ASS
secourir: Assister les pauvres; Dieuvous assiste ! Voy. Secourir. — * As-sister un malade , wt criminel , lesexhorter , les aider à mourir eu bonschrétiens. À. — Employé au passif,ou comme réciproque avec le verbefaire , il signifie accompagner : Il étaitassisté de son Procureur ; il se fit as-sister par des gendarmes. Il ne se ditguère qu’au Palais.
ASSISTER, v. n. Etre présent à,.,être spectateur de.... (Ou latin assis -tere.)
ASSOCIATION, S. f. (a~so-ci-a-en vers ci-on) Union de plu-sieurs personnes qui se joignent en-semble pour quelque intérêt commun:Acte d'association. Dans le commerce,0n dit plus souvent et mieux, Société.
Patente que le roi d’Angleterre en-voie aux Juges d’une assise pour leurAssocier d’autres personnes.-—* Il sequelquefois, en parlant des cho-aes , association d'intérêts. A.
ASSOCIÉ, ÉE , s. Celui ou celle
Çbi est en société avec.* Dans
Quelques académies, membres asso-Cl es t ou simplement associés, ceuxqu* participent aux travaux d’uneAnadémie sans jouir des mêmes avan-ces que les autres membres. A.
ASSOCIER , v. a. ( a-so-cié ) Pren-dre quelqu’un pour compagnon, pourCollègue : Dioclétien associa Maximi-lien à l'Empire. — Recevoir dans unesociété de commerce ou d’intérét.lorsque c’est dans une compagnie deMagistrature, dans un corps littéraire,etc., on dit agréger. — * Fig.^sso-°} e r quelqu'un à son crime , à sesdangers y etc. —Unir, joindre: as-socier des mots , des idées disparates:
associai les grâces aux mœurs~f s plus pures : l'intérêt qui associedeux personnes. A.
s’associer, v. r. Entrer en so-d’intérêt avec quelqu’un. -—J'céquenter, hanter, se lier avec....s’est associé avec des fripons.ASSOGUE, s. f. (a-so-yhe) Ga-bon d’Espagne qui porte du vif-ar-§ent aux Indes-Occidentales. (C’estbu mot emprunté de l’espagnol ,Qzogne, qui signifie vif-argent.)
* ASSOLEMENT, s. m. T. d’Agric.artage de terres labourables en por-tons ou soles , pour y faire succéderrécoltes suivant un certain ordre,i—* * Rotation ou succession debitures établie sur chacune de cesPortions ou soles. Les assolements ,j, u Thouin , peuvent être définis ,a rt de faire alterner les cultures surmême sol, pour en tirer constam-ent Je plus grand produit aux moin-bres frais possibles.
assoler, v, a . T. d’Agric.iviser des terres labourables par•otes y faire un assolement. A.
SOm h^p SS ° M c^ m ’ v * a - Rendreombre. S assombrir , v. persBeyenir tns.e, sombre : ’ T l lt l™.sombrit pour la vieiUeste. n
ASSOMMANT , ante , adj.
Suie»! excessivement fati gant , en-
ASS
nüyeux, Incommode : Travail y dis-cours , homme assomunt , chaleurassomante. Familier. A.
ASSOMMER, v. a. (a-so-me) Tueravec quelque chose de pesant, commeune massue, un levier, etc. — Battreavec excès. — Fig. et fam. Fatiguer,importuner, chagriner ou ennuyer àl’excès. On dit aussi au réciproque ,s'assommer à force de travail , s’as-sommer d'éci'ire , se fatiguer exces-sivement à. (Du français somme ,
dans le sens de charge, fardeau, d’ounous avons fait bête de somme.)
* ASSOMMEUU, S. m. Qui as-somme.
ASSOMMOIR, s. m. ( arso-moar )Petit ais chargé d’une pierre, ettendu pour prendre des bêtes. — *Bâton plombé. — Prov. et fig. C'estun coup d'assommoir , se dit d’un évé-nement accablant, auquel on était loinde s’attendre. A.
ASSOMPTION, s. f. (a-sonp-cion ,en vers ci-on ) Fête par laquelle l’E-glise célèbre l’époque où la Sainte-Vierge fut enlevée au Ciel. — * Cetenlèvement miraculeux. A. — Ta-bleau , Estampe qui représente laSainte-Vierge montant au Ciel. — Ent. de Logique, Assomption signifiequelquefois la seconde propositiond’un syllogisme. (Du lat. assumptioqui, dans les diverses acceptions dece mot, a la même signification , etqui dans la première surtout est dé-rivé d’assumere, prendre pour soi?Dieu en faisant monter la Sainte-Vierge au Ciel, Payant prise en quel-que sorte pour lui.)
