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,a chaleur, etc.— llalenée : Bouffées.le vin , d'ail. ■—Dans l'Hydraulique,secousse ; Des jets engorgés par lesvents ne sortent que par bouffées , parsecousses. — Accès de fièvre qui n’apoint de suite.—Boutade : lin étudieque par bouffées ; avoir des boufféesd’humeur j de gaîté, de dévotion. Ilest fam. — On dit aussi, mais plusnoblement, des bouffées d'éloquence.
BOUFFER, v. 11 . {lou-fè) Enfler'es joues exprès et par jeu. En cesens il est peu usité. —On dit fam.d uu homme qui marque sa colèrepar la mine qu’il fait, qu*t7 bouffe decolère. — Bouffer s’emploie ordinai-rement en parlant des étoffes qui sesoutiennent d’elles-mémes , et qui, auhou de s aplatir, se courbent en rond.— On le dit aussi en Archiîect. d’unmur dont l’intérieur n’a point deliaison avec les parements qui, s’é-■ artaut, y laissent du vide, et pous-u ni au dehors. —* Il se dit égale-ment du pain, lorsqu’il enfle dans lefour, parl’effel de la chaleur. À. (Paronomatopée, de l’espèce de bruitqu’on fait entendre en enflant lesjoues. C’est par une semblable causeque les Anglais disent dans le mêmesens, to puff , les Allemands puffen ,en languedocien buffa souffler. )
BOUFFER, v. a. T. de Boucher:Souffler une bête tuée pour en rendrela chair plus belle : Bouffer un mou-ton.
BOUFFETTE, s. f. ( bou-fé-te )Iîoupe qui pend aux harnais deschevaux. — Une houpe de petits ru-bans ou de noniparcilles qui sertd’ornement aux. femmes.—En t. deMarine , la troisième voile du grandmât des galères.
BOUFFI, IE , part. p. de Bouffir,et adj. ( bou-fi) Enflé.—Au fig. or-gueilleux, rempli de soi-même. Ence sens, il iégit la préposition de :Bouffi d'orgueil , de vanité. — On ditaussi fig. Bouffi de colère. — Sti/lebouffi , style ampoulé. — Harengbouffi ( Pêche ), espèce de harengsauret.
bouffir, V. a. (bou-fîr) Enfler.H n’a d’usage qu’en parlant deschairs : +,’h jdropisie lui a bouffi toutle coips .—On dit aussi neutralemenl,il bouffit tous les jours davajitage.
BOUFFISSURE , s. f. ( bou.-fi-sû-va) Entlure dans les chairs, * molle,.-ans rougeuret plus ou moins étendue,causée par un épanchement de séro-sité, ou de sang, ou d’air : Bouffis-sure du visage. A. Fig. Bouffissurede style , défaut d un stylo ampoulé.
BOUFFOIR, s * m * ( bou-fuar) ins-trument de Boucher pour bouffer un
veau, un agneau, etc.
bouffon , s. m. Celui dont laprofession est de faire ou de diredes choses qui excitent à rire : Lebouffon de la Comédie. — Par exten-sion , * et presque toujours par dé-nigrement. A., homme qui plaisantesans cesse, qui ne cherche qu’à fairerire, etc. — En ce dernier sens on
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dit quelquefois au fém. bouffonne.(Du lat. barbare buffo, buffonis,employé dans le mémo sens par lesauteurs de la basse latinité , et forméde bucco dérivé de bucca joue ; parceque les bouffons enflent les joues dansleurs grimaces, etc. ; ou de bouffer.Y°V c e mot .)—Servir debouffon, ser-vir de sujet de moquerie, de risée.—
Au féminin, faire la bouffonne , sedit d’une femme qui cherche à fairerire une société. On dit aussi, C’estune petite bouffonne , en parlant d’unepetite tille gaie et enjouée. Le sub-stantif féminin est peu usité. A.
Bouffon, onne , adj. Plaisant, fa-cétieux : Discours bouffon , minebouffonne. — Opéra bouffon , par op-position à Opéra sérieux. — * Il sedit substantivement, en parlant desouvrages d'esprit, et signifie alors,le style bouffon, le genre bouffon,bassement comique : Cet auteurtombe trop souvent dans le bouffon. A.
* Bouffon , Facétieux , Biaisant.Celui-ci a du sel, de la (inesse; ilplaît et récrée sans effort ; le secondfait plus de frais, il vit avec éclaten s’abandonnant A son humeur en-jouée sans jamais mordre , \c bouffonemploie beaucoup de gestes , il jouesur les mots pour faire rire de tout,sans retenue, sans goût, et mêmesans délicatesse.
