Band 
Tome second.
Seite
83
JPEG-Download
 

LAR

eieusement, à l’aise ; Fous êtes logébien au large. —Fig. Etre au large ,

6ire clans l'opulence .—Le vaisseauétait au large , en pleine mer .—Anlong et un large , loc. adv. Dansloule l’élendue <L> la superficie : S’é-tendre au long et au large.—* Enlong et en largo. , loc. adv. En lon-gueur et en largeur alternativementOu ne remploie guère que dnnscetltphrase, se promener en long et enlarge . Ou dit quelquefois , dans 'nuuue sens , de long en large. A.

Du long et du- large , expression advei biale *. On lui a donné du long etdu large ; il a été bien battu , bienmoqué. Il est familier et populaire.

* LARGE , adv. d'une manièrelarge : Peindre large. A.—Eu t. deManège, un chevalva large , va troplarge , lorsqu’il s'étend sur un grandterrain. i

LARGEMENT , adv. (lar-je-man)Abondamment; * Autant et plus qu ilvie faut. A.— Peindre , dessiner, com-T’oser largement, d’une manière large.

' Tarder . V. a. ( lar-gi ) T. deManège. Aller large ; gagner le ter-rain en s'éloignant du centre de lavolte , et en traçant un grand rond.

LARGESSE , s. f. (lar-jè-ce) Li-béralité ; * Distribution d’argent ou«l'autre chose. A. Il se dit ordinai-rement au pluriel. (Du lat. largitas ,largitatis , dont la signification estla même .)—Largesse de loi , en t.de Monnaie , ce qui excède le titreordonné par les lois. I

LARGETTE , s. f. (Passemente-rie) Sorte de nompareille ou petitelaveur.

LARGEUR , s. f. Etendue d'unechose considérée comme large, éten-due du côté le moins long.

LARGHETTO, adv. emprunté del’italien. Se dit, en Musique, d’unmouvement un peu moins lent qulargo , mais plus qu* adagio. On ditaussi substantivement : Jouer un latghetto.

LARGO, adv. emprunté de l’ita-beo. T. de Musique qui indique unmouvement plus lent que l'adagio.b répond au mot français lentement.b se prend quelquefois substanliv.

n largo de Tartini.—Largo assai ,superlatif de largo , très lentement.

Largue , S. m. (lar-ghe) T. dei aune. La haute mer : Prendre lelargue , tenir U haute

LAR

LAR

83

et arriver pour ne plus tenir le vent; larme* On en casse difficiteroepÇ lechanger la route du plus près, en gros bout , même à coups de mar-* —On dit teau ; * * ’ -.-

^ m uuuie mer. .... 0 - »

plus ordinairement, h large. A.— l lant de ces arbres.U est aussi adjectif ; Aller vent lar-gue , aUer par un veut de travers.

LARGUER , v. a. (lar-ghè) T. deMarine : * r Lâcher une manœuvre ,lécher ou lilor le cordage qui relientune voile par I e bas ; TMrguer Vè~coûte. A.*— -Bémarer ce qui est amar-ré.—Lâcher ce quon tient à la main.

— Larguer les bateaux , filer leursamarres , et les laisser aller , de ma-niéré qu’ils ne soient plus amarrés auvaisseau.

larguer # v. n. Porter idem

ruuic i-.-- Â ,

une route du vent fmvpte. On dit 1quhm eaissea.it largue de partout ■lorsqu’il se défait, que ses tnerobres, ses bordages se séparent.

LARIGOT, s. m. (la-ri-go) Autrefois espèce de Hôte champêtre.

—le jeu du larigot, un des jeux del’orgue.—Prov. et popul. , Boire alire larigot, excessivement.

LAR1N , s. m. (la-rein) Monnaied’argent de Perse , valant deux Ma-moudis et demi- On l'appelle aussiPacnzajie. * Elle vaut 1 fr. 3 cent-

An. du bur. des long.

LARIX, s. m. (la-rikce) Sorted’arbre résineux. Voy. lîèlese.

* LARMAIRE , adj. T. de Bot.

Qui ressemble à une larme.

