HAC
HABITUELLEMENT, adv. (a-bi- 1tu-è-le-man) Par habitude.
HABITUER , V. a. ( a-bi-tu-ê ) Ac-coutumer ; faire prendre une habi-tude.— S'habituer , v. pron. S'accou-tumer à... — S’établir , fixer sademeure en certain lieu.
* HABITUS , s. m. T. d’Hist. nat.Contenance, port, aspect extérieurd’une espèce. (Mol lat. francisé.) B.
» HABLER, V. n. ( ha-blè ) Parlerbeaucoup avec vanteric el exagéra-tion ; mentir. (De l’espagnol hahlarparler, fait du lat. fabulari qui a lamême signilication.)
>» HABLERIE , s. f. Vanterie ;discours plein d’exagération et demensonges.
« HABLEUR, EUSE , s. Celui ,celle qui hablê , qui se vante, etc.C’est un grand hâbleur , une grandehâbleuse.
» HACHE , s. f. Instrument de fertranchant qui sert à fendre et à couperle bois ; cognée. ( Du lat. ascia , dontla signification est la même .)—* Fig.Instrument de supplice : Il a périsous la hache révolutionnaire. N. —En t. d’Arprnteur, forme de champsterminés par des lignes courbes :Pièce de terre dedix arpcnlsen hache,tenant d’une part à...—Hache d'ar-mes , hache dont on se servait autre-fois à la guerre ; elle est encore enusage dans certains pays el dans lescombats de mer.— Hache d’ouvrage,en t. d’Ardoisier, espèce de masse oude marteau pour briser les blocs,d’ardoise. — Fig. el fam. Avoir uncoup de hache, être un peu fou. —Chose faite h coups de hache , malfaite.
» HACHE ROYALE, s. f. Espèced'asphodèle dont la lige, en fleuris-sant, représente un sceptre.
» IIACIIEBACIIÉ , ÉE , adj.(Broderie.) Se dit des longs poils desoie jetés sur la taillure , pour ex-primer quelques plis ou quelquesombres. On dit également harpe.
»» HACHÉE , s. f. Punition infa-mante autrefois en usage , qui con-sistait à porter une selle ou un chienpendant un espace de chemin déter-miné.
» HACHÉES , s. f. pl. (Chasse)Vers cachés sous les feuilles d’arbre ,dont les pluviers font leur nourriture.
~ HAGREMENTS , s. in. pl. (ha-che-man) Se dit dans le Blason, desliens des panaches à divers nœuds etlacets et à longs bouts voltigeant enl'air.
* » HACHE-PAILLE , S. m. In-•trument dont on se sert pour hacherla paille que l’on donne aux chevauxc t au bétail. A.
« HACHER, v. a. (ha-ché) Fendre*vcc la hache . Il est peu usité en ce•ens.—Couper en petitsmorceaux.—Au figuré, couper malproprement.—^an» le dessin et la gravure, disposerlignes ou traits à l’aide du crayon,la pointe ou du burin , pour don-**er l’effet aux différents objets que
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l’on veut ombrer. Ces lignes, suivantles objets à représenter, sont droites,courbes , ondoyantes , croisées , etc.—En Maçonnerie, unir, avec la hachedu marteau à deux têtes, le parementd’une pierre , pour la rusliquer et lalayer ensuite.—* Il sc dit, par exten-sion , du dommage que la grêle faitquelquefois aux blés et aux arbres. A.La grêle a haché les vignes , les ar-bres , a brisé les ceps et les branches,a fait un dommage extrême. — * Parexagération : Hacher quelqu'un enpièces, le hacher en morceau.v , lefrapper de plusieurs coups d’une armetranchante. — Fig. Use ferait hacheren pièces pour cela , pour cette per-sonne , il soutiendrait cela , il défen-drait cette personne au péril de savie. — Fig. Style haché , style coupéen trop petites phrases, sans liaisonsgrammaticales. A.
» HACHEREAU, s. m. ( ha-che-rô,s. d.) Petite cognée.
« IIACIIETTE, s. f. (ha-chc-te)Outil de maçon pour hacher le plâtre.— Petite hache.
» HACHIS, s. m. ( ha-chi ) Ragoûtde viande hachée.
» HACHOIR , s. m. ( ha-choar )Table sur laquelle on hache les vian-des.— Grand couteau h hacher .—Chez les chandeliers, endroit où l’oncoupe la graisse en petits morceauxavant de la fondre .—* !l se dilquel-quefois d’un hache-paille. A.
