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Tome premier.
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FRA

vieillit*—Frustrer par quelquefraude*.

U a fraudé ses créanciers,—* Frauderdes droits , ou absolument, frauder ,éluder par quelque ruse le payementdes droits imposés sur une marchan-dise, sur une denrée. On disait autre-fois , dans un sens analogue , frau-der la gabelle . A. (Du latin fraudare,fait de fraus, fraudis fraude.)

FRAUDEUR, EUSE, S. ( frô-deur , eû~ze , d.) Celui, celle quifraude. (Du latin fraudator*) * On ledit principalement de celui, de cellequi fait la fraude, la contrebande.C'est un fraudeur de profession . A.

FRAUDULEUSEMENT , adv.(frau-dn-leû-se-man, d.) Avec fraude.(Du latin fravdnlenlcr.)

FRAUDULEUX, EUSE, adj. {frô-du-leû , cû-ze , d. ) Enclin à lafraude : Esprit frauduleux . Il estmoins usité dans ce sens que dans lesuivant.—Fait avec fraude : Banque-route frauduleuse .—* Banqueroutierfrauduleux , celui qui fait une ban-queroute frauduleuse. A. (Du latinfraudulosus ou frodulentus.)

FRAXINELLE , S. f. ( frak-ci-n'e-le) Plante vivace , originaire duLanguedoc, à fleur anomale, cul-tivée dans les jardins , et dont lesfeuilles imitent celles du frêne , eulatin fraxinus, * Elle a la propriété,lorsqu’elle est en pleine Heur , derendre l’air environnant inflammable;et sa racine est employée en méde-cine comme stimulante. A. On lanomme aussi Dictame blanc , quoi-qu’elle n’appartienne pas à la mêmefamille que le Dictame de Crète , es-pèce d’Origan , qui croit sur le montIda.

* FRAYÉ,ÉE, part. pass. et adj.Rendu praticable, fréquenté, en par-lant d’un chemin. N.—* En t. d’Arlvétérinaire, un cheval frayé aux ars,qui a une inflammation , des gerçu-res au pli formé par la réunion desmembres antérieurs et de la poitrine.

FRAYER , v. a. ( frè-iè ) Marquer ;tracer ; Frayer la voie, le chemin .—Fig. Frayer le chemin et quelqu'un ,lui donner les moyens ou l’exemplede. faire quelque chose. — Frôler ;toucher légèrement en passant : LeQ f>upn'a fait que lui frayer la botte.

Dans ce sens , on dit plus commu-uéinent aujourd’hui , frôler . A. (Dulatin fricare frotter.)

Frayer, v. n. S’approcher poura multiplication de l'espèce, en par-guides poissons.—En t. de Véne-!^ e , on dit qu’un cerf fraie , quand^frotte sa tête contre un arbre poura *re tomber la peau velue de ses nou-illes cornes.—Diminuer de volume:

e t écu a l>eaucoup frayê ,—Convenir( usemhle , s’accorder. En ce der-niCr sens il est familier , et se ditPresque toujours avec la négative :

03 deux homvies ne frayent pas en-'^ntble.—* Frayer avec , faire société:

ue faut pas frayer avec les nié—c »auts. N.— * Se frayer f v. pron.

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Se frayer un passage, s’ouvrir un pas-sage.—Fig. , se frayer le chemin aune dignité , à un emploi , se pré-parer les voie* pour y parvenir. Ondit de même : Se frayer le chemin deshonneurs. A*

FRAYEUR, s. f. [fré-ieur) Epou-vante , crainte , émotion, agitationviolente de l’ame, causée par l’imaged’un mal véritable ou apparent : Etresaiside frayeur. Trembler de frayeur.A. (Du latin fragor , grand bruit quisurprend et effraie.)

FRAYOIU , s. m. (frê-ioar) Mar-ques qui restent au baliveaux contrelesquel le cerf a frotté son bois. Ondit aussi frèvoir et fréouer.

FRAYURE , s. f. [fré-iure) Ac-tion des cerfs qui frottent leur boiscontre les arbres.

FREDAINE, s. f. (fre-dè-ne) Traitde libertinage ; folie de jeunesse. Use dit plus souvent au pluriel. Il estdu style familier et chagrin. (Sui-vant Ménage , du latin barbare frau-datia fait de fraus , fraudis , fraude,tromperie.)

FRÉDÉRIC , s. m. Monnaie d’orde Prusse , qui vaut 20 francs 18centimes.

FREOON , s. m. Espèce de trem-blement agréable dans le chant. * Ilest vieux. A.—Acertains jeux de car-tes, trois ou quatre cartes semblables.

* FREDONNEMENT , s. m. Lechant de celui qui fredonne. A.

