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Tome premier.
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appointements fixes, chaque fois qu’iljoue : Cet acteur a tant pour ses feux,

A.

T'eu central feu qu’on supposeau centre de la terre, et que quel-que Physiciens ont regardé cotn-ine la cause de la végétation, de laformation des minéraux , etc. —T'eu follet, météore enllainmé sem-blable à une llamme légère quivoltige dans l’air à une certainedistance de la terre, dans les endroitsmarécageux , dans les cimetières ,oie.— Feu Saint-Elme. Voy. Castor*t Pollux• — Feux souterrains, quise trouvent naturellement sous terre.

— Feux chimiques , les différentsfeux employés en chimie : 1° Feude sable , feu de cendres , de limaillesde fer , lorsque le vaisseau mis 6urle feu est entouré et par dessous etaux côtés, de sable, de cendre oude limaille de fer.— 2° Feu de lam-pe , lorsque le vaisseau est échauffépar la chaleur toujours égale d’unelampe allumée. — 5° Feu de fusionou de roue , lorsqu’on environne decharbons allumés le creuset qui con-tient la matière qu’on veut mettre enfusion. — A 0 Feu de réverbère , quia lieu dans un fourneau couvert d’undôme. — 5° Feu de suppression ,lorsqu’on met le feu sur la matièrequ’on veut briller.—6° Feu nu , lors-que le vaisseau distillatoire est poséimmédiatement sur le feu.

Condamner au feu , à être brûlé.

— Passer une chose par le feu ,, àtravers la llamme , afin d’en ôter lemauvais air. — Donner le premierfeu à une étoffe en teinture , la pas-ser pour la première fois dans unehîinture bouillante. — Couleur deUn, rouge vif et foncé, qu’on nommemissi ponceau. — Faire une adjudi-cation à l'extinction des feux , adju-

une. chose mise à l’enchère , au"‘ornent où la bougie cesse de brù-b-*r.«—./V/i mettrais la main cm feu,manière d’aflirmer ce que l’on dit,l^r allusion à l’ancienne coutume de’ :,) nstater la vérité d’un fait par l’é-l’reuve du feu , et l'attouchement'' on fer chaud. — Mettre tout à feu^ à sang dans un pays , le saccager,

, rav agcr. — Fam. N'avoir ni feuHou , n’avoir point de retraite os-*' îr éc, dire fort pauvre. — Fig. * etImpul. yV’y voir que du feu , êtrel(, ll^mcnl ébloui qu’on n’y voit rien ;

’ 1 dans un autre sens , ne rien com-| ir( mdre à quelque chose, — Fig. etlln . Jeter son feu , faire et dire tout‘‘qu’inspire la colère, de manièrel’i’on est plutôt apaisé. Il signifiejmssi, faire d’abord preuve de ta-' ,)l » de génie, et ne pas réaliserj ns uite les espérances qu'on avaitAnnées de soi. —■ Fig. et fam.l;n f eu auT P ou ^ res t exciterhaine ( la discorde, la sédition,ses discours, par ses conseils.F *"“■ On dit aussi fig. i° Prendrea Chauffer , parler avec viva-♦ jo Brûler un homme à petit

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feu , faire durer longtemps scs cha-grins et ses peines qu’on pourraitabréger. — 3° Mettre le feu sous Uventre à quelqu'un , l'exciter vive-ment h quelque chose. — 4° Etreentre deux, feux , attaqué de deux cô-tés. — 5° Jeter de Vhuile sur le feu ,irriter des personnes déjà aigries.—

6 ° Jeter feu et flamme, être dansune grande colère. — 7° Etre toutde feu , plein d’ardeur, de zèle pour,etc. — 8° Se jeter au feu pour quel-qu'un , l’aimer jusqu’à tout sacrifierpour lui. — Prov. Mettre les fers aufeu. Voy. Fer .

En Chirurgie , feu actuel, ferchaud qu’on applique sur quelquepartie du corps. Feu potentiel, celuique renferment les cautères et autresremèdes caustiques.

FEU , EUE, adj. Défunt, défunte;qui est mort il n’y a pas longtemps.Ce mot n’a point de pluriel, ni mêmede féminin quand il est placé avantl’article ou le pronom; on dit : Lafeue impératrice , ma feue mère , etfeu l'impératrice , feu ma mère . ( Dulatin fuit il fut, il a vécu.)

FEUDATAinE , s. ni. et f. (feu-da-tè-re) Dans le régime féodal, ce-lui, celle qui possède un fief, et quidoit foi et hommage au Seigneursuzerain. (Du lat. barbare feudala-rius , fait du mot non moins barbarefeudum fief. Voy. Fief.)