LARME , s. f. Goutte d’eau quisort de l’œil , dont la cause ordinai-rement est la douleur et quelquefoisla joie. (Par corruption , du latin la-crt/ma , fait du grec dakrnma, dontla vacine est dak.ru , qui a la mêmesignification.)—Goutte ou petitequantité de quelque liqueur : Unelarme de vin .—Suc qui coule goutteà goutte de quelques arbres ou plan-tes quand on les taille.—* ïl se ditaussi d’un ornement, figurant à peuprès une larme, qu’on fait entrer,comme un symbole de tristesse, dansla décoration des catafalques , desmausolées , etc : Un drap mortuaire , semé de larmes .—Fig. S’a-

I breuver de larmes , vivre dans leslarmes , vivre de larmes y pleurersans cesse , vivre dans la douleur,dans l’aîlliclion. A. —Fig et fam.Pleurer à chaudes larmes , pleureramèrement.—Rire aux larmes , vireaux éclats.—* Fam. Avoir toujoursla larme à l’œil, s’attendrir très faci-lement , ou affecter une grande sen-sibilité.— Avoir la don des larmespleurer à volonté. A —Grosses larmes , se dit pour exprimer une grandedouleur.

Larme de Job , Plante annuelleavundinacée, à fleur à étamines , ori-ginaire des Indes. On fait des cha-pelets avec les coques dures et li-gneuses de son fruit .—Larme de vi-gne , liqueur aqueuse qui distillenaturellement goutte à goutte dessommités ou sarments de la vigne ensève.—On dit aussi larmes de sapin ,larme de mastic , en parlant des sucsOn dit f gommeux qui se coagulent en distil-lant de ces arbres .—Larme de.plomb(Chasse), petit plomb pour tirer auxoiseaux .—Larme d'essai (Verrerie),échantillon de verre que l'on prendclans dans le creuset, au bout d’uncrochet, etc. pour juger des pro-grès de la fusion.— * Carme marine,animal aquatique en forme de larmede verre. B. —Larmes de cerf, Voy.Larmier es.

Larme batavique (Physique), pe-tite portion de verre en fusion qui ?jetée et refroidie subitement dans1 eau fraîche, a pris la forme d’une

teau ; mais si en en rompt la queue ,la larme entière se brise avec éclat,et se réduit presque en poussière.Les premières larmes bataviques ontété faites en Hollande (en latin Ba-tavia.)

I Larmes , campetnes , clochette ^ ,gouttes . en Architecture , petits or-

gouttas , en Architecture ,nements ronds qui représentent dgsgouttes d’eau. Ce sont comme 4epetits cônes sous le plafond de la cor-niche dorique , et comme de petitespyramides au bas des triglyphes.

LARMIER , s. m. (lar-mii) T*(l'Architecture. Saillie pour empê-cher que l'eau ne découle Iç longdu mur. (Selon Félicien , de ce quel’usage du larmier est de faire tom-ber Peau goutte à goutte, et commepar larmes , loin du mur.)—La par-tie d'une corniche qui est plus ensaillie.—Pièce de bois au bas d'quchâssis , pour empêcher l'eau depénétrer dans l’intérieur. Vo y.Lare-nier.

larshèues , s. f. pï. Fentes audessous des yeux du cerf. Il en sortune liqueur jaune qu'on appelle lar-mes de cerfs. Quelques-uns disent aumasculin , larmiers.

LARMIERS , s. m. pi. ( lar-mie )Parties qui dans le cheval, répon-dent aux tempes dans les hommes.

LARMOIMENT , s. m. (lar-moa-man) T. de Médecine. Ecoulementde larmes involontaire et continuel.

LARMOYANT , ANTE, adj. {lar-moa-ian , an-te) Qui fond en larmes.

—* Il signifie aussi , qui est pro-pre à faire verser des larmes'; et ilne s’applique , en ce sens, qu’à yagenre de comédies plus attendris-santes que gaies : A. Le comique là^moyant, genre de comique ou $etrouvent des situations attendrissan-tes. — * Il s’emploie quelquefois psubstanliv. , dans celte acception :

Le mélange du comique et du larmo-yant forme un genre de comédie ré-prouvé par les critiques d’un goûtsévère . A,

LARMOYER , v. neut. ( lar-moa -ià) Pleurer ; jeter des larmes, fl nes'emploie guère plus que dan* lestyle familier.

LARRON , LARRONNESSE, (lit-ron , ro-jic-ce , proncez l’r forte-ment) Celui , celte qui vole et dé-robe le bien d'autrui furtivement ouen cachette. (Du latin latro , qui si-gnifie la même chose.)—Prov. L'oc-casion fait le fanon, * souvent l'oc-casion fait faire des choses répréhen-sibles , auxquelles on n’aurait passongé, — Il se dit particulièrementdes deux voleurs qui furent mis encroix avec Noire-Seigneur jesüs-christ , quoique on n’entende pasordinairement par ce mot un voleurde grand chemin : Le bon fâ/rqn ;

le mauvais lan'on. À.

J.AMUJN, s. m. (fii-roi? ; r for(e)

Eut. d’iroprimerie. * Pli <jui se trouve