BOUFFONNER, v. n. ( bou-fo-né) Faire le bouffon. Il se prend or-dinairement en mauvaise part, àmoins que l’on n’y ajoute quelqueadoucissement : Il bouffonne agréa-blement.
BOUFFONNERIE , s. f. (hou-fo-ne-ri-e) Action ou propos de Bouffon-,ce qu’il fait ou dit pour exciter à rire.
BOUG , s. m. Fêle solennelle queles Japonais célèbrent A la fin d’Août,en l’honneur des morts , qui viennent,'disent-ils. visiter leurs amis et leursparents. Elle dure trois jours ; et lagrande quantilé de lanternes, dechandelles, de lampes qui y ligurent,
I a fait nommer la Fête des Lanternesou des Lampes.
* BOUGAINVILLÉE , s. f. Arbredu Brésil, de la famille des nycta-ginées. N.
BOUGE, s. m. Espèce de petitcabinet, de petit réduit auprès d’unechambre. — Logement mal propre :c’est un vrai bouge .—En t de Potierd’étain , demi-cercle qui est autourdu fond de l’assiette. — Sorte deciselet, A l’usage des Ciseleurs —En t. de Tonnelier, le milieu de lafutaille, sa partie la plus grosse etla plus élevée. — Etamine fine ,blanche et claire dont on faisait leschemises des Religieux qui ne por-taient point de toile. — Petit coquil-lago qui sert de monnaie dans lesIndes-En t, de Mar. arc que for-
ment les baux dans le sens de leurlongueur , ce qui procure de la con-vexité A la partie supérieure desponts de tribord A basbord. (SuivantLe Duchat , de l’allemand bogen arc ;
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parce que, dit-il, les bouge* dattsles anciennes maisons étaient bAO®eu forme de voûte.)
BOUGEOi Rj s. m. {bou-joar)Sorte de peut chandelier sans pi e "et avec un manche, propre A porte 1-une bougie. — • R s ’est dit, particu-lièrement, du petit chandelier d’m -qu un valet de chambre portait aucoucher du roi ; et que le roi lors-qu il se déshabillait, faisait donnd -par distinction A quelqu’un des courtisans. A.
BOUGER, v. n. (boit-jè) SeniOU'
voir de l’endroit où l’on est : Si vousbougez , vous serez puni. On s’eusert plus ordinairement dans la néga-tive : Ne bougez pas de votre plue*.On dit encore en supprimant pas ■Il ne bouge des Églises , de la Co-rne aie f de l a Cour , etc. pour direqu’il y est fort assidu. ( De l’ail-tcogen, qui a signifié premièrementvoguer , et ensuite, se mouvoir. éle-nage.) — * Bouger, signifie quel'quefois, au fig. , s’agiter d’une ma-nière hostile , se soulever : Les mé-contents n’osèrent pas bouger. A.BOUGETTE , s . f. fUu-gc-te)élit sac de cuir qu’on porte envoyage. ( De bulga , vieux mot gau-lois, adopté par les Latins dans Umême signification.) * Il est vieux. A-BOUGHOUER, v. a. T. de Reto'j tion. Frotter le corps de graisse f| comme font les Hottentots. Il s’ero-| ploie plus souvent comme verbe ré'
| fléchi : Se boughotter.
| bougie , s. f. Chandelle de cirej blanche ou jaune.—En t. de Cliirurg-petite verge cirée qu’on introdm 1dans 1 urètre. (De Bougie ville d’Ain'que, d’où la France tirait autrefoistoute sa cire. ) — * p a i„ de bougie,bougie mince et llexible pliée <‘»rond, ou autrement, qu’on portedans sa poche, pour s’en servir aubesoin. — Auxbongios, A la lumièredes bougies. Cetla femme très bruneparaît belle aux bougies. A. — Bougéephilosophique (Physique) , flamme dugaz inflammable ou hydrogène, qu’ 011fait sortir par un ajutage , en com-primant successivement une vessiepleine de ce gaz. — phosphoriq" e ’petite bougie de cire , garnie à «nede ses extrémités de phosphore, Çlrenfermée ensuite dans un tube deverre, scellé hermétiquement. Lor squ’on brise le tube, et qu’on eBretire la bougie, elle s’allume d’elfomême.-
BOUGIER, v. a. ( bou-ji-è) 'ser de la cire d’une bougie sur I e *bords d’une étoffe quand elle estcoupée , de peur qu’elle ne s’eCfil®-BOUGON, adj. m. T. de PècheLLarengs bougons , qui ont perdu 3tète ou la queue. ,
* BOUGON, ONNE, s. m- et j'Celui, celle qui bougonne souven •Populaire. N.
* BOUGONNER, v. n.
rcr , gronder entre ses dente. Il etrès familier. A.