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A.—En t. de Jurisprudence, casparticulier sur lequel il faut opiner.(Du latin species , qui a la même si-gnification.)— Grandeurs de différenteespèce (Arilh.) , grandeurs de dif-férente nature , comme des mètres etdes heures. Quelques-uns appellent,mais moins exactement , grandeursde différente espece , celles qui, quoi-que de la même nature , ont simple-ment des dénominations différentes ,comme des toises et des pieds , desheures et des minutes , etc.— Trian-gle donne d'espece (Géom.), triangledont chaque angle esldonné.— Cour-be donnée d'espèce , 1 ° dans un sensplus étendu , courbe dont la natureest connue ; 2 ° dans une acceptionplus particulière , courbe dont onconnaît la nature et le rapport qu’ontentre eux les différents paramètres.
Espèces, s. f. pi. Les diverses piècesde monnaie : Tant en billets et tanten espèces. — Dans les phrases où ilest mis par opposition à argent , il |signifie denrées : Si je ne le paye enargent , je le payerai en espèces ,comme liés , vins etc .—Dans la Phi-losophie scolastique , les images oureprésentations des objets sensibles.—Dans l’Eucharistie, les apparencesdu pain et du vin après la transsubs-tantiation.—En Pharmacie , poudrecomposée. * Tl se dit aussi de diversessubstances végétales divisées en frag-ments plus ou moins menus , qui ontentr’elles quelque analogie de pro-priétés: Les espèces vulnéraires , pec-torales , etc . A.
ESrENS , s. m. pi. (h-pan) T. dePèche. Pièces, au nombre de dix ,qui composent le filet du sardinal ,ayant chacune seize brasses et demiede longueur, et six brasses de lar-geur.
ESPÉRANCE , s. f. Attente d’unbien qu’on désire et qu’on croit qu’ilarrivera. Voy. Espoir. Il ne se prendqu’en bonne part, quoi qu’on lisedans Racine ( Àndromague ) : Grâceaux Dieux, mon malheur passe monespérance , cVst-à-dirc mon attente.— La personne ou la chose de la-quelle on espère : Jl est Vespérancede toute la famille. —L’une des troisVertus théologales. (De l’italien spe-ranza , fait dans le même sens , dulat. sperare espérer.)
ESrÈRE , s . f. (Pèche) Tendre nl'espère , tendre des filets sur des pi-quets enfoncés dans la vase auprèsdu rivage , dans Vespérance de pren-dre des plies , Ole. On dit à peu prèsdans le même sens, en t. de Chasse,aller à f espère , etc.»
ESPÉRER , v. a. (ès-pê-ré) Avoirespoir‘ t être dans l’attente d’un bienà venir : Espérer une succession t vuemeilleure fortune. On dit aussi ncu-tralemen! : Espérer en Dieu m .j*espèreen votre justice, j'espèrede votre bon-té que.... * Peut-on espérer de vousrevoir. A. ( Du latin sperare , dontla signification est la même.)
ESPULASE , ». f. (ès-fla-ze) T.
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de Chirurgie. Fracture du crùne ,dans laquelle l’os est brisé en plu-sieurs pièces et enfoncé. (Du grecesphlasis rupture avec enfoncement,fait de phi ad je brise je romps.)
ESPIÈGLE , s. et adj. in. et f.Jeune homme, jeune fille qui a de lavivacité et qui fait de petites mali-ces. Il est familier. ( De l’allemandulespiegel , qui se prononce ulèspiè-gle y nom propre d’un personnagesaxon , célèbre , vers 14SO , par destours et malices de ce genre , dontla vie , composée en allemand , tra-duite et imprimée en français, faitpartie de la Bibliothèque bleue.Ulespiegel ou Eulespieyel ou Eulcns-piegel , signifie littéralement miroirde hibou ou de chouette , d'enle hi-bou , chouette , et spiegel miroir.)
ESPIÈGLERIE , s. f. Tour , ac-tion d'espiègle. Il est familier.
* ESPINÇOIR , s. m. Marteau depaveur. R. B.
ESriNGARD , s. m. (ès-pin-gâr)Petite pièce d’artillerie , qui ne por-te pas au delà d’une livre deballe.
espingolb , s. f. Espèce de fu-sil fort court et dont le canon estévasé. On le charge à l’abordage desept à huit balles.
ESPION, ESPIONNE, s. ( ès-pion,ès-pio-nè) Celui, celle quiè/ne, quiobserve la conduite de quelqu’un.Voy. Emissaire. (Voy. Espionner ,pour l’étymologie.)—En t. de Pèche,filet des Catalans pour la pêche dessardines. Il diffère peu du Sardinaledes Provençaux. — * Espion est en-core le nom d’une espèce de merled’Afrique très rusé. B.
ESPIONNAGE , s. m. ( ès-pio-na-je ) Action d'espionner ; métierd’e.sTHO/t : Vespionnage est un métierinfâme.
