Band 
Tome premier.
Seite
537
JPEG-Download
 

DklV

v ant Ménage, de deàbantc , qu*on adil dans la basse latinité pour ante.')

DEVANT , adv. Courir devant.Avant. Racine a dit (Androma-Ah ! devant qu’il expire, et (Bé-rénice) Devant que mourir. Il fallaitqu'il expire, avant de mourir.lit également dans Boileau ( Sa-tyjo 4), Devant son mariage , et (Lu-, chant 4 ), Eveillé devant lui ;c 0 st avant qu’il fallait* — Racine,'tans uti de ses cantiques spirituels ,'Htnployé devant dans le sens Üau-paravant

Mnij une ombre qui tous laisse«lus affamés que devant»

emploi n’est pas à beaucoup près'ai style noble.

PiR DEVANT , loc. adv. RecevoirJ 111 coup par devant. — Au devant,'oc. prép. à la rencontre de.. Allera,( devant de quelqu'un .— Fig. Aller0, ‘ devant du mal, le prévenir. —^-devant, adv. Précédemment.

DEVANTIER, s. m. ( de-van-tiè)Tablier * que portent les femmes dul'ciple. A. 11 est vieux et populaire,disait autrefois dcvantcau , et les'Papiols disent encore devantal.!"u mot devant, parce que le tabliermet par devant.)

&EVANTIÈRE, s. f. Sorte de longTalilior ou de jupe fendue parder-r ' er e, que porte une femme quande "e va à cheval.

devanture , s. f. Devant d’utS| .cge d’aisance , d’une mangeoirt“écurie, * d’un ouvrage de MenuiS|!r >e. B. * Il se dit particulièremenI"’ s objets qui ne présentent qu’urn’Çmle : La devanture d’une maisonH se dit aussi du revêtement di''oiserin o,,; | e devant d’uni

, <‘rie qui garnit le devant’O'Uique, d’une alcôve , etc. A. —le vantu.res , s. f. pl. Plâtres de cou'"Hure qui se mettent au devant des ° ll cbes de ch ominée , pour raccorer< les tuiles et les ardoises.

dévastateur , s. m. Qui dé

C’est un mot nouveau quemploie aussi adjectivement. * A'e,,1 >nin , dévastatrice : Torrent déV{ls tateur , armée dévastatrice . A.

dévastation , s. f. ( dé-vas-ta» ’ Action de dévaster . effet dte,( e action. A.

j. J'fiVASTER, V. a. (dé-vas-té

désoler , saccager un pay:o latin devastare , qui a la mètr‘'Snifieation.)

. “ÉVELOPPANTE, adj. f. {dà-v,0 'pan-te) T. de Géométrie. Cour!'loi résulte du développement d’utoiie courbe appelée développée.i .développée , s. f. En Géomt

> t,e I courbe par le développement c«quelle on peut supposer qu’utu l r e courbe est formée.v. I ? ÉVE loppemeisT ' s. m. (th{ ° -pe-man ) L’action de déoelo}

g r* . E ^ et ceite action *— E

uométrie 5 action par laquelle cj , üc [oppe une courbe , et on lui faecrire une développante. — Dans

__ DEV

Géométrie élémentaire, figure decar-ton ou de papier, dont les différen-tes parties étant pliées et rejointes ,composent la surface d’un solide. —Dans l’analyse, développement d’unequantité algébrique en série, la for-mation d’une série qui représentecette quantité. — Développement dedessin * la représentation de toutesles faces, des profils et parties dudessin d’un bâtiment.

développer, v. a. ( dé-ve-lo-pè) Oter l 'enveloppe * défaire unechose enveloppée. — Fig. 1° Eclair-cir , débrouiller. Voy. Eclaircir. —2° Découvrir aux autres* expliquer.

— * Faire qu'une chose prenne del’accroissement, de la force : Déve-lopper Vintelligcnce d'un enfant. —Exposer, présenter , faire voir quel-que chose en détail : Développer leplan , le sujet d'un ouvrage. A.— EnArchit., représenter sur un plan lesdiverses faces d’un objet. — Dégros-sir du bois et de la pierre , afin deleur donner la taille ou la dispositionnécessaire pour les placer ou en fairequelque ouvrage. ( Du latin evolveredévider, découler,» déplier , précédéde la particule augmentative de.)

se DÉVELOPPER , v. réfl. S’é-tendre en parlant d'un corps de trou-pes. — Fig. S’éclaircir , se débrouil-ler , en parlant d’une affaire. —

* Prendre de la force, de l’accroisse-ment. A.

