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Tome premier.
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f BAMBOULA, 5 . m. (ban-bou-la)Espèce de tambour au son duqueldansent les Nègres de Saint-Domin-gue , etc. C’est un gros bambou ou-vert par uu bout, et fermé à l’autreextrémité par une peau de moutonbien tendue. Le Nègre qui le frappeest assis dessus à califourchou.

B AMIE R , s. m. ( ’ba-miè ) Planteégyptienne qui produit une goussepyramidale à plusieurs loges , decouleur de citron , et remplie degrains musqués,

BAN , s. m. * proclamation, man-dement public, pour ordonner oudéfendre quelque chose. A. — Pro-clamation de mariage qui, dans l’E-glise Romaine , se fait publiquementi l’Eglise paroissiale pendant troisDimanches consécutifs, durant leprône de la messe de paroisse , poursavoir s’il n’y a point d’empêchementlégitime au mariage annoncé. —• Cripublic par lequel onannoncela ventede quelque marchandise , surtoutquand cette annonce est précédéedu son du tambour. En terme deGuerre , proclamation qui se fait auson du tambour, etc. avec ordre auxSoldats de garder la discipline mili-taire, sous quelque peine. — As-semblée de la Noblesse , lorsqu’elleétait convoquée par le Prince pourle servir à la guerre. On dit ordi-nairement ban et arrière-ban. Leban était composé des Seigneurs defief qui relevaient immédiatement duPrince. — En t. de Féodalité , onappelait Four à ban , Moulin à ban,le four, le moulin auquel un Seigneuravait droit d’assujettir ceux quiétaient dans détendue de sa seigneu-rie. — Exil; bannissement : Garderson ban ; rompre son ban. (Du vieuxmot allem. bann , qui signifie pro-prement publication ; mais qui a si-gnifié ensuite proscription , bannis-sement , parce que le bannissementse faisait à son de trompe. Les La-tins ont dit aussi hannum dans lemême sens.) — * Ban de vendange ,la publication du jour où la ven-dange s’ouvrira. A.

Mettre un membre , un vassal deVEmpire , au ban de VEmpire ; ledéclarer déchu de ses dignités et deses droits ; le proscrire. — On di-sait dans un sens à peu près pareil,mettre une ville au ban de l’Empire ,au ban impérial.

BANAL , ALE , adj. Il se disaitdes choses à l’usage desquelles leSeigneur de fief avait droit d’assu-jettir ses vassaux : Four banal, mou-lin banal , etc- — On dit fig. témoin !banal , caution banale, homme quiest prêt à servir de témoin ou decaution à tout le monde. Cœur ba-nal , galant banal , celui qui paraitaimer tout le monde , et n'est attachéà personne. — * Il se dit encore dece qui est extrêmement commun, dece qui est devenu trivial ou insigni-fiant à force d’étre employé : Phrasebanale : Louanges banales. A*

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BANALITÉ , s. f. Le droit qu'a-vait le Seigneur de fief d’assujettirses vassaux à cuire à son four, àmoudre à son moulin , etc.

BANANE, s. f. Nom des fruits dubananier. * Ils sont gros et longscomme des concombres, et sontdisposés par régimes. A. Voy. Ba-nanier.

BANANIER, s. m. (ba-na-niè) ouFiguierdes Indes. Plante desclimatschauds de l’Asie, qu’on ne sauraitappeler arbre , malgré sa hauteur,parce qu’elle n’a ni branches, ni bois,ni écorce, c’est une lige verdâtrequi s’élève à dix ou douze pied9 ,et qu’embrassent des feuilles qui par-viennent à six à huit pieds de lon-gueur, sur deux de largeur. Le fruitdu bananier , oblong , arrondi, decinq à huit pouces de long , croit engrappes autour du sommet de la ligeet par étages. Chaque étage formece qu’on appelle un e pâte de banane:l’ensemble des pâtes se nomme régi-me de bananes. Ce fruit sert d’aliment.

* bananiste , s. m. Oiseau,sucrier d’Amérique. B.

* BANANIVORE , adj. Qui senourrit de bananes. B.

