Band 
Tome second.
Seite
82
JPEG-Download
 

82 LAQ

LAPIDIFIER, v. a. ( la-pi'di-fi-è)T. de Chimie. Réduire les mctauxenpierre. — * Donner à une substancela dureté de la pierre. On remploieaussi avec le pronom personnel : Uncorps qui se lapidific. A. (Du latinlapis pierre , et facere faire)

LAPIDIFIQUE , adj. ( la-pi-di-fi -ko) Se dit des substances propres àformer les pierres : Sucs lapidifi -que s.

LAPILLO, s. m. (la-pil~lo) Nomque donnent les minéralogistes àdes laves réduites en fragments etformant de petites pierres. (Mot ita-lien , diminutif de lapide ou lapidapierres, lequel est dérivé de latinlapis , lapidis.)

LAPIN, s. m. [la-pein) Petit ani-mal sauvage qui se loge sous terre,ou domestique. C’est un mammifèrerongeur, du genre des lièvres. (Dulat. lepus lièvre, dont on a fait dansla basse latinité, le diminutif lepinus,et enfin successivement lapinus la-pin. Ménage.) —Popul. ttommebravecomme un lapin , habillé de neuf,paré, etc.

LAPINE , s. f. Femelle du lapin.—On dit populairement d’une femmequi fait beaucoup d’enfants : C'estune lapine , une vraie lapine .

* LAPIRÉ, s. m. Rois de Cayennerouge ou jonquille. R.

LAPIS, s. m. (prononcez l\v)Sorte de pierre précieuse de couleurbleue, quelquefois parsemée de ta-ches ou veines brillantes et métalli-ques. Elle n’est point transparente.(Du latin lapis pierre ; lapierreparexcellence . On y joint souvent l’épi-thète de lazuli , dérivé de l’arabelazurd ou du persan lazouard , quia la môme signification.)

*LAPLYSIE, s. f. Mollusquecépbalé. R.

LAI'MUDE , s. f. Dans le Nord ,robe de peau de renne.

* LATOI* , LAPONE, s. et adj.Qui est de la Laponie. R.

LAPPACÉ , ÉE , adj. T. de Bot.Courbé en pointe d’hameçon.

LArs, LAPSE , adj. (prononcezl’s au masculin et le p dans l’un etdans l’autre.) Tombé. * Il ne se ditque de celui qui a quitté la religioncatholique après l’avoir embrasséevolontairement, et il ne s’emploiequ’avec le réduplicalif, relaps . A. Ilest laps et relaps. (Du lat. lapsus ,part. p. de laùi tomber.)

* lappulier , s. m. (la-pu-liè)T. de Rot. Genre dcliliacées, ar-orisscaux d’Asie et d’Amérique. N.

LAPS, s. m. (prononcez le p et I’s)T. de Droit. Laps de temps, écoule-ment de temps , espace de temps, enlat. lapsus temporis .

LAQS, s. m. pl. Yoy. Lacs.

'LAQUAIS, s. m. (la-kb) Valet depied. Yoy. Valet. ( Suivant î'auchetet lluct, du vieux mot naquet , quisignifiait anciennement valet allant àpied, et qui avait été formé de l’allein.A necht valet*)

LAR

LAQUE , s. f. ( la-ke ) Sorte degomme-résine , * d’un rouge jaunâ-tre , que certains insectes déposentsur plusieurs espèces d’arbres desIndes orientales , A. et qui entredans la composition de la cire d’Es-pagne , etc. * Couleur de laque. Ondit quelquefois adjectiv. , Gommelaque. A.*—En Peinture , couleur quia pour base une substance terreuseou crétacée, à laquelle on ajouteune teinture : Laque colombine , car -minée , violette , verte , etc. C’estproprement de l’alumine colorée.

LAQUE , s. m. Le beau vernisde la Chine : Voilà de beau laque.

LAQUÉAIRE , s. m. (la-ké-è-re)Athlète qui avait d’une main unlacet et de l’autre un poignard. (Dulatin laquator , fait avec la mômesignification, de laqneus lacet, rets,etc.)

*LAQUETON, s. m. Diminutif delaquais. Il est familier et vieux. A.

* LÀQUEUX , EUSE , adj. Quiest de la nature ou de la couleur dela laque : Gomme laquense. A.

LARAIRE , s. m. ( la-rè-rc ) T.d’Antiquité. Petite chapelle destinéeà placer les Dieux Lares . (Du latinlararium.)

LARCIIY , s. m. {’lar-ccin ) Ac-tion de celui qui dérobe , qui prend, furtivement. ( Par contraction , dulatin latrocininm .)—La chose déro-bée.—Au figuré, plagiat.—* Fig. etpoétiq. Faire un doux larcin , déro-ber un baiser à une femme. A.

