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Tome second.
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9-4 LEV

pièce , s'échappent et la laissant re-tomber, comme on le voit dans lesbocards, dans les moulins de pape-terie , etc. Dans quelques machines,ces éminences s’appellent tommes»

Lovée d'un siège , retraite de trou-pes qui assiégeaient une place, —duscellé f action par laquelle on le lève,ou l’éte .—du corps, action de le faireporter en terre , ou, en parlant d’of-tieiers de justice, de faire transporterdans un autre endroit le cadavre U’uuhomme assassiné, etc., après avoirfait le procès-verbal de l’étal où onFa trouve. — des plans , art delever les plans. — d'un plan, actiondefotvrun plan.—* Eli Chirurgie, lalevée de l'appareil, Faction (Fôlerl’appareil mis sur une blessure. A.—Fig. et fam. Faire une lovée de bou-cliers , une belle levée de boucliers ;faire une grande entreprise mal àpropos et sans effet.

LEVENT, s. rn. (le-van) Soldatde Marine chez les Turcs. On ditmieux. Lcventy ou Lèvendy. Ce mol,en langue turque, signitie insubordon-né , mutin .

LEVER , s. m. ( le-vè ) L’heure ,le temps où l’on se lève. On dit aus-si : Le lover de l'aurore , le lever dusoleil, de la lune, etc., leur pre-mière apparition au-dessus de i’ho-rizou. — * Le leva • de la toile , lelever du rideau , l’instant où on lèvela toile, le rideau qui cache le théâ-tre aux spectateurs. — Le lever duJloi , ou simplement le lever , le mo-ment où le Itoi reçoit dans sa cham-bre, après qu’il est levé. A. — Leverastronomique, le moment où un astrearrive sur l’horizon rationnel, c’est-à-dire à 91) degrés du zénith , par sasituation apparente affectée de la ré-lraction et de la parallaxe.

LEVER , v. a. ( Jo-vé) Hausser :Lever do ten'e, lever les mains , lesyeux au ciel. (Du latin levure, quia la meme signification. ) — Dresserune chose qui était couchée ou pen-chée : * Lever un enfant sur scspieds, un malade sur son séant. A.— Oter, enlever , retirer, écarter :Lever l'appareil d'une plaie. LeverVtmcrç. — Percevoir, recueillir , ra-masser , emporter : Lever les fruits ,les récoltes, les impôts. — * Il se dit,au Trictrac , quand le joueur a passétoutes ses dames dans le jan de re-tour , et qu’il les lève ensuite sur labande. Il s’emploie aussi absolumentdans ce sens : J'aurai levé avantvous. —En t. de Jardinage : Leverun arbre , vue plante en motte, arra-cher un arbre , une plante avec laportion de terre qui tient à leurs ra-cines , afin de les .ransplanter. *—En t. de Marine: Lever Vancre re-tirer l’ancre , ou les ancres q’u'orravait jetées à la mer pour arrêter hvaisseau. — En t. d’imprimerie : Le-ver la lettre, prendre les lettres lesunes après les autres dans les casse-tins, et les arranger dans le com-posteur pour eu former des mots et

LEV

de» ligne». — Au jeu de cartes : le-ver les cartes, ou lever la main,faire la main, enlever les cartesjouées , celle que l’on avait étant su-périeure. A. — Lever un arrêt, lefaire expédier .—un habit, en ache-ter l’étoffe chez le Marchand. — unsiège , cesser d’assiéger une place.

— le plan d'une ville, etc., le tra-cer , en prendre les mesures. — unfilet (Pèche), en faire la levure.Voy. ce mot. — le pied dit cerf (Vé-nerie) , le couper pour en faire hon-neur au maître de la chasse.

Fig. Lever le masque , agir ouver-tement , après s’èlre contraint pen-dant quelque temps. — l'étendard, ,faire profession de.... — l’étendardcontre quelqu’un , se déclarer ouver-tement contre lui .—un empêchement,un obstacle , un scrupule , etc. , lesôter. — la crête ou le nez , montrerde l’orgueil ou simplement de la sa-tisfaction , quand les affaires sont eubon état.

* Lever boutique , lever ménage ,commencer à tenir ménage. — Leverht main d'une chose , en faire ser-ment. — lever le pied , s’enfuir subi-tement et secrètement , pour causede mauvaises affaires. — Lever lesépaules , témoigner , en levant lesépaules, du mécontentement ou dumépris. A. — Lever le lièvre, ouvrirle premier un avis , * ou trouver un

; expédient dont les autres ne s’é-taient point avisés. Ces six dernières! phrases sont du style familier. A.

Lever, v. n. Pousser; sortir deterre, en parlant dus plantes ; Lesblés commencent à levev . — Fermen-ter; se gonller, en parlaut de lapâte.