BANC , s. m. (ban ; le c ne seprononce jamais ) Long siège où plu-sieurs personnes peuvent s’asseoirensemble. — On appelait de mêmecerlains lieux du Palais, où quelquesAvocats s’assemblaient pour êtreconsultes après l’audience de laGrand’Chambre. — On appelait en-core au Palais, Grand banc , le corpsdes Présidents à mortier. — Dans lesUniversités, on dit être sur les bancs,se mettre sur les bancs ; faire sa li-cence, entrer en licence. — Ancien-nement , siège du Banquier. Ceuxqui faisaient le commerce de l’argentet des lettres de change avaient ,dans le lieu du change , un banc oùils faisaient leurs négociations. Lors-que le banquier était en faillite, onrompait son banc. (De là l’expres-sion italienne banco rotlo, banc rom-pu, et le mot français banqueroute.—En termes de Marine, Ecueil ; rochecachée sous Peau , ou grand amas desable dans la mer, * dans un lleuve.À.— Siège où l’on met quatre ou cinqrameurs dans une galère pour tirerune même rame. — Lit de pierredans une carrière. —- Le Tireur d’ora unôa/ic à dêgrosser . i— On donnede plus le même nom àdifférents meu-bles sur lesquels on pose quelquechose. (Del’ilalien banco , ou plu-tôt du latin bancus , employé par lesEcrivains de la basse latinité dansle sens de scamnum banc. )

Banc cCèglise , petit lieu ordinai-rement entouré de menuiserie , oùl’on se place pour assister au Ser-vice divin. — * Banc de Vœuvre ,place qui est réservée dans les égli-ses aux marguilliers et aux officiersde la fabrique. — En Angleterre,le banc des évêques , le banc ou siè-gent les évêques dans la chambre des

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lords ; les évêques eux-mêmes. —-Banc do glace , masse de glace d’unegrande étendue , tlollanle et pres-qu’immobile, qu’on trouve en me rpar les hautes latitudes. — Banc depoisson , grande quantité de pois-sons de la même espèce , réunispour frayer. On dit aussi, un bancd’huîtres. A. — d'Hippocrate , es-pèce de bois de lit dont on se ser-vait autrefois pour réduire les luxa-tions et les fractures. — Banc du

Roi , sorte de tribunal de justice enAngleterre.

BANCAL , ALE , s. m. et hHomme ou femme qui a les jambestortues. U est très populaire.

BANCASSE , s. f. ( ban-ka-ce ) T.de Marine. Sorte de caissons qui #dans les Galères, servent de bancsà s’asseoir , et de lits.

BANCELLE , s. f. (han-cè-le) Pe-tit banc long et étroit.

BANCHE , s. f. T. de Marine-Fond de roches tendres et unies aulond de la mer.

* BANCIIÉE , s. f. Matières em-ployées en une fois dans le pisé. B»

BANCHES , pl. Chez les Maçonspiseurs , tables en carré long , for-mées d’ais de sapin dont la longueurdétermine celle des moules , et dontla hauteur est de deux pieds et denu*

* BANCKSïES, s. f. pl. Plantesde la famille des protées. B.

* BANCO, adj. Terme de Change,emprunté de l'italien. On l'emploi 0dans certaines villes de commerce,pour distinguer les valeurs en banquedes valeurs courantes : Le florinbanco est invariable , au lieu que leflorin courant ou do change ne Ves*pas. A.

* BANCOULE, s. f. Fruit du ban-coulier. B.

* BANCOULIER, s. m. T. d<5Bot. Grand arbre des îles de la merdu Sud. N.

BANCROCIIE, s. m. Homme q 111a les jambes tortues. C’est un t. d°mépris qui ne s'emploie que dans lestyle familier.

BANDAGE , s. m. Circonvolutionde bande autour de quelque partie d°corps blessée, luxée ou fracturée. --Il se dit plus particulièrement d nnbraïer pour les herniaires. —• k®manière de bander les plaies. — l ,a,i 'des de fer attachées aux jantes de®roues de carrosse, de charrette/etc. — On le dit aussi des piè ccSqui servent à&amfer une arme à f eU *

* BANDAGI8TE, s. m. Celuifait ou qui vend des bandages-est aussi adjectif masculin; chir n1 "gien handagiste , qui perfection 03et qui applique les bandages. N-

BANDE , s. f. Morceau d’étoffe 03de toile long et délié, dont on ® esert pour bander et pour envelopp° r '— Lien de fer. — Ornement plong que large qu'on joint à desme 0blés : Bande de velours ; vn ^bandes , etc . — Plusieurs carreau^de suite et en forme de lande- ~~