* ASSONIE, s. f. Bois de senteurbleu, arbrisseau d’Afrique. B. •
| ÀSSONNANCE , s. f. (a-so-nan-cè): Approximation de son, ressemblance| imparfaite de son dans la terminaison; des mots , comme soleil et immortel,\ richesse et commerce : Il faut , dansla prose, éviter les rimes et même les| assonances. (Du latin assonare pourI adsonare , formé de ad et de sonate ,répondre à la voix ; retentir, réson-ner.)
ASSONNANT , ANTE , adj. ( a-so-nan) Se dit des mots, des rimes quiont un son final très approchant. * Ilne semploig guère qu'au pluriel : Ilfaut éviter les terminaisons assonnan -tes. A.
ASSORATH ou ASSONAU , S. m.V. Asorath.
ASSORTI,IE, part. p. d 'Assortir,et adj. Convenable. — Marchand as-sorti , celui qui a toutes les marchan-dises propres à son négoce.
ASSORTIMENT, s. m. ( a-sor-ti -man) Union de choses qui se convien-nent : Assortiment de couleurs. —Assemblage complet de certaineschoses qui conviennent ensemble :Un assortiment de diamants , de per-les y etc. — En t. de Librairie, plu-sieurs sortes de livres qu’on a prischez les autres Libraires. — En t.d’imprimeur, tout ce qui convient àchaque corps de caractères pour a**
ass m
grandir ou compléter une fonte. «—#* En t. de Commerce, un fonds, unecollection de marchandises de mêmegenre. A.
ASSORTIR, v. a. sur Finir (a-sor-itr) Joindre ensemble des chosesou des personnes qui se conviennent:Assortir des couleurs ; assortir uneétoffe d'une doublure convenable ; &table il faut assortir les convives .—Fournir une boutique de toutes lesmarchandises propres au commerceque l’on fait. On dit à peu près dansle même sens , ce marchand a de quoivous assortir , vous fournir ce quevous demandez. — En t. de Chape-lier , mettre la forme dans un chapeauen blanc. (Du français sorte, dérivédu lat. sors y sortis , état, conditionrmettre ensemble les choses de mêmesorte , de même condition.)
ASSORTIR, v. n. Convenir à...Cette couleur n'assortit pas à l'au-tre. — * Est aussi v. pron. et s'em-ploie dans le même sens. Il se ditencore fig. de la convenance des ca-! ractères , des humeurs. Leurs carac-j tères ne s'assortissent point. A.
! ASSORTISSANT , ANTE , adj.(a-sor-ti-san, an-te) Qui assortit ,i qui convient à....
| * assoRtissoir , s. m. Crible
^ pour les dragées. R. V.j ASSOTÉ , ËE , part. p. d *Asso-i ter. Infatué ; entêté : Jamais on ne! vit père plus assoté de ses enfants.j II est fam.
ASSOTER, v. a. (a’SO-té) * Infa-! tuer d’une passion , rendre sotte-i ment amoureux : Il s'est laissé as -soter de cette fille. Familier. A. Ili ne se dit qu’au passif, et dans le' style familier ou comique ou criti-que : Être assoté de... être infatué,raffoler de.... (Du franç. sot , sotte ,
1 comme raffoler vient de fol y folle.)
| ASSOUPIR, v. a. (a-sou-pir) Cau-; ser une disposition prochaine au; sommeil ; endormir à demi. — Fig.j Suspendre ; calmer pour un temps :Assoupir la douleur. — Empêcherl’état , les progrès, les suites dequelque chose de fâcheux : Assou-pir une affaire , une querelle , une sé-dition y etc. (Du latin soporare , faitde sopor sommeil, assoupissement,engourdissement.)
s’ASSOUPIR , v. pr. S’endormird’un sommeil peu profond.—* Fig. sccalmer , s’affaiblir. A.
ASSOUPISSANT , ANTE , adû(a-sou-pi-san) Qui assoupit .* Vapeursassoupissantes. * Il s’emploie quel-quefois au fig. : Son débit est assou-pissant. A.
ASSOUPISSEMEMT , 6. m. ( a -
sou-pi-ce-man) Etat d’unè personneassoupie. — Au fig. nonchalanceextrême ; grande négligence^ pourses devoirs , pour ses intérêts. IIse prend toujours en mauvaise part.
ASSOUPLIR , v. a. {a-sou-plir)Rendre souple : Assouplir une étoffe ;assouplir un cheval. — On dît éga-lement au fig. Assouplir la caractère