ESPIONNER , v. a. et n. (ès-pio-né) Observer, épier ; servir d'espion.(De l’allemaod spœhcn , qui a la mêmesignification , et d’où ont été faitségalement l’anglais to spy , Pilai.spiare , et l’espagnol espiar.)
ESPLANADE , s. f. Lieu aplaniet débarrassé de tout ce qui pouvaitl’encombrer. (Du latin planas uni ,aplani.)—En t. de Fortification , h*parapet d’un chemin couvert. — Ent. de Fauconnerie, la route que tientl’oiseau , lorsqu’il plane en l’air.
* ESPLANDIAN , s. m. , ou Toiled’araignée; coquille en cornet. B.
ESPOIR , s. m. ( ès-poar ) Espé-rance ; avec cette différence , sui-vant l’abbé Pxoubaud , qu'en généralVespoir s’ ‘3 grands objets,
à ceux dont la privation serait pournous un malheur , tandis que Y espé-rance Rabaisse jusqu’aux plus petits,et en quelque sorte aux plus indiffé-rents. Espoir n’a point de pluriel.
ESPOLEiins , s. m. pl. (Soierie ,Rubaneric , etc.) Ouvriers qui char-gent et disposent les espolins.
ESPOLIN , OU ESPOULIN , S. m.(ès-po-letn) Petite navette qui cou-
- ESP .
tient la dorure ou la soie empl°y 6brocher les étoffes. . .
esponton , s. m. Demi-prçque portaient autrefois les om cied’infanterie , * et dont on se sert s ^les vaisseaux , quand on en viel1l’abordage. A .—Grille a esponlon,celle où l’extrémité des barres ,lieu d’être en pointe ou llamm® ®doyante , est terminée par des ede piques.
* ESPOCLETTE , S. f. Enl ^noir ou canal pour niellre le l eu 'd’Arlillerie. B.
ESI’ItlINGALLE , s. f. (ès-J” - ® 1 'ga-le) Espèce de fronde en usag® atrefois dans les armées.
ESPRIT, s. m. ( ès-pri ) Substa®^incorporelle : Dieu est un pur esp*
—I/ame de l’bomme : Rendreprit, mourir.—Ame d’une p® r ®? nmorte ; Revenant. —* Esprit / a “ j,lier , sorte de génie que l’on crojattaché à une personne, pour ' a ^ U eSder, l’inspirer, la servir. A* ~"'*facultés de l’ame raisonnable : , .
tiver son esprit. Voltaire ijlenrie fen supposant la parole adresse®^Henri IV seul, a dit en ce s® r ‘ s . ffpluriel : Mais si la vérité nvos esprits. C’est une faute ; d ’ a , evotre esprit au singulier. Celleest encore plus sensible , si | ,al jprit on entend ici orne .—Facim | e
saisir avec promptitude l'ti |Sé? f^ [g .et les différents rapports des ®‘'J ^
Avoir beaucoup d’esprit. Voy*tendement .—Dans le langaged® 9 ' ^
le talent . r savamm® 11 ^,
qu’on n’exprime pas ; ce nlot ,f". fl „*t-séquence et celui de l'adjectiftuel qui s’y rapporte , sont P a ! jfièrement affectés à des croq u,s Jj s ,des esquisses légères.—Verlt'i P^ (( .sauce surnaturelle : espritdel’esprit de Prophétie .—Motif ol \ * ^
nière d’agir: Esprit de chan^ n)
paix ou de vengeance, de r^. ^tetc .—Humeur ; caractère t ' , c edoux , turbulent , etc. Il se f ' (s , d®sens , et par rapport aux la * <! j oJ /eS'la personne même : C’est un ^ ctprit , un des meilleurs cspi 1 ^ ,
siècle ; un bel esprit , un esp> 'ij'ai'etc.—* Aptitude: U a l’espn^’J fares , d’analyse—Avoir ^ c< ^ | ,vic nlson état , connaître ce q ulà son étal et s’y conformer- l0 eide retour, le désir qu’» J,c ,!’/
éloignée de son pays , W^s’ap"retourner un jour. Cette l° c “ c( , r taiu spliqtte , par extension . •' e |esp‘'animaux domestiques, ,< ’ 5< ‘|’ ll n A®'
geons , etc. A.—I*e sens ‘ gém® ’eur ou le caractère de *? |) ,nia ,rele son style.—En t* ( \® e qtti i ,iar ";recque, esprit rude , ^ faut’
tue aspiration ; et, es l" ,i> 0 sP> ia 'igné qui marque abscu® e le
ion.— Aigrette de P "J"* s df> nS .* eUemmes mettent qitelq 111 ' o. l]in assi* r ’oiffure. A.—En t. de P'“* c , q a ®tînmes à barbules trcS , cC Je>orte sur le dos une es I\ r .on ou plutôt d’«ifir elt0