Ils’emploie aussi avec le pronom per-sonnel. Ainsi on dit, s'assimiler àquelqu'un, se comparer à quelqu'un,s’estimer son égal. — Se dit aussi ,dans le langage didactique, de l’actepar lequel Tes corps exercent leur fa-culté d'assimilation. Il se dit quel-quefois , dans un sens analogue, avecle pronom personnel régime direct :les particules matérielles qui s'assi-milent à la propre substance d'unani-mal, d'un végétal. A. (Du latin assi-milare , fait de similis semblable.)

ASSIMINIER , s. m. (a-dminic)Arbrisseau du Mississipi, qui est uneespèce de corossolier.

* ASSIMINE , s. f. Fruit de l’Assi-minicr. B.

ASSIS , ISE, part. p. de s*Asseoit';et adject. (a-ci , i-ze) On le dit en t.de Blason, des animaux domestiquesreprésentés sur leur cul. — * Voterpar assis et levé , se dit, dans uneassemblée délibérante , lorsque les

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membres font connaître leur opinionen se levant ou en restant assis. A.

ASSISE, s. f. (a-d-ze)T. de Ma-çonnerie. Rang de pierres posées deniveau, dont les murs sont composés:L'assise de parpaing est celle dont lespierres traversent l'épaisseur du mur.

ASSISES, s. f. pl. Il se dit lors-qu’un Juge supérieur tient sou siègedans celui d’un inférieur : On tientles assises en un tel lieu ; on tiendrademain les assises. — Assises , signi-fie aussi quelquefois la même choseque Juridiction. — * Se disait autre-fois des assemblées de Seigneurs ,convoquées par le prince pour jugerdes causes importantes cl solennel-les. — Les lois et les ordonnances ontété nommées autrefois assises : Lesassises de Jérusalem. (Du lat. assiseou assista qui a la même signification»et qui est fait de a sedendo.)

Cours d'Assises, Tribunaux qui»dans la nouvelle organisation del’Ordre Judiciaire cri France , ontremplacé les Cours de Justice crimi-nelle. Ils sont présidés par des Ma-gistrats pris dans les Cours Royalesqui, à des époques déterminées, vontdans les divers départements de leurressort, tenir les assises et juger lesprocès criminels. * Il sera j//go au#prochaines assises , h la prochainesession de la Cour d’assises.

Tenir ses assises dans une maison,

dans une société ; y dominer , y êtreécouté, applaudi. Style (iguré et fa-milier.

ASSISTANCE , s. f. (a-cis-tiui-cé)Assemblée de personnes présentes àune action publique. Il vieillit; ou ditplutôt Auditoire. — Présence. En cesens , il ne se dit guère qu’en parlant* de la présence d’un officier publicà quelque opération , ou de la pré-sence d’un ecclésiastique dans quel-qu’une des fondions de son ministère.A. — Aide, secours. — Etendue depays où un Religieux, dans certain 8Ordres, fait la fonction d'Assistant auGénéral et au Provincial de son 0r~dre. — * Corps des assistants q 111composent le conseil de quelques or-dres religieux. A.

ASSISTANT , ANTE , adj. (a-cfrtan , an-te) Qui assiste, qui aide*L'usage de cet adjectif est fort borne 5Evêque assistant , Prêtre assistant &Vautel', Mère assistante chez les E e 'ligieuscs.

ASSISTANT , s. m. Personne p rC 'sente. En ce sens, il s’emploie t otIjours au pluriel : Tous les assista^furent fort édifiés ; un des assistant »et non pas un assistant . — personnequi en aide une autre. On le dit. d :,u *quelques Communautés, du Relig*^qui remplace ou qui aide le SnfV*rieur dans ses fonctions : U esttant du Général. U y a égalementassistantes dans les Communauté®filles. — Domestique de c0UJlî J 0 nqu’on a employé à la représentade quelque pièce.

ASSISTER, v. a. (a-cù-lé )Ai