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Tome second.
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des liaisons : Esprit , caractère liant . 1A.

LIARD , s. ni. (liard) Petite mon-naie de cuivre valant trois deniers.— * Fam. N’avoir pas un liard ,n’avoir pas le liard , être fort pau-vre, ou être sans argent pour lemoment. — Fam. Je n’en donneraispas un liard j se dit en parlant d*unechose dont on ne fait aucun cas.A.

LIARDER, v. n. ( liar-dè ) Bour-siller, donner chacun une petitesomme. — * Il signifie aussi lésiner,payer liard à liard. A. Il est familierdans les deux sens.

* HARDEUR , s. m. Celui quilésine. Il est populaire. N.

LIASSE , s. f. Amas de papierliés ensemble , et ordinairement re-latifs à un même objet : Liasse dolettres. Il se dit, plus particulière-ment , des papiers d’affaires et deprocédure. A. 1 — Ce qui sert à lierles papiers. — Pièce de fil de 80aunes.

LIBAGE, s. m. Gros moellon maltaillé. — Pierre de taille qu’on nepeut employer, parce qu’il s’y trouvedes fils, etc.

LIBAN, s. m. (Pêche) Corde quiborde le pied du filet, et h laquelleon attache le lest. — Corde d'auffequi sert à attacher les grosses piècesde liège au lilei de la madrague.

LIBANIE , S. f. LIIÏANOTIS , S.ni. Plante vivace du midi de l’Euro- ]pe , dont la racine exhale une odeur!qui approche de celle de l’encens. '(Du grec Hbanos encens. ) j

LIBANOMÀNCIE , s. f. ( li-ba -1no-man-cî-e) Divination qui se fai- |sait par le moyen de l’encens. (Du |grec Hbanos encens , et mantéia di-vination. )

LIBATION , s. f. (U-ba-cion) Ef-fusion de vin ou d’autre liqueur queles Anciens faisaient en l'honneur dequelque Divinité. Il ne s’emploieguère qu’au pluriel. (Du latin libatioou libamen , fait dans la même signi-fication, du libare, dérivé du grec ,làibéin répandre.)— * Fam. et parallusion, l'aire des libations , boiredu vin largement, par plaisir plusque par besoin. A.

* LiitATOTRE , s. m. T. d’An-liq. Vavc propre aux libations. B.

LIBELLA TIQUE , S. f. (U-bbl-la-ti lie) Chrétien qui se rachetait de lapersécution au moyen d’une sommed argent donnée aux Magistrats , enéchangé de laquelle il recevait unhillet de sauve-garde. (Du latin lihel-laticus, fait de libellas certificat, etc.)

libelle , s. m. ( U-bèl'tc ) Ecritinjurieux ; écrit diffamatoire. ( Dulatin libellas, (pii signifie proprementpetit livre , ditnin. de Hbcr livre.)

LIBELLER , v. a. (li-bel-U) Ent, de Pratique , dresser un exploitun acte, dans les formes prescrites.(Du latin libellas requête , exploit,etc.)—Kn t. de Finances , libellerun mandement, spécifier à auoi

LIB

destinée la somme qui y est por-tée.

* LIBELLISTE , s. m. (On faitsentir légèrement les deux Z). Auteurd’un libelle, faiseur de libelles. A.

LIBELLULES, s. f. pi. ( Ento-mol.) Famille d’insectes névroptères,appelés plus communément Demoi-selles. Voy. ce mot.

LIBER ou LIVRET , s. m. (bo-tanique) Substance comprise entrel'enveloppe cellulaire et l’aubier, for-mée de différentes couches qui cons-tituent proprement l’écorce. (Du lat.liber écorce intérieure des arbres.)On donne aussi à celte substance lenom de Coaches corticales. (De cor-tex , corticis , écorce.)

LIBÉRA, s.m. Premier mot d’uneprière que l’Eglise fait pour les morts,cl qui se dit pour la prière elle-même:Chanter un libèi'a . (Du latin libéra ,impératif du verbe liberare délivrer.)

LIBÉRAL , ALE , adj. Qui aimeà donner ; qui donne facilement etavec plaisir. (Du lutin liberalis , em-ployé dans la même acception , etqui signifie proprement qui est d'un-condition libre, d’une naissance hon-nête. ) — On a dit depuis quelquetemps , éducation libérale, principeslibéraux, suivant l’étymologie, di-gnes d’une personne libre et biennée. C’est un latinisme que l’usage asuffisamment autorisé. — Jrts libé-raux , par opposition aux sJrts mé-caniques , Arts honorables où l’es-prit a plus de part que les facultésphysiques. — * Education libérale,éducation propre à former l’esprit etle cœur.— Libéral , signifie aussi,qui est favorable A la liberté civile etpolitique : Opinion , idée libérale. A.