FEUDISTE , s. et adj. Ifommeversé dans la matière «les Fiefs. Ondit aussi adjectivement un Docteurfeudiste , etc.

* FEUILLADE , s. f. T. de Bot.Expansion laminée ou foliacée decertaines plantes , des mousses, fou-gères , etc. B.

FEUILLAGE , s. m. ( feu-glia-je,mouillez les II) * Toutes les feuillesd’un ou de plusieurs arbres : A'e re-tirer , se mettre à couvert sous lefeuillage. A. — Branches d’arbrescouvertes de feuilles , * et mêmequelquefois , amas de feuilles vertesdétachées de l’arbre : (Jn lit de feuil-lage. A. — Ornements qui imitent lefeuillage , * soit en sculpture , soiten ouvrage de tapisserie, etc. : Da-mas à grands feuillages. A.

FEUILLAISON, S. f. ( feU-glih -son , mouillez les 11) T. de Bot. * Re-nouvellement annuel des feuilles pro-duit par le développement des bour-geons. A. — Epoque de l’année oùchaque espèce de plante pousse sespremières feuilles. C’est à tort quelUdliard a confondu ce mot avec ce-lui de foliation , consacré par Linnéà la manière dont les feuilles sontroulées dans le bouton. Voyez Fo-liation.

FEUILLANT, FEUILLANTINE,s. ( feu-glian, fen-gliaii-ti-ne, mouil-lez les U ) Religieux , religieuse del’étroite observance de la règle deSaint-Bernard , ainsi nommés dubourg ou village de Veuillons en Lan-guedoc (Fnlium) où était l’abbayechef-lieu de cet ordre.

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FEUILLANTS , s. m. |d. Mom-bres d’un club qui s’assemblait auxci-devant Feuillants , à Paris , mo-dérés et opposés aux Jacobins. Voy.Club.

FEUILLANTINE , s. f. Sorte depâtisserie feuilletée.

* FEU1LLARD, s. m. Il se ditdes branches de châtaigner ou desaule, fendues en deux, dont lestonneliers font des cercles : Une botte,un paquet de fenillard. —• Fenil!ardde fer, bandes de fer étroites et min-ces , qui servent au même usage. A.

FEUILLE , s. f. [feu-y lie, mouil-lez les //) Partie de la plante qui engarnit les tiges et les rameaux. Il sedit des arbres et des herbes. *Feuille simple, celle qui est d’uneseule pièce. Feuille composée , cellequi est formée de plusieurs foliolesattachés à un pétiole commun. A.(Du latin folium , fait dans la mêmesignification du grccpAutfon ou phuUbon.) •— * Pièces qui forment la co-rolle de certaines fleurs : Une feuillede rose ; en Botanique , on dit Pé-tale. — Morceau de papier d’unecertaine grandeur , fait ou taillé car-rément : Une main de papier doitavoir vingt-cinq feuilles. — Il se ditparticulièrement d’une feuille d’im-pression qui se plie en plus ou moinsde feuillets , suivant le formai duvolume où elle doit entrer ; Plierune feuille en in-douze .—Il se ditaussi d’un journal, d’une feuille im-primée qui paraît tous les jours ou àdes temps réglés : Les feuilles pu-bliques. — Il se dit encore de cer-tains cahiers volants, sur lesquels onécrit tous les jours ce qui regardele courant des affaires publiques ouparticulières : Feuille de présence,celle que doivent signer les membresd’une société ou les employés d’uneadministration , pour constater leurprésence. À. — Feuille volante ,leuille imprimée ou écrite qui estseule et détachée.

* Feuille , s’applique encore àdiverses choses larges, plates et plusou moins minces : Feuille de carton ,A., feuille d'or , d'argent , de cuivre,otc. — En t. d Ebéniste, menuespièces de bois précieux , débité trèsmince.— En t. de Miroitier, couched étain , de vif-argent, etc. — Fnl. de Menuisier , pièce ou bâtis deparquet qui est d’une forme carrée.—Un des châssis d’un paravent, quise plient l’un sur l’autre. — Petitesuperficie qui se détache quelquefoisd’un os offensé.—*11 se dit encoredes parties qui se détachent de certains corps en lames très minces .comme l’ardoise, le talcetles pierresfeuilletées. À.

A la chute des feuilles , à la fin del’automne. — Vin de deux feuilles ,de trois feuilles , de deux ans , detrois ans. —Ou appelait Feuille des

[ Bénéfices, la liste des bénéfices va-cants à la nomination du roi, ainsique celle des prétendants.