FREDONNER , v. n. ( fre-do-né )Faire des frétions. *En ce sens il estvieux.—Chanter entre ses dents , etsans articuler d’une manière dis-tincte : Elle aime a fredonner. Ils’em-f)Ioie quelquefois activemeut : Fre-donner un air , une chanson . A.—Voy. Gringoter.

FRÉGATAIRE , S. m. {frè-ga-té-re) Porte-faix de la compagnie fran-çaise établie au Bastion de France.

FRÉGATE, s. f. Vaisseau deguerre moindre et plus léger que lesgrands vaisseaux , dont il diffère en-core , en ce qu’il n’a qu’une batteriede long en long. * La frégate portemoins de 60 canons : on appelle cor-vettes les petites' frégates qui n’ontque 20 à 26 canons. A. (De l’italienfregata, dont les espagnols ont faitfragata, et (es Turcs fargata.) —Gen-re d’oiseaux palmipèdes , de la fa-mille des podoptéres , qui out laqueue fourchue, et s’élèvent dans lesairs à perle de vue. Ils ne se voientque sur les mers du midi, et prin-cipalement entre les tropiques. Ainsinommés de la rapidité de leur vol.—Insecte de merde la grosseur d’unœuf de poule, et de la forme d’unebarque , qui est toujours sur l’eau oùil se soutient par une espèce de pe-tite voile couleur pourpre. GrandVocab. franç. qui le range dans laclasse des Zoophytes.

FRÉGATER , v. a. {fré-ga-tê)T. de Marine. Donner à un bâtimentl’apparence et les qualités d’une fré-gate.

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FRÉGÀTON , s. m. Bâtiment vé-nitien , à poupe carrée, qui portoun artimon, un grand mît et unbeaupré.—Petit bateau de Pêcheur,pointu par les deux bouts, et qui neva qu’à la rame.

FREIN , s. m. Mors. (Du latin fre -num, fait avec la même signification,de frangere rompre.)—En Anato-mie, ce qui bride , retient une par-tie : Le frein ou filet de la langue. A.

— Fig. Ce qui retient dans lé de-voir : * Le frein des lois. — Fig.Mettre un frein à sa langue , la con-tenir, ménager ses paroles. À.—Fig.Bonger son frein, retenir en soi-même son dépit sans oser le faireéclater.

FRELAMPIER, s. m. (fre-lan-pié) Homme de néant et qui n’estbon à rien. Il est bas. (Par corrup-tion de frère lampicr , homme chargéd’allumer les lampes. Trév. Il pour-rait venir aussi de f relampe , an-cienne petite monnaie de billon , quin’était entre les mains que des pau-vres gens.)

* FRELATAGE, s. m. Voy. Fre -loterie, A.

FRELATER , v. a. ( fre-la~tè)

* Mêler quelque drogue dans uneboisson , pour en déguiser les mau-vaises qualités, pour la faire paraîtreplus agréable à la vue et au goût. —Fig. et fam. Cela, nest point frelaté,se dit d’une chose qu’on n’a pointcherché à rendre plus belle en ap-parence qu’elle ne l’est en effet. A.

—En t. de Pêche , passer le harengpaqué, d’une futaille dans une autre.

FRELATERIE, s. f. ( j fre-la-te-rie )Altération dans les liqueurs ou dansles drogues, pour les faire paraîtreplus agréables ou meilleures.

* FUELATEUR , s. m. Celui quifrelate : Frelateur de vin. A.

FRÊLE, adj. Fragile, qui petitaisément se rompre et se casser.Voy. Fragile. — Il sc dit au figuré:Frêle comme un roseau , c'est unfrêle appui que le sien . (Du latinfragilis .) —* Fig. One santé frêle ,un corps frêle , une sauté faible , uucorps faible. A.

FRÊLE , s. f. En quelques en-droits , demoiselle , jeune fille. (Du 1l’allemand frœulein.) ^

* FRÊLEMENT, s. m. Germe ou fblanc des abeilles. B.

FRELON, s. m. Sorte de grossemouche - guêpe. Proprement , lesabeilles rnctles, qu’on appelle aussifaux-bourdons. A la fin de l’Automne,tous ces mâles sont tués par les neu-tres , quand ils ont fécondé la fe-melle.—En t. de Fauconnerie , poilqui sort des naseaux de l’oiseau.

FRELUCI1E , s. f. petite houppede soie qui sort d’un bouton ou doquelque autre ouvrage. (De Htal.fanfaluca. Voy. Fanfreluche.)

FRELUQUET, s. m. {fre-lu-kè)Jeune homme qui fait le damoiseau ,et qui n’a nulle solidité d’esprit. IIt est familier. ( De freluche , jeun*