LARD, s. m. (Jar ; le d ne seprononce jamais) Graisse ferme quitient à la chair du cochon , de la ha-leine , du marsouin , etc. (Du latinlaridum , dont la signification est lamôme.)—Prov. Vilain comme lardjaune, extrêmement avare .—Ne pasjeter le lard aux chiens ; être mé-nager, économe.— Etre gras à lard ;avoir beaucoup d’embonpoint.— Fai-re du lard ; dormir la grasse ma-tinée.

* LARDÉ , ÉE , part, passé, duverbe Larder , et adj. Piqué de lar-dons.— Lardé de rubans , chargé derubans. N. Voy. Larder,

LARDER , v. a. (lar-dé) Piquerde la viande avec une lardoire et ylaisser le lardon. On dit aussi farderun jambon de cannelle , de clous degirofle , etc .—* Il s’emploie quel-quefois absolument : Un rôtisseurqui larde proprement. A. — Dans lafabrication des étoffes de soie , etc.,il se dit de la navette qui, au lieude passer franchement entre les deuxparties de la chaîne , atteint , piqueet traverse l’une ou l’autre.—Fig. etfam. Larder quelqu'un de coups d'o*pée , le percer de plusieurs coupsd’épée.*— # Larder quelqu'un d'épi -grammes y de brocards, etc., lui lan-cer coup sur coup plusieurs épigram-mes , plusieurs brocards. — larderses discours , scs écrits do citations,do 7not grecs ou latins , etc ., faire ,en parlant , en écrivant, un usage

LAR

trop fréquent de citations , de motsgrecs ou latins. A.

LARDOIRE , s. f. ( lar-don-re )Instrument propre à larder. —Arma-ture de fer pour les pilotis , etc.C’est une espèce de cône, à la baseduquel sont soudées trois ou quatrebandes de fer plat , percées de plu-sieurs trous pour recevoir des clous.

LARDON, s. m. Petit morceaude lard * coupé en long , qu’on in-troduit dans la viande avec une lar-doire. A.—Au figuré , brocard , sar-casme , mot piquant lancé contrequelqu’un. — En t. de Serrurier,morceau de fer ou d’acier , dont ongarnit les crevasses qui se formentaux pièces en les forgeant.—Chez lesArtificiers , serpenteau dont on gar-nit les pots des autres pièces d’ar-tilice.

LARDCIRE , s. f. Défaut dans lodrap à lils entrelacés. B.

LARENIER , s. ni. ( la-re-nii )T. de menuiser. Pièce de bois quiavance au bas d’un châssis, pourempêcher que l’eau ne coule dansl’intérieur d’un bâtiment. On ditmieux, Larmier.

LARES , s. m. pl. ( la-re ) Dieuxdomestiques îles Païens. I.es Anti-quaires emploient quelquefois ce motau singulier. (Du latin lares , ium.)— * Poétiq. Les lares , la maison ,la demeure : Ilevoir ses lares. A.

LARGE , adj. Oui a de la largeur.Ce mot exprime, dans la surface , lecôté le moins long.—* U s’emploiequelquefois fig. dans le sens d’éten-du : Je vous fais une large conces-sion. A_On l’a dit aussi autrefois

au ligure pour libéral.—Il se dit enPeinture , par opposition à mesquin ,et pour désigner surtout le contrairede la maigreur et de la sécheresse :Contours , draperies , lumières lar-ges-, une touche , un pinceau large.On dit quelquefois substantivement :Il g a du large dans ce tableau. (Dulatin largus, qui signifie proprementcopieux, abondant , fait du grec labeaucoup, et ergon chose. — Largede loi (Monnaie) , se dit des espècesdont le titre est plus liant que celuiqui a été prescrit.—Dans nos vieil-les Musiques , on appelait large unenote dont on pouvait augmenter lavaleur , au moyen de traits qu’on li-rait par ses côtés et par sun milieu.—Prov. Faire du cuir d'autrui largecourroie ; être libéral du bien d au-trui. — Avoir la conscience large lêtre peu scrupuleux .—Ce cheval estlarge do devant, a beaucoup de poi-trail .—Cet oiseau fait large (Fau-eonn.) , écarte les ailes.

LARGE , s. m. Largeur : Cetteétoffe a une aune de large .—En t. deMarine , la haute mer , la partie dela mer qui est éloignée des côtes !Prendre le large , gagner la hautemer.—Fig. et fam. Gagner ou pren-dre le large , s’enfuir .—Mettre le capau large , tourner la proue vers lahaute mer .—Au large, loc. adv. Spa-