310 CHA
chiquier. Le chancelier y siège aprèsle Grand-Trésorier. (Du latin cancel-larius , formé de cancilli , treillis oubarres à claire-voie, qui environ-naient le lieu où l’empereur rendaitla justice.)
giiancelière , s. f. Femme duchancelier .— Petite caisse garnie depeau d’ours ou de mouton, qui sertà mettre les pieds pendant l’hiver.
CHANCELLEMENT, S. m. ( chan-cè-le^man) Action de chanceler. Il estpeu usité.
CHANCELLERIE, s. f. (chan-cé-le-ri-e ) Lieu où l’on expédie les af-faires qui regardent les sceaux. —Maison deslinée pour la chancellerie.
— * Hôtel qu’habite un chancelier,ou le garde des sceaux. — Grandechancellerie y celle où le chancelierscellait avec le grand sceau. Oncomme encore aujourd’hui grandechancellerie y l’administration chargéede tout ce qui a rapport à l’ordre dela Légion d’Honneur. — Petite chan-cellerie y dans les parlements, celleoù un maître des requêtes, ou unautre officier commis pour celtefonction , scellait avec le petit sceau.—-La chancellerie de Borne , le bu-reau où se font les expéditions desbulles, brefs et autres actes concer-nant le gouvernement de l’Église.A.
CHANCEUX, EUSE, adj. {chan-ceû t eu-ze) Qui est en chance , quiest en bonheur: Tl est chanceux } jene suis pas si chanceux. Il est fam.
— Tr. le dit en bonne ou mauvaisepart, pour heureux ou malheureux.—* Dont le résultat est incertain:Cette entreprise est fort chanceuse. N.
CUANCI, IE, adj. Moisi.
CIIANCIR, v. n. Moisir : aveccette différence que chancirse ditdespremiers signes de chancissure oualtération dans la surface de certainscorps , et moisir du changement en-tier. * Il ne se dit guère que deschoses qui se mangent; comme desconfitures , des pâtés , des jambons ,etc. : Ces confitures commencent dchancxr . Il est vieux. À.— Se chancir }v. pr. Se moisir.
CHANCISSURE , s. f. Moisissure.
— En Bot. assemblage de petits fila-ments produits par du fumier demauvaise nature , ou par les racinesde quelques plantes malades.
CHANCRE , s. m. Espèce d'ulcèremalin , qui ronge la partie du corpssur laquelle il s’est formé. — Éle-vure qu’une fièvre ardente , etc.fait venir sur la langue , aux lèvres ,dans le palais.— Crasse qui s'attacheaux dents. —En t. de Jardinier, ma-ladie qui survient aux arbres et quiles ronge. (Du latin cancer y dont lasignification est la même.)—Prov. etfam. Manger comme un chancre ,excessivement. — * Chancre , se ditquelquefois , fig., d’un vice d’ad-ministration , d’un fléau public quiappauvrit l’état, qui le ruine insen-siblement : La taxe des pauvres, en
CHA
Angleterre , est un véritable chancrepolitique. A.
CIIANCREUX, EUSE , adj. (chan-kreây etf-ze) Qui tient de la malignitédu chancre .— *11 signifie aussi, quiest attaqué du chancre : Arbre chan-creux . A.
CHANDELEUR, s. f.Dans l’égliseromaine , la fête de la Présentationde notre Seigneur au temple , et dela Purification de la sainte Vierge.(Du latin candelosa , mot par lequelcette fête est désignée dans quelquesAuteurs, et qui vient de candellachandelle, cierge j à cause des ciergesqu’on porte à la procession ce jour-là.)
CHANDELIER , 8. m. (chan-de-liè)Instrument, ustensile qui sert àrece*voir de la chandelle , de la bougie,des cierges. —- Celui qui fait et vendde la chandelle — * En t. de Marine,supports de fer ou de bois et à uneou deux branches , qu’on emploie àdivers usages : Chandeliers de bastin-gage. Chandelier de pierrier. A. —En t. de Guerre, on nomme chan-deliers y deux pièces de bois de 5 ou 6pieds de haut, plantées debout surune traverse , dont on remplit l’entre-deux de fascines pour se couvrir dansles lieux enfilés.— En t. de Vénerie ,on dit d’un vieux cerf qu’iZ porte lechandelier f quand le haut de sa têteest large et creux. — Fig. Être placésur le chandelier y occuper une placeéminente, surtout dans l’Église.—Mettre quelqu'un sur le chandelier ,l’élever en dignité. — Mettre le chan-delier sous le boisseau , laisser degraods talents dans l’obscurité. Cetteexpression est tirée de l’Écriture.
