AVE
uvsrsio , fait d ’avertere tourner d’unnuire côté , détourner de.)
AVERTI , ie , part. p. SAver-ftr, et adj. Le suis bien averti, bieninformé de ce qui se passe. On l’em-ploie subsianliv. dans cette phrasePro-verbiale : Un averti en vautdeux. Suivant Le Bâchât , le senslittéral de ce prov. est qu’un à avec•ni accent circonflexe (versus con-tourné) vaut deux a , comme dans letoot âge qui s’écrivait autrefois aage.
On appelle en t. de Manège ,P°s averti , celui d’un cheval quimarche un pas réglé , suivant les le-çons reçues.
. AVeutiv , s. m. ( a-vhr-tein)*!tdadiu de l’esprit qui rend opiniâtre,emporté , furieux. * Il se dit parextension, de ceux qui sont tourmen-tés de celte maladie ; Le peuple0 Ppelait Saint Mathurin le patrondes avertins. A. Il est vieux , quoi-que employé par J. B. Rousseau(ode 2, liv. 2) :
O le plaisant arertinD’un fou du pays latin, etc.
OHt latin Jxnrbare nàvertiqinium ,fait de vcrtigo , vcrtiginis vertige.)
* Il se dit aussi de la maladie desdoutons que l’on nomme ordinaire-ment Tournis. Dans les trois sens,il est vieux. A.
AVERTINEUX , EUSE , adj. {a-rer-ti-ncû , crt-sc) Qui est attaquéde la maladie nommée Averiin . Ilvieux.
AVERTIR, v. a. (a-rh'-tir) Don-ner avis, informer de...* (Du latin^dvertere , formé à’ad à, et verteretourner ; tourner Vattention à ou
^roverb. Avertir quelqu'un de son*tiut , lui donner un avis très im-portant. -— Avertir un cheval , en t.do Manège , le réveiller au moyen'je quelque aide , lorsqu'il se négligedans son exercice.
avertissement , s. m. ( a-v ei'~ti-ce~man ) Avis qu’on donne à< l T| elqu , n n ( | e quelque chose, afinü y prenne garde. — En t. de^ouvreur, la même chose que Dé-Voy. ce mot. — En t. de Pa-a,s » écritures qu’on fait pour unP^cês et qui contiennent les raisonsgénérales de l’affaire. — * Titren n on donne à une espèce de petiteP'oface , mise à ta tête d’un livre ,Pour avertir le lecteur de quelque* 'Ose ; Avertissement de Véditeur .—' lR adressé par les percepteurs
ï,0 j;; payer l’impôt. A.
^'avertissement instruit ou éveilleattention; Varîs et le conseil ont aussipour but l'instruction. L'avis n’em-î'Orle aucune idée d'obligation , desupériorité ; le coïise'iü emporte tou-jours une de ces idées , quelquefoisles deux.
AVERTISSEUR , s. m. Officielchez le Roi , qui avertissait lorsquele Roi venait dîner.
AVEU , s. m. (a-reu, -au pl.
AVE
AVEUX qui se pron. (i-veû , et de-vant une voyelle a-veut ) Reconnais-sance d’avoir dit ou fait quelquechose. U diffère de la coiifession, ence que dans celle-ci oti s accuse soi-méme, et qu’en faisant un aveu,on répond à celui qui vous interroge.
_Approbation ; consentement. —•
Témoignage et opinion : Il a trèsbien réussi, do l’aveu de tant lemonde. — * En t. de Jurispr. Re-connaissance que fait «ne partie ,dudroitprétendu par son adversaire.L’a-reu d’une dette. A. — Catalogueet dénombrement de tout ce quidépend d’un fief, et que le Vassalavoue tenir de son Seigneur de tiet.
Homme sans aveu, vagabond quine peut se réclamer de personne.
AVEUER ou AVUER, V. a. ( a-reu-d ; a-rw-e ) T. de Faucon. Gar-der à vue , suivre de l’œil la per-drix au partir qu’elle fait.
AVEUGLE , s. m. et f. (a-veii-gle) Celui ou celle qui est privé dela vue. . . ,
aveugle , adj. Qui est pnvede l’usage de la vue. — Au fig. quine considère rien , qui ne fait nulleréflexion. Il se dit des personnes etdes choses : Les amants sont aveu-gles -, nous sommes tous aveugles surnas défauts ; une passion aveugle. —
* Il se dit encore de qui agit ou pa-raît agir sans aucun discernement :La fortune est aveugle ; il fut Vaveu-gle instrument de leur vengeance. A.
