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Tome second.
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pays pour un autre. Voy. Lotopha•geg.

LOUARLE , adj. Qui est digne delouange. — En t. de Médec. Qui estde la qualité requise : Du sang loua-ble ; des déjections louables .— * Lou-able, est aussi le litre d'honneurque se donnent ordinairement lesassemblées des cantons suisses ; Leslouables cantons de Zurich , de Ber-ne, etc. A.

LOUABLEMENT, adv. (lou-a-Ae-man ) D’une manière louable . j

LOUAGE, s. m. Transport, ces-sion de l’usage de quelque chosepour un certain temps , et à cer-tain prix.— * Domestique de louage,domestique dont ou lotie le servicepour pni de temps. A.

LOUANGE , s. f. Eloge, discourspar lequel ou relève le mérite d<*quelqu’un, de quelque acliou , etc.

( Du latin laus , tandis , dérivé , sut- :vaut quelques-uns, du gr. laos peu-ple; p irce que la louange, disent-ils . est ia voix du peuple qui loue. ) ;

LOi'ANGER, v. a. ( lou-an-jé )'Donner drs louanges . H ne se «litqu\ n mauvaise part et par déri-sion.

LOUANGEUR, EIÏSE, s. Celui,celle qui se plaît à louer, * qui estdans l'habitude de donner des louan-ges sans discernement : C'est unfade louangeur. A. li ne se dit guéri*que par mépris.-—* Il s’emploie aussiadjectivement : Discours louangeur.A.

LOUCHE . adj. Qui a la vue detravers : Il est louche ; œil louche.(Du latin luscus , qui signifie pro-prement borgne , qui n’a qu'un œil.)— Eig. En parlant des choses , quin’est pas clair, qui est trouble; Finlouche ; perles qui ont un œil lou-che . — Phrase , expression louche ,qui n’est pas bien nette, dont lesens est équivoque , etc. — On ditsubsîantiv. Cette expression jette dulouche dans la phrase ; il y a du lou-che dans sa conduite , etc .

LOUCHER , v. n. ( lou-ché ) Re-garder un peu de travers. Voy. Lou-. .Je

LOUCllEPOKS, s. in. (lou-che-£..</. Insecte aptère, appelé pluscommunément Cloporte . Voy. cemot.

LOLCZ1ET , s. ni. (fou-c/ù) Sortede hoyau propre â fouir la terre.

* LOUCIIETTE , s. f. Instru-ment pour empêcher de loucher . R.

LOUdieu , s. ni. Voy. Lodier.

* LOUÉ, ÉE, p. du verbelouer . — Dieu soit loué , sorte d’ex-damaiion par laquelle on témoigne«on contentement de quelque chose.A. Voy. Louer.

LOUEE, v. a. (fou-é) Donnerou prendre â louage. (Du latin loca-rc.) — Donner des louanges. (Dulaüii laudare. )

Se Louer, v. r. Il a les deux sensde l’actif. Servir ou travailler à prixforgent. — Se doouer des louan*

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ges. — * Il se dit aussi en parlantdes cliosos qu'on prend 5 loyer : Lesappartements se louent fort cher dansce quartier. A. — Se louer de quel-qu’un, témoigner qu’on est contentde son procédé , de sa conduite. —Se louer d’un remède , être contentde l’effet d’un remède.

LIGUEUR, EUSE , s. Celui oucelle qui donne quelque chose à lou-age.— Celui, celle qui loue. Dansce dernier sens , il ne S“ dit qu’enmauvaise part.

* LOUGltE , s. m. Espèce de ba-timent marchand. A.

LOUIS, s. m. Monnaie d’or de 24livres. Un louis; un demi-louis (de12 livres) ; un double louis (de 48livres ). Lorsqu’il y avait des louisd'argent on «lisait , pour les distin-guer, un louis d’or ; aujourd’hui ondit le plus souvent un louis , toutsimplement. * Dans notre nou-veau système monétaire, le louisest remplacé par la pièce de vingtfrancs. A. Le louis d’or fut réduit en1810 à 23 fr. 55 cent. ; le louisdouble , à 47 fr. 20 cent. Le louisd’argent, édit de 1720 , valait 1 fr.66 cent. — Ordre de Saint-Louis .ordre militaire de France, qui futinstitué en Avril 1693 f par LouisXIV.