DEVENIR, v. n. sur Venir. Com-mencer à être ce qu’on n’était pas :Devenir savant , sage , etc. — * Ilsignifie particulièrement , surtoutdans les phrases qui marquent doute,conjecture, etc., avoirlel ou tel sort,tel ou tel résultat, telle ou telle is-sue : Que vais-je devenir ? A. (Dulatin barbare devenirs , employé dansla même signification par Grégoire 'de Tours f etc.) — Je ne sais ce que \tout ceci deviendra , ce qui arriverade tout ceci. — Que devenez-vous ?où allez-vous, que voulez-vous faire?

— Fam. Une chose devient à rien ,se réduit à rien , s’évapore, etc.

DÉVENTER, v. a. ( dé-van-té )T. de Marine. Disposer les voiles demanière qu’elles ne reçoivent le ventni dedans ni dessus, mais en ralin-gues seulement ; en ôter en quelquesorte le vent.

DEVENU , UE , part. p. de De-venir,

* dévergondage , s. m. Li-bertinage effronté , scandaleux. Ondit fîg. Dévergondage d’esprit, d'ima-gination. A. I

DÉVERGONDÉ, ÉE , adj. Quin’a point de honte , qui fait publi-quement des choses indécentes ettrop libres ; * qui mène publique-ment une vie licencieuse , qui ne metaucune retenue dans son libertinage.A. Il est familier. On dit substantive-ment au féminin : C'est une dévergon-dée , une grande dévergondée. ( Dela particule privative dé, et du latinverecttndia pudeur, retenue, réserve*

DEV 537

qui manque de pudeur, etc. LesEspagnols disent dans le même sonsdesverguenzado.)

SE DÉVERGONDER, v. réfl. Per-dre toute honte , toute pudeur ; me-ner une vie libertine. Il est familieret de peu d’usage.

* DÉVERGUER, v. a. T. de Mar.Oter les vergues.

DÉVERROUILLER , v. a. ( dé-vê-rou-gliè , r forte* mouillez les V)Oter le verrou.

DEVERS , prép. (de-ver, et devantune voyelle , de-vcrz) Vers, du côtéde : Il est de devers Toulouse. Il estvieux: aujourd’hui on emploie, versou près de. A. (Du latin deversmn .formé de de, et de versùm vers. Mé-nage.) — * Devers se joint quelque-fois avec la préposition par; alors iln’est guère usité qu’avec les pro-noms personnels, et sert à marquerpossession. A. : Retenir des papierspar devers soi ; tenir le bon bout pardevers soi. — * En t. de Procédure,se pourvoir par devers le juge, sepourvoir à son tribunal. A.

DÉVERS, ERSE, adj. (dê-vêr,êr-ce) Qui n’est pas d’aplomb : Cemur est dévers^ (Du lat. versus tourné,part. p. de vertere.)

déveus, s. m. T. de Charpen-tier. La gauche d’une pièce de bois:Tl faut marquer, le bois suivant sondevers, suivant sa pente ou songauchissement.

DÉVERSER, v. n. (dé-vêr-cê)Pencher, incliner, (Du latin vertere.)

— Du bois déversé, qui est gauche.

— * Déverser est aussi actif. Déverserunepi'ece de bois , la pencher, l’in-cliner. (Acad.) —* Par un néologismeadmis assez généralement, déverserse prend aujourd’hui au figuré , dansle sens de jeter, répaudre : Déverserle mépris , le ridicule. On a dit dansun style barbare , déverser deshommes dans la société.)

DÉVERSOIR, s. m. (dê-vêr-soar)Endroit ou se perd l’eau de la con-duite d’un moulin, quand il en a detrop. — Digues en maçonnerie desti-nées à faire gonfler l’eau d’une ri-vière, ou d’un courant quelconque ,jusqu’au dessus d’un moulin, d’unsas d’écluse, etc,

se DÉVÊTIR, v. pron. sur vêtir.Oter quelques-uns de ses vêtements ;se dépouiller. Ils’emploie quelquefoiscomme actif : îlfautaider àledévêlir.

— Fig. et en style de Pratique, sedessaisir d’un bien, l’abandonner au

: donataire ou à l’acquéreur.

DÉVÊTISSEMENT, S. m. (dë ré-ti'Ce-man) T. de Jurispr. Dépouille-ment; démission : Dècêtissement deses biens en faveur de ses enfants.

DÉVIATION, s. f. (dè-via-cion)* Mouvement, action par laquelleun corps se détourne de sa direction :j’ai descendu la rivière sans dévia-tion; les déviations de la colonnevertébrale. A. En Physiq., chan-gement de direction qu’eprouve uncorps en mouvement t lorsqu’il reu-