» HACHURE,s. f. Dans le dessin,lignes ou traits par lesquels on ex-prime les demi-teintes et les ombres.Voy. Hacher. Dans la gravure , cestraits se nomment tailles. — Traitsfaits avec le couteau à hacher sur lecuivre, sur le fer ou laiton, lorsqu'onveut argenter ou dorer.—En termesde Blason, traits ou points pour mar-quer la diffcrencedes couleurs et desmétaux.
IIACUB, s. m. Plante épineuseduLevant , dont les feuilles imitentcelles de lacarline. Les rejetons decelle piaule se mangent après avoirélé cuits.
* IIADJY, s. m. Pèlerin mahomé-tan qui a fait le voyage de la Mecque.
IIADLEY, (Aslron. ) Instrumentd*Hadley . Voyez Quartier de ré-flexion.
» HAGARD, ARDE,adj. ( ha-gâr ,ar-<fc)Farouche; rude : Veux hagards.Esprit hagard, insociable. (De l’alle-mand hag clôture , forteresse , lieufermé ; homme hagard , que la forte-resse où il se trouve rend lier el hardi.Huet.) — En t. de Fauconn., fauconhagard , pris après plus d’une mue ,et qui ne s’apprivoise pas aisément.
HAGIOGRAFIIE, s. m. (a-jio-gra-fe) Auteur des vies des Saints.(Du grec hagios saint, et graphôj’écris.)
HAGIOGRAFIIE , adj. Les livreshagiographes de VAncien Testament,ceux qui ne contiennent ni la loi deMoïse ni les prophètes.
HAGIOGRAPHIE, s. f. (a-jio-gra-
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fi-e) Traité des choses sainte?.(Du grec hagios , saint, et graphèinécrire.)
IlAGIOLOGIQUE , adj. (a-jio-lo-ji-ke) Qui concerne les saints , leschoses saintes.(Du grec hagios saint,et logos discours.)
HAGIOSIMANRRE , s. m. Instru-ment de fer dont les chrétiens grecsse servent au lieu de cloches. (Dugrec hagios saint, et sêmandron , queles Grecs modernes prononcent si-mandron , indication , appel, fait desêmainô j’indique.)
IIAGLEURE, 8. f. T. de Fauconn.Tache sur les pennes.
» II Ail A, s. m. Ouverture au murd’un jardin avec un fossé en dehors.
» 1IAHÉ. Cri pour arrêter leschiens de chasse qui prennent lechange et qui s’emportent trop.
*• HAIE , s. f. (hé) Clôture d’uuchamp faite de ronces, d’épines,d’arbustes épineux, etc. (Du latinbarbare haiaoahaga, employé dansle même sens par 1rs Ecrivains de labasse latinité , et dérivé de Palletn.hag clôture , lieu fermé.)—Fig. Ran-gée de soldats ou d’autres personnesqui sc mettent de file les uns à cotédes autres: So mettre, se ranger, êtreen haie ; border la haie. — En t. deMarine , banc de pierres et d’écueilsfort allongés le long d’nnecôte è (leurd’eau, ou sous l’eau, en pleine mer.
— Espace dans lequel on arrangeles briques pour les faire sécher.—Prov. Et haie au bout, et quelquechose par-dessus. * Cette locution avieilli. A. Voy. Bout.
* » IIAIE , s. f. T. de Laboureur.Pièce de bois arrondie qui règne toutle long de la charrue. A.
» IIAÏE. Cri des charretiers pouranimer leurs chevaux.
HAIL , s. m. (Fauconn.) Voler dobon bail , de bon gré.
» IIAILER , v. a. Voy. Héler.
>» HAILLON , s. ni. ( ha-glion , enmouillant les II) Vieux lambeau detoile et d’étoffe ; il se dit ordinairementau pluriel : Couvert de haillons .(Suivant Le Duchat , c’est une syncopedu mot inusité habiflon pour habit,fait (S'habiller. D’autres le dérivent«lu celtique ou bas-breton, où ce motsignifie, celui qui a de pauvres habits.)
— » Haillons , pi. Petites buttes oùtravaillent les ouvriers dans le hautd’une ardoisière.
» IJA1M ou KIAIN , s- m. (hein)T. de Pèche. Crochet ordinairementde métal, auquel on attache uneamorce pour attirer le poisson qui seprend au haim en mordant la nour-riture qu’on lui présente. (Du latinhatnus hameçon.)
» HAINE , s. f. ( ke-ne) Inimitié ;passion qui fait ha’ir. —Aversion:répugnance : La haine des procès. Comol n’a de pluriel qu’en vers el dansle discours élevé. — * La haine dequelqu'un , se dit quelquefois de lahaine qu’on a pour quelqu’un. A. —La haine du prochain , la haine qu’on