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Tome second.
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pour servir de siège à un privé.— Z nEn !. de Fortification , petite demi-luiir.—4° Aux jeux «le Dames, desEchecs : Mettre dans la lunette ; pla-cer sa pièce entre deux autres de sonadversaire, en sorte que l’une desdeux est forcée. — 5° Dons les Ver-reries , canal de communication parlequel le feu du four échauffe les pe-tits fourneaux adjacents,appelés ar-ches. — G° Chez les rorroyeurs, ins-trument de fer de forme circulaire,évidedans le milieu, tranchant danstoute sa circonférence extérieure,qui sert à ratisser les cuirs.

Lunette d’approche ou de longueme, on à la longue vue, tuyau à cha-que extrémité duquel il y a ordinai-rement un verre qui grossit ou quii approche les objets éloignés.— Lu-nette convexe , pour grossir les objets.— concave , pour les diminuer. —méridienne. Yoy. Instrument des pas-sages, au mot Passage. — Lunetteachromatique , au travers de laquelleon n’aperçoit point les couleurs del’iris. Voy. -Achromatique. — cata-dioptrique, composée en partie demiroirs , et en partie de verres. Vov.r.atadioplrique.

Prov. N'avoir pas tien mis, bienchaussé ses lunettes, avoir mis seslunettes de travers , n’avoir pas bienvu clair dans une affaire. —* Prov.et fig. Chacun voit avec ses lunettes,à travers ses lunettes ; chacun a samanière de voir , de penser; chacunjug • «les choses suivant ses goûts ,ses intérêts, ses préjugés. A.

mjm-solaire , adj. T. d'Astr.Qui a rapport à la révolution du so-leil et à celle de la lune considéréesensemble. Le cycle lunaire de 19 ansest la première de toutes les périodesluni-solaires. Celle de 18 ans ou de225 lunaisons , ramène les éclipsesdans le même ordre , mais dix joursplus tard.— Année luni-solaire , pé-riode d’années de cinq cent trente-deux ans , formée par la multiplica-tion du cycle lunaire qui est de dix-neuf ans, et du cycle solaire qui <*stde vingt-huit ans. — Période luni-solaire de six cents ans. Elle ramènele soleil et la lune au même point duciel, et presque au même jour del’année. — Pènode luni-solaire def.onis-le ■ Grand, période proposéenar Dominique Cassini. Elle est deîCOOans, et ramène les nouvelleslunes presque à la même heure del’année Grégorienne.

Hî>ule , s. f. T. de Géométrie.Figure plane en forme de croissant.terminée par des portions de circon-férence de deux cercles qui se cou-p'iil à ses extrémités. —Croissantque les Patriciens, à Rome, portaientsur leurs souliers, comme un orne-ment distinctif. ( Du lat. lunnlafait dans la même signification t deluna lune.)

LUiNULÉ , ÉE, adj. (Dotaniq.) p n/orme de croissant.

* LUNULITHE, s. f. Pierre

LUS

fossile ; genre de polypiers.

R.

LUPERCAL , s. in. (Archreol.)Chez les anciens Romains, lieu con-sacré au dieu Pan, dont les soinspréservaient les troupeaux des loups.— Grotte au pied «lu mont Palatin.>ù Rémns et Romains avaient étéallaités parla louve. (Du lat. lupcrcal,fait «le lupus loup.)

LUPEUCALES , S. f. pl. Fêlesannuelles chez les Romains en l’hon-neur de Pan , à qui l’on sacrifiait unloup» (Du lat. lupercalia. ) Ses Prê-tres s’appelaient Luperques, eu lat.Luperci.

* LUPÈUES, S. m. T. d’Ilist.fiat. Genre d’insectes coléoptères.N.

LUPUH, s. m. (lu-pcin) Plante lé-guminouse, annuelle, à (leurs papi-lionacées , cultivée dans les pays mé-ridionaux , et qui porte une espèce«le pois plats et amers. (Du latin lu-pin us . )

l LUPIIVAIRE , s. m. (lu-pi-n'e-re)Marchand de lupins .

* LUPULi^E, s. f. T. de Rot.J Trèlle noir , espèce de luzerne.

R.

LUQUOISE , s. f. (îu-koa-ze)Etoffe «le soie â chaîne et trame trèsfine, fabriquée en France, h l’imi-tation do celle de Lucqnos.

* luron , luronne . s. Lemasculin se i]it d’un homme joyeux<*t sans souci, d’un bon vivant, oumême d’un homme vigoureux et dé-terminé ; et le féminin , d’une femmeréjouie, décidée, qui ne s’effarouchepas aisément : C'est un luron, un ton

! luron. Quelle luronne ! il est popul.