LEVER, (se) v. r. Se dresser ;mettre debout sur scs pieds. Duclos adit (Mémoiressecrets sur Louis XIY,etc. ) ; Se lever en pied. C’est ut) itn-licismc levarsi in pié. — Sortir dulit ; * Il se lève de bon matin. —Prov.

, et fig. Il fuut sn lever bien matinpour l'attraper, il est très fin , Ifèsdifficile à tromper. A. —En t. d’As-Ironomie, monter , paraître sur l'ho-rizon , en parlant du soleil et desastres : Le soleil se lève à cinq heu-res. — Commencer à souiller , enparlant du vent, de l’orage, etc.

! * LEVER-DIEU, s. m. Le temps

; de la messe où le prêtre élève l’bos-1 tie : Il n’est arrivé qu’au lever-Dien.

. Il est invariable. A.

| levesciie , s. f. Voy. Livêche.

* LEVEUU , s. ni. T. d’Arls etMétiers. Celui qui lève les formes,les feuilles de papier, etc. —Loueurde lettres , compositeur d'imprimerietrès expéditif ou sans instruction. Ii.

LEVEllSE , s. f, (le-veâ-ze) Dansla fabrication des évunlails , ouvrièrequi sépare les doubles feuilles col-lées, pour les étendresur les cercles.

LÉVIATHAN , s. m. ( Ilist. nul. )Nom qu’on a donné au Crocodiledu Nil, adoré autrefois en Egypte.

— Mot employé dans l’Ecriture pour

LEV

cogner la plus grosse espècecétacées.

levier , s. m. (le-vié) Barre defer, de bois, ou de quelque autrematière solide, soutenue sur un seulpoint d’appui, propre à lever, à re-muer quelque fardeau. C’est la pre-mière des machines simples. — * Ils’emploie aussi figurément : Vélo-quence est un puissant levier pourremuer la multitude. A.

LEVIÈRE , s. f. (le-viè-re). T. doPèche. Grosse corde qui pose sur uotreuil, et qui sert à relever les filets|qu’on tend aux arches d’un pont,lorsqu’on veut les faire sécher.

LÉVIGATION, S. f. {lé-vi-ga-cion) T. de Chimie. Action de lèvi-ger ou effet de celte açliou. (Du lat.

: levigatio. )

| LÉVIGER , v. a. (lè-vi-jè) T. dqChimie. Réduire un mixte en poudre; impalpable sur le porphyre. (Du lat*j leviyare, employé par ColumcVe dans; la meme acception , et fait de levis■ uni, qui dérive du grec leios, pris( dans le même sens. )

LÉVIUOSTRES , s. m. pi. (Or-’ nilh.) Famille d’oiseaux grimpants,

I dont le bec a la base aussi grosso, que la tôle de Foiseau. ( Du latin le-1 vis uni , et rostru?n bec. )

LEVIS , adj. m. Usité seulementdans celte expression : Pont-levis,

! qui se lève et qui se baisse pour ou-vrir ou fermer le passage d’un fossé,(‘te. — * Fam. Culotte , pantalon àpont-levis, culotte, pantalon qui apar devant une pièce qui s’abat et s?relève à volonté. A.

LÉVITE, s. m. Chez les Juifs,Prêtre oq Sacrificateur , ain$i npinméparce qu’il était de la tribu de Léyi»( Du latin Levita, )

LÉVITE , s. f. Sorte de robe defemme qui enveloppe la taille, com-me les robes des Lévites . On a donné: le même nom, et par la même rai-son , à une espèce d’habit d’homme*LÉVITIQLE, s. m. ( lé-vi-ii-ke)\ Troisième livre du Pcntaieuque , quitraite principalement des cérémonies; religieuses confiées aux Lévites» (DUi lat. Lcvilicus. )

t LEVRAUpÉ, ÉE, (k-vrô-dé , è-e)Part. pass. lin verbe Levranàer, etI adj. Persécuté , poursuivi , pour-j chassé connue un lièvre ou un levrautqu’on chasse. Mot nouveau employéi par Voltaire dans ses Mémoires, etj qui ne peut être conservé que dansle style très familier.-

* levrauper , v. a. Ilarceleripoursuivre quelqu'un comme un liè-vre. Il ne s’emploie qu’au figuré •Iles( triste d'être sans cesse levrauéfpar des critiques de mauvaise fo*>Il est familier. A.

LEVRAUT , s. m. ( le-vrô ) JeunOlièvre. On donne le nom de LévTftcaux aux petits levrauts qui somencore nourris pur la mère.

LÈVRE , s. f. partie extérieurde la bouche , qui couvre les dent 8I et qu* aide à former la parole.