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Tome premier.
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ESQ

Dans l’aucieune chimie, fluide* r cs subiil ; vapeur très volatile :

Esprit de vitriol (l’acide sulfurique);esprit de sel (l’acide hydrocliloriquc);esprit de nitro (l’acide nitrique) ; es-prit de soufre (l’acide sulfureux) ; es-pritdemindérêrus(\'àcêla\Q d’amonia-fine liquide); esprit de Vénus (l’acide^étique); esprit volatil de sel ammo-rt *flraZ(ramn)oninque);<?a’j3rz7 recteur,l’arôme ; esprit de vin on esprit ar-gent (l’alcohol), liqueurînflammnble,légère , volatile , très fluide, d’uneodeur et d’une saveur fortes , etc.qui s’exlrait de toutes les substancesqui ont subi la fermentation vineuse.Voy. Alcohnl ; esprit des plantes ,eaux simples distillées des plantesodorantes. (Du latin spirüus , fait de5 pirare souffler.)

L'Esprit-Saint , l’Esprit de Dieucommun aux trois personnes de la«ointe Trinité .—Le Saint-Esprit , latroisième personne de la sainte Tri-nité.— L'ordre du Saint-Esprit , or-dre de chevalerie, institué par Henri1 l\.-~Esprits célestes , bienheureux ;a nges , âmes qui sont en paradis.—Esprit de ténèbres , immonde , etc. ,Mauvais ange, démon .—Esprits , auPlur. Substances d’où procèdent lesmouvements du corps : Les espritsAnimaux. —*Fig. Reprendre ses es-prits , se remettre du trouble, de l'é-uiotion , etc. , que l’on éprouvait.—Esprits, au pl., se dit aussi souvent,d’une réunion de personnes considé-par rapport aux passions , auxdispositions qui leursont communes :l'ne grande fermentation régnait'dorsdans lesesprits. A.-—* Liqueurs'i'iritneuscs. N.

EspïutÉ , ÉE , adj. Qui a de l’es-Prit. Mot qu’on a tenté à diversesReprises de faire passer dans la lan-Ulî c , et qu’on trouve , entre autres'Htvrages , dans le charmant voyaged Q Chapelle et Bachaumont : ElleestEune , riche, espritèe. Il n’a pointL ‘lé adopté.

, * ESPUOTE , s. m. Nom de plu-S,fi urs poissons du genre des dupes. B.

* ESQUAIN , s. ni. Planche qui10r de l’accastillage. B.

} * ESQUIAVUNE, s. f. Ancien vê-‘'nent d’esdave , d'ouvrier; chàti-long et sévère infligé à un clie-^1 pour le dompter. B.

I *ESQUIUHER, V. n. T. du jeu*; r eversi. I! signifie que, dans le casIon a la carte supérieure et la^ a rte inférieure de la couleur dont oni on préfère donner la dernière ,(■ ‘n de ne pas prendre la main. Il’ emploie plus ordinairement avec le’^ouoin personnel : Il ne fait que( ^fluicher .—ïl se dit quelquefois fig.<li> IT1 '' pour éviter de dire son avis,» l J|, ondre part à une querelle : Ilm Gs qniché. A.

i1(5 ® s Q^IF , s. m. (ès-kife) Petit ca-( j^ dont on se sert à divers usages' J 1 , 8 la navigation. (Du grec skaphêu bateau , dérivé de skaptô je•nie.)

—ESS

ESQUILLE , s. f. {es-kt-gUè ;mouillez les II) Quelque partie d’unos casse et rompu. (Du latin barbaresquidilla , diminutif de squidia ouschidia , dérivé du grec schidion pe-tit éclat de bois , diminutif de scindééclat de bois, copeau.)

ESQUIMAN , s. m. ( cs-qni-man )T. de Marine. Nom que donnent lesHollandais au quartier-maître , etmême quelquefois au second contre-maître.

ESQUEVANCIE et non pas ES-QUILAÏNCIE, s. f. ( bs-ki-nan-cî-c)Inflammation violente du gosier :Une esqninancie suffocante. * Les mé-decins la nomment Angine. A. (P rcorruption pour synanchie, fait dans lamême signification du grec stnutgchê,dérivé d 'agehô je serre, je suffo-que.)

ESQUITVE , s. f. (ès-qui-ne ) T. deManège : Un cheval fort d’esquine ,fort des reins ; faible d'esquine , su-jet à broncher. (Corruption d ‘échine.Voy. ce mol.)—Plante. Voy. Sqvinc.

ESQUIPOT , s. m. (ès-qni-po)Espèce de tirelire ou de petit troncqui est dans la boutique des Barbiers,et où l'on met l’argent de ceux quiviennent s’y faire raser.

esquisse , s. f. (ès ki-ce] Pre-mier crayon d’un ouvrage de Pein-ture ; premier modèle que fait unSculpteur , en terre , en cire , etc.Voy. Ebauche.—* Il se dit, fig. , enparlant des ouvrages d’esprit : L'es-quisse d'un poème. A. (De l’italienschizzo, qui a la même significa-tion.)