' A.

LUSTRAGE , s. m. Opération quidonne aux soies , aux étoffes, etc.plus de lustre et d’éclat.

LUSTRAL, ALE, adj. (Archæol.)Jour lustral ; à Rome , le jour où lesenfants nouveau-nés recevaient leurnom , et où se faisait la cérémonie deleur lustration ou purification. Selonl'opinion la plus commune, c’était,pour les mâles , le cinquième jourAprès la naissance , et le huitième*pour les filles .—Eau lustrale, eau] dont les prêtres «les Païens se sor-[ vaieut pour purifier le peuple. —ffosties lustrales , celles qu’on immo-lait pour se purifier d’un crime, etc.C’était ordinairement un cochon ouut» bélier. (Du lat. lustralis , fait delustrare purifier par des aspersions ,p ir d«*s sacrifices.)

LUSTRATION , s. f. ( lus-tra-cion )Sacrifices , cérémonies par lesquelsles païens purifiaient une personneou une chose souillée. Les plus so-lennelles a Rome étaient celles desfêles lustrales qui sc célébraient deeinq ans en cinq ans , d’où vient l’u-■'ïtgede compter par lustres.— * Ilse dit particulièrement «le la céré-monie qui, chez les Romains , con-sistait à asperger d’eau lustrale uneufant nouveau-né. A. (Du latin fus-

LUT

tratio dont la signification est lamémo. )

LUSTRE , s. m. Eclat que l’ondonne à une chose : Le lustre d’uneétoffe , etc. — Composition dont seservent pour cet objet les Pelletiers ,les Chapeliers.—Fig. Eclat que donnela beauté , le mérite , la dignité :Servir de lustre «... Faire briller;révéler l’éclat de... Voy. Eclat. * Danstoutes les acceptions qui précédent.lustre n’a point de pluriel. A.—Lustre , sc dit aussi d’uu chandelierde crystal ou de bronze, à plusieursbranches, qu’on suspend au plafondpour éclairer ; ’ et particuliérementdu grand lustre garni de lampes ,i|u’on suspend au milieu d’une sallede spectacle. A. Ittccrc luire,

briller.) — Chez les anciens Romains,cérémonie instituée par le Roi Ser-vius Tullius , qui consistait A conduireautour du peuple assemblé dans leChamp-dc-Mars , uue brebis et untaureau, qu’on immolait ensuite pourpurifier le peuple. ( Du latin histrum,fait de lustrare purilier par des sa-crifices , etc. lequel vient de luerepayer; parce que c’est alors que I sfermiers de la République payaientle produit des itnpéts. ) — Espacede cinq années , parce que c’étaittons les cinq ans que se célébraitcette cérémonie. En ce sens , Il n’estguère usité qu’en poésie. — Lustred’eau. Voy. Girandole d’eau.

* LUSTRÉ , ÉE , part. pass. duverbe lustrer. Voy. lustrer. — Etoffe< lustrée , étoffe qui a reçu le lustre.

! A-

LUSTRER, V. a. (Ins-trê) Donner1 le lustre, un certain éclat à une étoffe,

I à une fourrure, à uu chapeau , etc.

1 LUSTUEUU , s. m. Celui qui lus-I tre une étoffe , une fourrure , etc.

LUSTRINE , s. f. Etoffe, espècetle droguet «le soie,j LUSTROIR , s. in. ( lus-troar )

! * Instrument «le vitrier. R. — Petite; règle doublée «le chapeau , pour en-. lever les taches des glaces.

| LUT , s. m. T. de Chimie. Enduit1 pour boucher un vase , * une cornue,uu tube de verre , de porcelaine .

; afin de. tes préserver de l’action trop! vive «lu feu : Lut de terre grasse. Lut! do blanc d'oeuf et de chaux. A.

LUTATION, s. f. ( lu-ta-cion )En t. «le Chimie, l’action de Inter lesvaisseaux.

LUTl'R v. a. (lu-ta ) Enduire delut, fermer avec le lut les vaisseauxque Fou met au feu. (Du latinlutare , qui a la même signification. )

LUTH , s. in. ( lut, eu faisantsentir le t ) Instrument «le musiqueâ cordes, * qui n’est plus en usage :Jouer du luth. La guitare a remplacele luth. A. (De l'espagnol laud , faitdans le même sens , «le l’arabe ahlaurlh. ) — * Luth , «le même que lemot h/re , s’emploie dans certainesphrases figurées, où il désigne l’ins-piration , le talent poétique, moisdans des genres moins élevés s Je-