LUM
de lumJjus
lombe , I
même «eusrein. )
LUMIÈRE , s. f. Fluide infinimenteubtil , dont le soleil et les étoilessont en même temps la source et lefoyer. Dans celte acception, on ditaussi, et plus proprement, pour évi-ter toute équivoque : Fluide lumi-neux . — Sensation que fait naître ceGuide. — En général, clarté ; ce quiéclaire et rend les objets visibles.(Du latin lumen , himinis.) — Bougieou chandelle allumée : . Apportes-nous de la lumière , des lumières »—Fig. 1° la vie , le jour : Commencera voir la lumière , naître. Jouir de lalumière , vivre. Perdre la lumière ,mourir. En ce sens il n’est guèreusité qu’en Poésie.—2° Intelligence:Lumière naturelle. — 5° Connais-sance et talents : lia de grandes lu-mières .— 4° Tout ce qui éclaire l’es-prit : La lumière de la foi, deVEvangile. — 5° Eclaircissement;indice sur quelques sujet ; * Je naiaucune lumière sur cette affaire. —6° Publicité ou examen : Les fripons,les fourbes craignent la lumière. A._ 7° Homme d’un grand mérite,d’un grand savoir : C’esÉ la lumièrede son siècle. — Petit trou a la cu-lasse d’une arme à feu. — Trou danslequel on introduit le mamelon d’untreuil. — Cavité daus le fût d’un outil de menuiserie, etc. pour y placerle fer, et faciliter la sortie des co-peaux. — En t. d’Ebénisie , mor-taise faite dans le bois. — Chez lesfacteurs d’orgues , ouverture par laquelle le vent entre dans un tuyau— Dans les instruments de mathé-matiques à pinnules, petit trou àtravers lequel on aperçoit lobjet ob-servé. —En t. de Peinture, effetsde la lumière imités daus un tableau :Un bel effet de lumière. A.— En t. deBlason, yeux de certains animauxqui sont d’un émail différent de celuide l’animal : Sanglier d'argent auxlumières d'azur.
Etre privé de la lumière , perdre lalumière ; être ou devenir aveugle. —Mettre un ouvrage en lumière , lerendre public. — Cet ouvrage n'apas encore vu la lumière , n’a pas en-core paru dans le public. — Poétiq.le père de la lumière , le soleil. —En t. de Peinture : Les lumières so?itbien ménagées dans ce tableau , lesendroits qui doivent paraître pluséclairés que les autres sont bien tou-chés.
En Àstron. Equation de la lumière,équation qui renferme les élémentspropres à résoudre les questions re-latives à la propagation de la lu-mière. Voy. Propagation .— Lumièrezodiacale , voy. ce mot. — £imuèr£cendrée de la lune , lumière faiblequ’on aperçoit au dedans du crois-sant, et qui fait entrevoir le disqueentier de la lune, quoique le soleiln’en éclaire qu’une petite partie.
LUMIGNON, b. m. (lu-mi-gnion,mouilles gn) Le bout de la mèche
LUN
d’une chandelle , d’une lampe quibrûle, et qui est allumé. — Ce quireste d’un bout de bougie ou dechandelle qui achève de brûler: Cettebougie va finir ; il ne reste plusqu'un petit lumignon.
LUMINAIRE, s. m. (ht-mî-nc-re)Dans le langage de l’Ecriture, corpsnaturel qui éclaire : Dieu fit deuxgrands luminaires. — Les Astrono-mes , et surtout les Astrologues, don-nent encore ce nom au soleil et à lalune. (Du latin luminare , ris. ) —Torches , cierges , etc. , dont on sesert pour le service divin, et surtoutdaus les enterrements : * Le lumi-naire d'un enterrement. A. —• Enstyle proverb. et plaisant, la vue : Ila usé son luminaire à force de lire ,etc.
* LUMINEUSEMENT, adv. D’unemanière lumineuse : Expliquer lu-mineusement , expliquer avec clarté.
LUMINEUX , EUSE , adj. Qui a,qui jette , envoie , répand de la lu-mière .—On dit fig. Esprit lumineux ;il y a des traits lumineux dans cediscottrs .— Principe lumineux , donton tire quantité de belles connais-sances. J. B. Rousseau a dit (Liv. 4,Ode 2) : Non moins que par Véclat devos faits lumineux . L’expressionn’est en ce sens ni noble, ni poé-tique.
* LUMME, s. m. Petit plongeondu nord. B.
* LUMP, 8. m. Poisson cyclop-tère. B.
