FAL
FALCADE , s. f. T. de Manège.Espèce de courbette.
FALCAIRE , s. m. ( fal-kè-re )Soldat qui portait une épée courbec omme le cimeterre. (Du latin faîca -^■s , fait de faix, falcis , faux ;Parce que ces épées en avaient laforme.)
FALCIDIE , QUARTE FALCI-nï E ou FALCIDIENNE , s. f. T.*fo Jurispr. Portion que l’héritier in-flué pouvait, dans le Droit écrit,r otenir sur les legs faits par le Tes-teur, lorsqu’il ne lui restait pas^ quart de la succession en payante s legs. (Du latin falcidia nom defo loi qui fut, du temps d'Auguste,Portée sur cct objet par le tribunFalcidius.)
FALCIFORME , adj. T. d’Anat.Qui a la forme d'une faux. (Du latinfalcis, gén. de faix faux, et de formaforme.)
* FALCORRE, s. f. Poule d’eau;fouette blanche , noire. B.
FALLACE, s. f. (fal-la-cé) Trom-P^rie , fraude : C'est un homme sansfaaudc et sans fallacc. Il est vieux.(Bu latin fallacia , fait de fallere
Pomper.)
fallacieusement, adv. (fal-f'ci-cû-ze-man) D’une manière fal-
facieuse.
fallacieux, euse , adj. (fal-f'-ci-eil, eu-ze) Trompeur , fraudu-fo u x. Il est vieux, mais il doit êtrec °nservé, 1° par respect pour Cor-olle et Iîossnet qui s’en sont très^ireusemenl servis, le premier danshdogune , le second dans ['Histoire}>H iversclle (2 e discours); 2° parce» comme l’observe Roubaud , ilpoint remplacé par trompeur,1 u i signifie en général ce qui trompe^ induit à erreur, de quelque ma-J ev o que ce soit; au fieu que par' Q 'lncicux on entend ce qui est faitjjoiir tromper, pour abuser et jeter^ns l’erreur par un dessein formée tromper, avec l’artifice cl l’ap-j^reil imposant le plus propre à
j, ^'ALLOIR, v. imp. ( fa-Ioar ) *jl! faut. U fallait. Il fallut, lia fallu.). c "t fallu. Il avait fallu. H faudra.^y V f a fallu. Tl faudrait. Tl auraitil eut fallu. Point d’impératif.r H ^ faille. Quil fallut. Qu'il aitfal} 1 ' ^ eût fallu. Falloir. Ayant^ lre n ^ cess ^ » devoir,8p '‘'galion , de bienséance. En cetiirr’ '* n>es! guère d’usage qu’à l'infi-c V* f a **t ) B «st besoin, il est né*Un Sj,re : C’est un faire-le-faut, c'est; nis ■ n ^ Cess i t G absolue. — * Il se ditf Q j. Sl , ( fo ce dont on a besoin : Jl luiCcnt francs ; il lui faut uncul’ 1 * * Mtt cheval. — Il se dit parti-el» a !f rernent de ce qu’on doit donner
foire^ n * ^° Ur un P r ' x ' P our un sa “
* Combien vous faut-il pourA. re7nnrc handise f pour votre peine?^ ®'S n *^ e encore, manquer.
Cett * acception il ne s'emploieVec la particule en, et le pronom
FAL
de la troisième personne : Il s*en fautbeaucoup quil ait achevé ; et non pasavec une négation , comme dans Té-lémaque , liv. 3 : Il s'en faut bienqu'il ne le fasse , ce qui est un solé-cisme. H s’en est peu fallu qu'il nesoit tombé. Dans cette dernière phra-se , la particule négative ne est né-cessaire , parce que il s'en est peufallu, sous une forme affirmative,renferme implicitement une négation,et équivaut à il ne s'en est pas fallude beaucoup. (Même étymologie quepont faillir.)
4 FALLOPE (Trompes de.) Voy.Trompes.
FALLTRANCK, s. m. ( fal-tranke )Mélange de plantes vulnéraires deSuisse ou d’Auvergne qu'on prenden infusion. (C’est un mot allemandqui signifie boisson pour les chûtes,formé de fall chute, et tranck bois-son.)
FALOT, s. m. (fa-lo) Espèce degrande lanterne. (Du grec phalos bril-lant, resplendissant, dérivé de phaôj’éclaire.)
FALOT , OTE , adj. {fa-lo, o-te)Impertinent; ridicule, plaisant, drôle:Conte falot , aventure falote. — U sedit substantivement des personnes :C’est un plaisant falot. (De fol oufou , dont falot est un diminutif.) *U est familier. A.
FALOTEMENT, adv. ( fa-lo-te-man) D’une manière falote.