CHANDELLE , s. f. ( chan-db-le)Petit flambeau formé d’une mèche decoton qu'on a plongée plusieurs foisdans du suif chaud. Ceux de cire por-tent plus communément le nom debougie ou de cierge. (Du latin candelaqui a la même signification.) — Es-pèce de bois jaune qu’on apporte desAntilles.— * Poteau debout. B. —*Chandelle des rois , grosse chan-delle peinte de diverses couleursdont les marchands chandeliers fai-saient présent à leurs pratiques lejour des rois. — Chandelle romaine ,pièce d’artifice en forme de grossechandelle, qui lance perpendiculaire-ment , et à certains intervalles , desétoiles d’un éclattrès vif. A.
Prov. et fam. Donner une chan-delle à Dieu et Vautre au Diable ,avoir des intelligences dans deux par-tis contraires ; ou mener une vie mé-langée de bien et de mal. — Brillerla chandelle par les deux bouts ; sebrûler à la chandelle ; la chandellebrute • Voy. Briller et se Brûler. —On dit d’un homme fort vieux, et quis’en va mourant, que la chandelles'éteint; de celui qui est à l’agonie ,qu’i'Ze.çf réduit à la chandelle bénite ;de celui qui a échappé à un granddanger, qu 'il doit une belle chandelleà Dieu ; d’une femme dont la beauténe souffre pas le grand jour, qu 'elle
CHA
est belle à la chandelle ; d an ® ^ ^pense plus forte que le gain , ^, uDjeu ?i en vaut pas la chandelle* ^homme qui ne saurait lr °^f nîl erqu’il veut dire , qu’iZ faut lui doune chandelle y un bout de eha#
— * Fig. et fam. Voir des a
mille chandelles , se dit lorsq 11 ^un grand éblouissement d’yen* c ^par un coup , une chAte. — ^ en üS e8chandelle y se prêter à de bout®complaisances pour favoriser un 4 'merce de galanterie. H est libre* ' ü* ciiAndellerie , s.où se fait, où se vend la chan 4 *commerce de chandelles. B. j achanfrein , B. m. Parue dtète du cheval qui est entre les ® .
cils , depuis les oreilles jusqu’au ^Cheval qui a le chanfrein bl anC '.^ c $On appelait ainsi autrefois la P^ tcde fer qui couvrait le devant d®d’un cheval armé.—Morceau d e ^noire qu’on met sur le nez d®®.^,^vaux en deuil. — Sorte de c0l Ÿall ide plume pour les chevaux. (S ulMénage y du laùn camus moTStsalière , et frenum frein.) —' £ a fsurface ou pan oblique forn»® 1 cl’arête abattue d’une pierre ou 4 fpièce de bois. — * T. d’IIorl* ben cône. B. f,
CIIANFREINDRE , v- a 'd’IIorl. Ebiseler un trou avecfraise , le faire en cône.
ClIAN freiner , v. a. C^ l3 -fre-né) T. de Menuisier, d®çou , etc. Abattre les arête 3 ypièce de bois ou d’une p>® Tformer des plans obliques, p° urdisparaître les angles droits ®nsant plus ou moins. ^ 0 $o
CHANGE, s. ni. Troc d’ un ®®contre une antre : Gagner au d 1 j>„t»perdre au change. On dit l'S'.^é-homme qui répond vivement J [enieusement à un autre quirailler, qu’iZ lui a rendu le c d ^ s qüou familièrement qu’iVZm* a d° n ^ e qitechange . — En l. de Chasse,il une bête fauve pour se | e ,ir
les chiens ou des Chasseurs eIÎ
les cniens ou ues uiasscui'*' a 5 ? 1 'tonnant quelque autre bête à c’ rendre lechangcy suivre une n°. f ^ |a>ête : garder le change , se)ête qu’on a commencé de j fC je— Fig. Donner ou faù -a î ’ r nef, le•Image à quelqu’un , le lr °"!* l ; do"'létourner d’un dessein , en 11 rl ni0lant lieu de croire nnecliose 1’ j sumire. —* Fig .prendre le ti-nnî"’ 0 !nisser tromper, se tromper® gUl , pncie méprendre sur nn oi>j e *jugeu 1,i[Taire. A.—Commerce du J* ,pon'jui est autorisé à recevoir ^ eS o' 1taies anciennes défcctuej Ta | C ,ifitrangères , et à en donner pta!’_:n monnaie courante. —pan<l 1 ' 1B liour changer les espèces*nétier de faire tenir d® , ce ePl’une ville à une autre, ® *
, Co* ft
■ Uttre de ch
lace : Faim lo chanq»^
jent de change ; lettre po"J
prix que le Banq«i el * *. rech*^rgent qu’il fait remettf® •