ETR
Rompre la tète à force de bruit et deoHaillerie : Etourdir les oi'eilles .—R»g. Causer de l'étonnement, de ï’em-b*rras.~Fig. Etourdir lagrosse faim,1 apaiser.— La douleur, l’endormir,fe calmer. On dit dans le même sens,étourdir Vaffliction.—-la viande , lac '»ireà demi : Cette viande n’est qu’è-lourdie.
s’étourdir, v. réfl. Se préoccu-per, s’entêter : Il s’étourdit de vaines
faisons y de ces chimcres.S’êtour-
for sur . se distraire de quelque
c hose ; s’empêcher d’y penser»ÉTOURDISSANT , ANTE , adj.{à'tour-di-san , an-te) Qui étourdit.
ÉTOURDISSEMENT , s. m. ( è -tonr-di-ce-mari) Effet de l’action quiétourdit.— Fig. Trouble que cause unMalheur, une méchante nouvelle.
ÉTOURNEAU, S. m. {é-tour-no,*« d.) Oiseau noirâtre, marqué dePetites taches grises, de l’ordre desPassereaux , et de la famille des Co-hirostres. Le bec de l’étourneau ,Presque aussi long que sa tête , estJaune dans le mâle. (Du latin stur-1l, ts , qui a la même signification. )J-dMg. et fam. Jeune homme qui veutWe le capable.—Cheval d’un poil6 r is-jaunâtre.—Voy. Fauconneau.
ÉTRÀMÉES OU TRAMÉES , s. f.VI* Toiles d’étoupes qui se fabriquentlheardie.
( étrange , adj. m. et f. Quii] est pas dans l’ordre et l’usage coin-Jî^on. (Ou latin extrancus , qui signi-,(i proprement étranger.)ÉTRANGEMENT , adv. ( è-tran -D’une manière étrange,* ex-b’êmement , excessivement. A.
ÉTRANGER , ÈRE , s. ( è-tran-Jc , è-re) Qui est d’un autre pays que^u, de son actuelle résidence.—Voi n’est pas du pays.—Qui n’est pasl * e la famille , de la compagnie, de la<0 nimunaulé. (Du latin extraneus, qui11 !**> même signification.)—*Ilse prend[l u ^lqnefois absol. et désigne alors,Pays étranger : Passer à l'étranger ,Expatrier. A.
, ÉTRANGER , ÈRE , adj. Qui est, Ur> e autre Nation : Climat, pagsnger ; coutumes , lois t plantes^ ingères .—Qui n’a aucun rapportCe fait , ce raisonnement est} ' a ngerà la cause; ccs intérêts luiétrangers. —* Qui n’est pas na-(] re l ou propre à une personne , à^ chose : Une femme gui empruntee,? charmes étrangers.—Etre ètran-
9er
l> cn
| Ia a une science , à un art, etc. ,
avoir aucune notion, aucune[Naissance. A.—Qui ne participeà.... t qui u’entre point dans...étranger à toutes les intrigues ,j ‘"En Médecine et en Chirurgie ,| e COr ps étranger, qui se trouve dansCOr ps de l’animal contre sa nature.^l Q r^A>GER , v. a. Chasser,4 » 'goer d’un lieu , désaccoutumerPa Ven ' r : Etranger le gibier d’un9iV* ^ aussi s’ëtranger ï Le.1[ ler ? es t étrange de ce canton .—8e dit fam, des personnes s Etran-
ETR
ger les importuns ; cet homme s'sjtètrangède cette maison , * Ce verbea vieilli. A.
ÉTRANGETÉ , s. f. Caractère dece qui est étrange , mol nouveau qui,suivant La Harpe , est nécessaire,et que l’exemple des plus grandsécrivains devrait, dit-il , avoir déjàconsacré. On l’emploie aujourd’huisans difficulté.
ÉTRANGLÉ , ÉE , part. pass. etadj. Voy. Etrangler. —Fig. i° Dis-cours étranglé , qui n’est pas assofcétendu. 2° Habit, con-idor étranglé,trop étroit.
* ÉTRANGLE-CHIEN , s. m. As-péride ; cynanche. B.
ÉTRANGLEMENT, s. m. ( è-tran-gle-man) *Acliond’étrangler, et plusordinairement état de celui qui estétranglé. A.—En Médecine , resser-rement excessif. (Du latin strangula-tus ou strangulatio .)—En Botanique,parties étroites plus ou moins allon-gées , qui, dans certains légumes ,réunissent les articulations.—En Hy-draulique , endroit d’une conduite où ;à raison du frottement ou de quelqueautre obstacle , l’eau ne passe qu’a-vec peine. — En Entomologie , fi-„let délié qui unit les deux parties decertains insectes, tels que l’araignée,la guêpe , etc.