_On appelle obéissance, soumission
aveugle , une obéissance , une sou-mission entière.—En Cbim. on ap-pelle aveugles, les vaisseaux quin’ont qu’une ouverture.—En Anat.,le trou aveugle, c’est la quatrièmecavité de l'oreille. (Ou lat. barbareaboculus, formé de al> de, hors , etoculus œil ; et équivalant à sine oen-lis sans yeux , comme amens équi-vaut à sine mente sans raison.)Tapis aveugles , tapis de Smyrnedont le travail ne rend pas bien ledessin. — Proverb. Changer son che-val borgne pour ira aveugle, empirerson état , en voulant le rendre meil-leur. Expression familière.
A l'AVEUGLE , adv. Sans intel-ligence , sans connaissance. * A lamanière d’un aveugle. A.— Un aveu-gle, sans considération , sans re-flexion : Se livrer en aveugle «...
♦ Qui agit à l’aveugle n’est paséclairé ; qui agit aveuglément nesuit pas les lumières naturelles. Lepremier ne voit pas , le second neveut pas voir.
AVEUGLEMENT, s. m. ( a-veu -qlc-man) Privation ou perte du sensde la vue. 11 est peu usité au propre ;on dit plutôt Cécité. —■ Au fig. er-reur, égarement , conduite peu sage.
* Le trouble et l’obscurcissementde la raison. A.
aveuglément , adv. ( a-veu-gU-man) Sans considération; sansréflexion ; * sans examen. A.
AVEUGLER, V. a. (a-.veu.-gU)
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Rendre aveugle, — * Et plusordinai-renient par exagération, éblouir, em-pêcher pour quelque temps la fonc-tion de la vue. A. ^ Au fig. ôterl’usage de la raison ; faire perdrele jugement. — Aveugler une case-mate , en t. de Guerre , dresser unebatterie contre une casemate , afind’en démonter le canon , etc. .— nncvoie d’eau, en t. de Marine , la bou-cher provisoirement avec des tam-pons.
s’aveugler, v. réfl. Àu fig.S’en imposer à soi-même , ne pointvoir ses propres défauts. On ditaussi : S’aveugler sur les défauts,sur la conduite de quelqu’un.
AVEUGLETTE , A L’AVEU-GLETTE , adv. (a-la-veu-glè-tc) Atâtons et sans lumière : Agir à Va-veuglctte y aller a l'aveuglette. Il estfamilier.
* Avicenne ,s.f. Plante de lafamille des gatiliers.
AVICEPTOLGGIE , s. f. (a-vi-cep-to-lo-jî-e) Traité sur l’art et lesdifférentes manières de prendre lesoiseaux. (Du latin avis oiseau, ca-pci'e prendre, et du grec logos dis-cours.)
* AVICULE , s. f. T. d’Hist. nat.Tesiacée bivalve. B.
AVIDE , adj. Qui désire quelquechose avec beaucoup d’ardeur. Aupropre , il se dit surtout du désir im-modéré de boire et de manger. Ils’emploie sans régime, et l’on ne ditpas avide de pain, de viande, etc. —Au fig. il régit la prép. de : Avidedu bien d'autrui ; avide de gloire ,d'honneurs , de louanges. — * Si-gnifie encore fig. et absolument ,qui a une grande cupidité. C’est unhomme avide .— Se dit également deschoses : Bouche , air avide , mainsavides. A. (Du lat. avidus , forméd*avéré désirer avec ardeur. )
AVIDEMENT, adv. (a-vi-de-man)Avec avidité , au propre et au fi-guré.
AVIDITÉ , s. f. Désir ardent et *insatiable. Il s'emploie comme avide,sans régime au propre. Manger avecavidité ; et au fig. arec la prép. de :
Vavidité du gain, des honneurs , etc.
AVIGNON (GRAINE D’) , s. f-Fruit d’une espèce de nerprun quicroit aux environs d’Avignon. Enmêlant cette graine avec du blanc deTroye, on en fait un stil de grain.
AVILIR , v. a. Rendre vil. Sonplus grand usage est au fig. dans lesens d’abject , méprisable , et avecle pron. personnel, s'avilir. Voy.Abaisser : * Avilir son caractère ; il alaissé avilir sa dignité ; se conduiteVavilit* — *11 signifie aussi , Dé-précier. Tl ne faut pas avilir la mar-chandise. A. ...
I AVILIR , v. n. Devenir vil , àI bas prix. Il est populaire.
avilissant , ante , adj. (a-vi-H-san , an-te) Qui avilit.
avilissement , S. m . (a-ui-H-i ce-vtan) Etat d’une personne ou d’une