FALOTIER , s. m. ( fa-lo-tié ) Of-ficier qui place les falots ou les lu-mières sur les escaliers.
FALOURDE , s. f. Gros fagot dequatre ou cinq bûches de bois (loué,liées ensemble. (Suivant Yrcof, defaix et lourd , faix pesant ; parceque la falourde est plus fournie debois , et plus lourde à porter que tefagot ordinaire.)
FALQUE , s. f. ( fal-ke ) T. deManège. Mouvement vif et réitérédes hanches et des jambes de der-rière du cheval, qui plient fort baslorsqu’on l’arrête; ce sont propre-ment trois ou quatre petites courbet-tes pressées avant l’arrêt.— Falques,pl. T. de Marine. Délits panneauxen coulisse pour élever les bordsd’un bâtiment.
* FALQUE, ÉE , adj. T. de Bot.Courbé au bord coimne une faux. B.
FALQUEU, v. n. (, fal-ké) T. deManège : Faire falquer un cheval ,le faire couler deux ou trois tempssur les hanches eu formant un arrêtou demi-arrêt.
FALSIFICATEUR, s. m. Celuiqui falsifie.
FALSIFICATION , S. f. {fal-ci-fi-
ka-cion) Action de falsifier. ■— Lachose falsifiée. — * Etal de la chosefalsifiée. A. (Du latin falsificatio .)
FALSIFIER, v. a. (fal-ci-fi-à )* Altérer, changer , dénaturer quel-que chose, avec dessein de tromper :Falsifier Vecriture , un seing , uncachet , un contrat, un texte , unedate. A. Altérer une substance quel-
FAM 697
conque par un mauvais mélange :Falsifier des drogues, du vin , lamonnaie , etc. (Du latin falsum faux,et facere faire.)
FALUN , s. m. ( fa-leun ) Coquillesbrisées qu’on trouve en masse à unecertaine profondeur de terre , et quis'emploient en engrais comme lamarne.
* FALUNER , v. a. T. d’Agrt-culture. Répandre du falun sur unchamp : Faluner une terre. A.
* FALUNIÈRE, s. f. Mine de fa-lun; endroit d’où l’on extrait du fa-lun : Exploiter une falunicre. A.
FÀME, s. f. Renommée; il n'estusité que dans cette phrase de Pra-tique : Rétabli en sa bonne fàme etrenommée. (Du latin fama , qui a lamême signification , et qui vient dugrec phéme, en dorique phama ré-putation , renommée , dérivé dephemi dire , parler.)
FÂMÉ , ÉE , adj. * Qui a telleoutelle réputatiou. Il ne se dit guèrequ’avec bien ou mal et par rapportaux mœurs. Il est famil. A.
FAMÉLIQUE , adj. (fa-mé-li-ke)4 Qui est souvent tourmenté de lafaim , faute d’avoir de quoi la satis-faire : Estomac famélique ; autourfamélique. A. Il est aussi substantif :C'est un famélique. (I)u latin famcli-ens , fait de famés faim.) * Il est fa-milier et ne s’emploie guère que pardénigrement. A.
FAMEUX, EUSE, adj. {fa-meû ,eu-ze) Renommé; fort connu. Il seprend en bonne et en mauvaise part,à la différence de célébré et d'illus-tre , qui se disent toujours en bonnepart. (Du latin famosus , fait de famarenommée.) — * Il signifie aussi,grand, considérable : Il a fait unefameuse bévue. N. * Dans ce derniersens , il est populaire. À.
FAMIL, adj. m. T. de Fauconne-rie. Familier , domestique.
FAMILIARISER (se) , v. réfl.(fa-mi-li-a-ri-zé) Se rendre fa?niUer:Se familiariser avec tout le monde.— S’accoutumer : Se familiariseravec la douleur , etc. — On disaitautrefois au neutre familiariser pourse familiariser : Ht qui craint qu'a-vec elle on ne familiarise. Destou-ches, dans le Glorieux. —Se fami-liariser avec une Langue, un Auteur,parler une Langue aisément; enten-dre sans peine un Auteur. On lit dansBoileau (Discours sur l’Ode) : Se fa-miliariser le grec, se le rendre fami-lier. Ce sens actif est inusité. — Mls’emploie néanmoins comme verbeactif, et signifie , accoutumer , habi-tuer : Familiariser quelqu’un avec letravail. Familiariser un cheval avecle bruit des armes a feu. A.
FAMILIARITÉ, s. f. Manière devivre familièrement avec qtielqu un ;privauté. A- (Du lat' n familiarisas.)_ * l\ se dit aussi, surtout au plu-riel , des manières familières : Pren-dre , se permettre des familiaritésavec quelqu'un . A.— On dit en raau-