* LUMPS , s. m. Pain de sucre dequalité inférieure , de 25 livres. R.
LUNAIRE , adj. (lu-?iè-re) Quiappartient à la lune. — Cadran lu-naire, qui marque les heures par lemoyen de la lune.
LUNAIRE, s. f. Sorte de plante.Voy. Bulbonac.
LUNAISON, s. f. (Ju-?iè-zon) Es-pace de temps compris entre deuxnouvelles bines consécutives.
LUNATIQUE , adj. (ln-na-ti-ke)* Qui est soumis aux influences dela lune. A. Il ne s’emploie guère aupropre qu’en parlant d’un cheval,
| qui est sujet à une fluxion périodique' sur les yeux, * dont la diminution etl’augmentation , ont été mal à proposattribuées au cours de la lune. À. —Fig. et fam., Fantasque , capricieux.
I — On dit aussi substantiv. C'est un\ lunatique \ la lunatique de l'Evan-gile. Dans cette dernière phrase il seprend au propre.
* LUNDE, s. m. Oiseau amphibie,de proie, ennemi du corbeau. B.
LUNDI, s. m. (ïei(tt-di) Le second jour de la semaine. (Par con-traction , des deux mots lut. lunalune , et dies jour; lunas dies le jourde la lune ; parce que » dans le sys-tème des heures planétaires, la lunepréside à la première heure du pre-mier jour. )
Lundi gras y celui qui précédé lejour de Carême-prenant. — Lundi
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saxnt ,,leiumh d? J a semaine sainte>P . 0 P“ • ’ f a ’ t >' e }? lundi, conti-nuer, le lundi, l’oisiveté du diman-che. A.
LUISE, s. f. Planète qui tourneen vingt-sept jours, autour de laterre, et qui nous éclaire souventpendant la nuit. C’est, après le so-leil , le plus remarquable de tous lesastres. — Dans l’ancienne Chimie ,l’argent. — Dans les grosses forgesd’acier, couleur que doit avoir le feudu fourneau de fonte .—Lune Toussa,lune qui commence en avril et finiten mai, ainsi nommée des geléesfort dangereuses à celte époque, etque quelques-uns attribuent à la lune.I.e soleil survenant après ces gelées ,brûle les jeunes pousses des plantes,
qui prennent une couleur rousse. _
; lune cornée (Chimie ancienne) , mu-riale ou chlorure d’argent. — Pierrolie lune. (Lapidaire), espèce d’agatenébuleuse, ou d’opale d’un blanc dei lait , qui réllécbit la lumière, comme! I e fait J a I une.
Prov. Vouloir prendre la lune aveaimnf«uV V ° ,,loir faire une chose
ahover Me -~' ,b °y er à la lune. Voy.ahoye . - C’est une lune , „„ vi J yel de pleine lune; d a le vi sage { / nplein et fort large. — Avoir deslunes; être sujet à des lunes; avoir lalune ou un quartier de la lune dansla tête ; être fantasque , inégal, unpeu fou. — Faire un trou à la lune,s’en aller sans rien dire et sans payerses créanciers— Poétiquement. De-puis quatre lunes , depuis quatremois. — *Fain., la lune de miel,le premier mois du mariage. A.
EUIVELS , s. m. pl. T. de blason,TU se dit de quatre croissants ap-pointés comme s’ils formaient unerose et quatre feuilles.
LUNETIER, 1 ÈRE, s. (lu-ne-tte, ie-re) Celui, celle qui fait etvend des lunettes. — Dans le styleburlesque , celui, celle qui porte deslunettes. * L'Académie écrit, llnet-
TIEU.
* LUnetière, s. f. T. de Bot.Plante crucifère. B.
LUNETTES, s. f. pl. (Ju-nè-te)Instrument composé de deux ver-res * assemblés dans une même en-chissure, pour être placés au devantdes deux yeux. A.,et qui sont taillés demanière à soulager la vue et à rendrela vision plus nette et plus distincte.(De leur ressemblance, par leur fi-gure ronde , à une petite lune. Mé-nage. ) — En t. d’Archileclure , 1°petit jour dans le berceau d’unevoûte; 2° petites ouvertures dansla (lèche d’un clocher; * 5° Petitesbaies voûtées pratiquées dans leseûtes d’une voûte. A—En t. d’IIor-logerie, partie de la boite d’unemontre dans laquelle on place leverre. — Petits ronds que l'on met àcûté des yeux des chevaux de Ma-ne ge— Au singulier, 1° os fourchuau haut de l’estomac d’un poulet,d’un chapon, etc. — 2° Rond percé