ESQUISSER , v. a. ( cs-qui-cè )Faire une esquisse : * Esquisser unefigure , un paysage, le tableau d'uneépoque. A. (De l'italien schizzare.)

* ESQUIVE , s. f. Terre mise surune partie des formes de sucre. B.

ESQUIVER , V. a. (ès-ki-vé) Evi-ter adroitement un coup , etc. Il s’em-ploie quelquefois comme neutre.—On dit par extension : Esquiver un im-portun y une occasion fâcheuse ; es-quiver la difficulté , etc .

S’ESQUIVER, v. pron. Se tirersubtilement d’un endroit où l’on neveut pas rester. (Du mol esquif y faitdu grec skaphê petit bateau ; s'échap-per comme dans un esquif.)

ESSAI, s. m. (< 3-cé ) épreuve qu’onfait de quelque chose. Voy. Epreuveet Expérience. — Opération par la-quelle on s'assure de la pureté d’unmétal, * ou de la nature du métal con-tenu dans une mine. A.—Petite por-tion de quelque chose qui sert à ju-ger du reste.—Premières produc-tions d’esprit sur une matière. —Certainsonvrages qu’on intitule ainsi,soit par modestie , soit parce qu’eneffet l’auteur ne se propose pas d’ap-profondir la matière qu’il traite. A.(De l’italien assagio. Voy. Essayer.)—Coup d’essai t premier essai quel’on fait en quelque chose.

essaie , s. f. Racine des Indespour teindre en écarlate.

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ESSAIE RIE , s. f. Voy. Essaya-rie.

ESSAIM, s. m. [é-cein) Volée dejeunes mouches è miel, qui se sépa-rent des vieilles pour aller ailleurs.(Du latin examen employé dans lamême signification : examen apumessaim d’abeilles.)—Fig. Multitudede choses semblables : Un essaim debarbares , uness.aimde sauterelles , etc.

* ESSAIMAGE, s. m. Action d’es-saimer. B.

ESSAIMER, v. n. (è-cè-mi) Jeterun essaim : Cette ruche a essaimé.

* ESSALER , v. a. T. de Salines.Enduire la poêle de muire gluante.B.

* ESSANDOLES , s. m. pi. Peti-tes planches pour couvrir les mai-sons. B.

ESSANGER, v. a. (ê-san-jé) La-ver du linge sale avant de le lessi-ver.—Suivant quelques-uns , frap-per le linge avec le battoir. (Du lat.barbare exsaniare, formé de la par-ticule extractive ex , et de sanies sa-nie , pus , ordure ; Oter les ordures.Ménage. Selon d’autres , de la mêmeparticule extractive è et du mol sang;ôter le sang , e£c.)

* essartage , s. m. Actiond’essarter. B.—L’Académie dit, es -sartement.

ESSARTER , v. a. ( ê-sar-té ) Dé-fricher , en arrachant les bois , lesépines. — * Essarter les bois , leséclaircir en arrachant les sous-bois etles épines. A. (Du latin barbare exar -tare ou essarlare , employés l’un etl’autre dans la basse latinité , pourdéfricher uu bois , un pré , un che-min.)

* ESSAUGUE , s. m. Filet qui aune grande bourse au milieu, et deuxailes. B.

ESSAYER , v. a. (é-cé-ié) Eprou-ver une chose ; en faire l’essai : * Es-sayer un canif, un cheval , un habit,une arme , ses forces , le goût du pu-blic; essayer de Vor , de l’argent ,examiner à quel litre ils sont. A.—Essayer d'une personne , d'une chose,en faire l’épreuve, pour voir si l’onpourra s’en accommoder.—Il a le senset les régimes de tâcher : Jai essayede le persuader ; Essayer à marcher.De \aut mieux quand essayera lout-à-fait le sens de tâcher ; ci est préfé-rable , quand il se rapproche de sonsens propre et qu’il signifie faire desessais. (De l’italien assaggiare , dontla signification est la même, et qui,suivant Ménage , a clé fait du latinsapor saveur, goût, au moyen d’unesuite de nombreuses transformations.)

s’essayer , v. pron. S’éprouver:* S’essayer à la course , à nager. A.— * S’essayer , v. réc. faire l’essail’un de l’autre : & es lutteurs s'es-saient. Fam. B.

ESSAYERiE , s. f. (é-cè-ie-rî-e)Lieu particulier dans les Monnaies oul’on fait l'e.vsai.

essayeur, s. m. (é-cc-teHr)Officier de la Monnaie qui voil à quel

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