LOUP, s. m. ( 2<m ; on ne pro-nonce jamais le p) Animal sauvageet carnassier, qui ressemble â ungros mâtin. C’esl un mammifèreplantigrade , du genre du Chien.(Du latin lupus, fait dans !a mêmesignifie, dn grec lukos. )—Autrefoisespèce de masque de velours noirpour se préserver du hâle. — Sorted’ulcère aux jambes , qui ronge etconsume les chairs voisines , com-me un loup affamé. — Machine pourbriser la laine.—Instrument de bois.aplati pour dresser les paquets deLibrairie quand il sont cordés. —En t. de Pêche , nom de plusieursespèces de filets. —* En Aslronom.Constellation méridionale , au mididu Scorpion , qui contient cinq étoi-les dans le Catalogue britannique ,et cinquante-une daus celui de LaCaille .

Prov. La faim chasse le loup horsdu bois , la nécessité oblige à cher-cher de quoi vivre ,—Quand on parledu loup on en voit la queue, se ditde quelqu’un qui entre quand onparle de lui. — Avoir vu le loup ,être expérimenté et aguerri ( ou êtreenroué On dit aussi, en ce derniersens ( avoir crié au loup. — Il fauthurler avec les loups , il faut fairecomme les autres, s’accommoder àleurs manières-Fig. et fam. En-

tre chien et loup , sur le soir, lejour étant presque tombé. — Mettrequelqu'un a la gueule du loup , l’ex-poser à un péril évident. — Marcherà pas de loup , doucement et à des-sein de surprendre. — Fam. Man-ger comme un loup , manger beau-coup. — Donner les brebis à garder

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au. loup, confier des choses pré-cieuses h uu administrateur infidèle.

— Tenir le loup par les oreilles,être embarrassé dans une affairedouteuse. — Enfermer le loup dansla bergerie, 1° laisser quelqu’undans un lieu où il peut faire b •coup de mal ; 2° laisser fermer eu;plaie avant qu’il en soit temps. - -Etre connu comme le loup blanc ,extrêmement connu.— Saut de loup.fossé au bout des allées d’un parc ,etc. , assez large pour n’étre pasfranchi par un loup.

LOUP-CERVIER , s. m. (lou-cèr-viè) Espèce de loup qui ressemble àun grand chat sauvage.

LOUPE , s. f. Tumeur ronde cn-kistée , qui devient souvent prodi-gieusement grosse. (Suivant RobertEtienne et Nicot, du latin loba, ditpar mélaplasme pour /oct/s lobe.) —Nœud sur l’écorce des arbres.—Ren-dement ou excroissance dans certain*)bois durs. — En t. de Botan. VoyezExostose. — Suc pierreux et nacréqui s’est extravasé en forme de nœud,et «pii tient à la coquille de l’huitrcperlière. — En t. de Joaillier, pierreprécieuse imparfaite , qui n’est enquelque sorte formée qu’à demi. —En t. de Serrurier, espèce de globede fer, qui a été purifié à Raffinerie,et qui commence à être eu état d’êtreforgé.—Dans les grosse* forges ,matière pétrie et ramassée du fer,qu’on porte à la chaufferie, pourêtre ensuite battue.— Dans la Piop-trique, lentille à deux faces convexes,dont les rayons sont fort petits, etqui grossit beaucoup les objets.—Loupes , pl. (Monnayage) Briques etcarreaux «les vieux fourneaux qui ontservi â la foule «le l’or eide l'argent.

LOUP-GAROU, s. m. Mauvaisloup dont il faut se garer. Il est peuusité en ce sens. — Homme que lepeuple suppose être sorcier, et cou-rir les rues transformé en loup. —Fig. et fam. Homme bourru , farou-che , insociable.

LOUP-MARIN, S. m. * Espècede phoque. — il sc dit aussi d’uncertain poisson de mer à grossesdents coniques. A.

LOUPEUX , EUSE , adj. Arbreloupeux , qui a des loupes .

LOURD , LOURDE , adj. (îo«r ,lourde ; le d ne se prononce jamaisnu inasc.) Pesant; difficile à remuer,à porter. Il diffère «le pesant, en ceque ce dernier exprime une pesan-teur absolue, cl lourd une pesanteurrelative . Un fardtmti trop lourd, pourun homme peut n'élre que pesantpour un autre , et même léger pourun troisième. — Difficile et rude àfaire : Lourde besogne, lourde tache.

— Grossier : Lourde faute —En par-lant «les personnes; qui se remuepesamment.—Fig* Stupide ; grossier.

— * Qui manque de légèreté, de fa-cilité , de promptitude , de finesse ,«le grâce : C'est un homme lourd. C’estun esprit lourd. Un style lourd. Une