LIBÉRALEMENT, adv. (li-bè-ra-le-man ) Avec libéralité , d’unemanière favorable à la liberté civileet politique : Il parle , il écrit fortlibéralement. A.

* LIBÉRALISME, s. in. Système,doctrine , pratique des idées libéra-les. K. mot nouv.

LIBÉRALITÉ , s. f. Vertu parlaquelle on est porté à donner ; mu-nificence.—Don d’une personne li-bérale. Il ne prend de pluriel qu’ence sens. (Du latin liberalitas. ) —Quelques néologues ont dit la libéra-lité des principes , des sentiments ,etc. Voy. au mot Libéral.

Libéralité , largesse. La libéralitéest un don généreux ; la largesse estune ample libéralité.

LIBÉRATEUR, TIUCE, s. Celui,celle qui delivre ou qui a délivré ,* une personne, une ville, un peu-ple, de captivité , de servitude, oude quelque grand péril : Le libéra-teur de la patrie. A. (Du latin Ubc-rator.)

* LIBÉRATIF, IVE, adj Quiopère la libération. ïî.

LIBÉRATION, s. f. (li-bé-ra-cion)Décharge de quelque dette ou dequelque servitude.—Quelques Ecri-vains, et notamment iVato(Traduc-

LIB

tion des voyages de Coxo) , Fontemployé dans le sens de délivrance.C’est un latinisme que l’usage n’apoint adopté. (Du latin Hbcratio déli-vrance , affranchissement-)

Libérer , v. a. (ti-bè-râ) T. daPratique. Décharger dcquclqueobii-galion , * de quelque chose qui in*commode , qui est à charge : Il veutlibérer sa maison de cette servitude.A. (Du latin liberare déiivcgr. affran-chir .)—Se libérer , v. rérl. Se dé-charger d’une dette, s’acquitter. —* Forçat libéré, forçat mis en libertéaprès avoir subi sa peine. A.

LIRÉRIES , s. f. pl. ( li-bé-ri-e )Fêtes que les Romains célébraientle lüdes Calandes d’Avril, jour au-quel les enfants quittaient la robedu premier Age , pour prendre cellequ’on appelait toya libéra , toge li-bre.

Liberté , s. f. En général, pou-voir qu’a l’aine de se déterminer ùfaire ou à ne pas faire. (Du latin liber-tas .)—Indépendance des comman-dements d’autrui.—Etat d’une per-sonne libre. Il se dit ou par opposi-tion à servitude : Donner la libertéà un esclave ; ou par opposition àcaptivité : Ce prisonnier a recouvrésa liberté ; donner la liberté à un oi-seau; on par opposition i\ contrainte:Parler en liberté t avec liberté .—Euparlant d’un Etat, d’un Pays , cons-titution d’un gouvernement, dans le-quel le peuple participe à la puis-sance législative. — Pouvoir d'agirconformément aux luis : Liberté dela.presse , du commerce. — * Indé-pendance de caractère , d’état , deconduite : H ne se met à la suite depersonne , il aime trop sa liberté. —Etat d’un cœur libre , exempt de pas-sion : Cette femme lui a fait perdresa liberté. A.—Manière d’agir libre,familière, hardie. Au sing. il se dit<3i) bien comme en mal ; au piur. ilse prend eu mauvaise part : »SV don-ner, prendre des libertés. —Aisance;facilité : Paire toute chose avec grâceet liberté ; liberté de pinceau , deburin .—Chez les Menuisiers qui tra-vailenl en canne , filet de canne quisert à élever et à baisser les brinspour faciliter le passage d’une ai-guille de meme matière.—En t. d’E-peronnier , espace vide pratiquédans une embouchure de mors , pourloger la langue de l’animal.

Liberté de conscience , permissiond’exercer une religion autre que ladominante. — Liberté d'esprit , étatd’un homme qui a l’esprit dégagé datout objet étranger.— * Liberté dapenser , droit de manifester s*pensée sans contrainte. — Libertéd'écrire, droit de manifester pa*écrit sa }>ensée.— Libertède lapresse$droit de manifester sa pensée pa fla voie de l’impression .—Liberté d*langage , ou simplement, liberté »franchise, hardiesse : Il a parlé ^prince avec une grande liberté. A-""*

Liberté de ventre, facilité que le ve °^