ÉTRANGLER, v. a. (é-tran-glé)Faire perdre la respiration et la vie,en pressant le gosier ou en le bou-chant. (Du latin strangulare , fait dansla même signification du grec strag-galoô. )— Fig. ne pas donner l’éten-due nécessaire à une chambre , à unraisonnement, * aux manches d’unerobe , à un sujet. A. , etc.— Etran-gler une affaire , la juger à la hâte.—Fam. Que ce morceau m'étranglesi je mens , sorte d’imprécation dontl’origine remonte aux temps où,pour tirer la preuve d’une accusa-tion , on exorcisait le pain , l’eau ,etc. présentés à l’accusé. On croyaitqu’un coupable ne pouvait pas ava-ler un morceau de pain exorcisé.
ÉTRANGLURE, s. f. En t. deManufacture , défaut qui provient desfaux plis durant le foulage des draps.
ÉTRANGUILLON , s. in. (è-tran-ghi-glion , mouillez les U ) Maladiedes chevaux ; espèce d’esquinancic.—Sorte de poire fort âpre.
ÉTRAPE , s. f. Petite faucillepour couper le chaume. On la nom-me aussi Estrapoire.
ÉTRAI»ER , v. a. ( c-tra-pè) Cou-per le chaume avec une étrapc. Ondit aussi Estraper.
ÉTRAQUE , s. f. [ê-tra-he] T. deMarine. La largeur du bordage.
ÉTRÀQUER, y. a. (è-tra-kè) Ent. de Vénerie , suivre un animal à satrace sur la neige , jusqu’à sou gite.
ÉTRASSE , S. f. Voy. Strasse.
ÉTRAVE , s. f. Pièce de bois quiforme la proue d’un vaisseau.
ÊTRE, s. ni. Ce qui est ou existe:L'être souverain; les autres êtresn’exixtent que par lui.—* Il soin-
ETR <57f
plçue quelquefois d’une façon parti-culière pour désigner une personnecontre laquelle on est indigné ; Quelêtre méprisable !—L’existence: C’estDieu qui nous a donné l'être. — Aupluriel : Les êtres d’une maison , lesdegrés , corridors , chambres , etc. :Savoir , connaître les êtres. — Unêtre de raison , ce qui n’existe quedans l’imagination.-"T. D’Administ.forestière , qui s’emploie dans la lo-cution: A blanc être , à blanc estoc.Voy. Estoc. A.
ÊTRE, v. n. Exister, subsister tavec celte différence, suivant Girard,qu être convient à toute sorte de su-jets , substances ou modes, et à tou-tes les manières cVêtre , soit réelles ,soit idéales , soit qualificatives ;qu’e.ri*'fer ne se dit que des subs-tances, et seulement pour en mar-quer Vitre réel ; et que subsisters’applique également aux substanceset aux modes, mais avec un rap-port à la durée de leur être , nuen’expriment pas les deux premiersmots. (Du latin slave.) —L’usage leplus ordinaire de ce verbe est d’at-tribuer quelque chose à un sujet pardes adjectifs ou des adverbes aux-quels il se joint : Il est sage, grand,vertueux ; il est debout , couché ; ilest bien , mieux , plus mal, etc. —Ap-partenir : Cette maison est à moi .—Comme impersonnel il régit de avecl’infinitif; Il est beau, il est utile de...—On dit encore impersonnellement,il est pourtZ y a.—* Etre s’emploietrès souvent, avec les prépositionsà , dans , et en, lorsqu’on veut in-diquer la relation au lieu , au temps ,ou l’état, la disposition , le genred’occupation , etc. Etre a Rome ,au lit, à ta promenade , dans la mai-son , dans son lit, dans la misère ,en prison , en janvier , en santé, àjeun ; être à quelque chose , s’en oc-cuper , ou y prêter attention ; être àplaindre , à blâmer , etc ., être dignede compassion, de blâme; fam.Vous n'y êtes pas , vous vous mépre-nez , vous ne comprenez pas. Fam.Je suis , je serai a vous dans un mo-ment , je vais me rendre auprès devous , ou je vais faire ce que vousdésirez.—S’emploie également avecla plupart des autres prépositions delieu , surtout pour indiquer , au pro-pre , la situation relative; et, au fi-guré, l’état , la condition, la dispo-sition : Il estdevantvous , près , loin ,sur , hors , sur le point de..., avec,sans fortune ; cela nest pas selon laraison .—Avec la prép. de, i! pré-cède les mots qui indiquent le lieud’origine , l’auteur d’ime chose , laprofession , la condition , la qualitépropre à un sujet , la matière , l’oc-cupation : Il est de Paris; ces verssont d’llomere ; U est d epée , rie robe,d'un caractère difficile , de garde ;cette statue est de marbre. Il est dudevoir d’un homme , un homme doit.—Suivi de la prép. de, il signifieaussi, être compris dans, faire par-