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Tome second.
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LUT

corder son luth. Chanter sur sonluth, A.

LU TUÉE , adj. f # ( lu-tè-e ) Man-dore luthêe , mandore qui a plus dequatre cordes , et qui , par là, res-semble davantage au luth.

LUTHÉRANISME , S. m. ( lu-tê-ra-nis-me ) Doctrine de Luther.

* LUTHERIE , s. f. Profession ,ouvrages , commerce de luthier. IL

HiTUÉHlEN , lENNE, s. Celui oucelle qui suit la doctrine de Luther.

* lutiieiue:x , ienne , adj.Conforme à la doctrine de Luther :Opinion luthérienne. Sentiments tu-thériens. A.

LUTHIER , s. m. (lu-tiè) Ouvrierqui fait des luths et d’autres iostru-inens à cordes.

LUTIiv, s. m. (lu-tein) Espècede démon ou d’esprit follet , * qui ,suivant l’opinion populaire et supers-titieuse , vient, la nuit, tourmenterles vivants. A. (On voit dans Hahe-lais qu’on disait anciennement lui-ton , formé, suivant Huet , par cor-ruption de nuiton ; parce que ceuxqui croient aux Lutins les font appa-raître ordinairement la nuit.) —Fig. etfam. , personne excessive-ment vive et pétulante. À. — Enfantqui fait continuellement du bruit. ■—Fam. Cet homme ne dort non plusqu'un lutin , ilestsans cesse en mou-vement et dort fort peu. — * Lutin ,s’emploie quelquefois adjectivementpour, éveillé , agaçant, piquant ; etalors il fait au féminin , lutine : Cejeune homme est d’une humeur luti-ne. A.

LUTINER , V. a. (lu-ti-né) Tour-menter quelqu’un comme ferait unlutin. Il se dit au propre et au figuré.— Lutiner , v. n. Faire le lutin : Ilna fait que lutiner toute la nuit.

*LUTJAN, s.m. Genre de poissonsthoraciques. N.

* LUTRAIRE , s. L Mollusqueacéphale. B.

LUTRIN, s. m. {hi-lrcin) Pupi-tre sur lequel on met les livres dechant dans une église. Tout le inondeconnaît le poème admirable de Boi-leau, qui porte ce titre. On disaitautrefois lètrin. (Du latin barbarelectrinum , diminutif de lectrum, quise trouve dans les Gloses d’Isidore ,avec la signification de pupitre , etqui paraît avoir été fait de legerelire.)—* Il sc dit aussi, collective-ment , de ceux qui chantent au lu-trin : C est lui qui donne le ton aulutrin. A.

* LUTRIX, s. xn. Serpent desIndes. B.

LUTTE } s- f. (lu-te) Sorted’exer-cice gymnastique ou de combat . oùl’on se prend corps à corps , poiirseterrasser l’un l’autre. ( Du latin luctaou luctatio qui a la même signi(iea-tion.)—Fig. Combat,* dispute, con-troverse , conflit : La paix mit fi nacettelutte sanglante. A» — De hauteluire , foc. adv. Par autorité ; sansménagement i Emporter ou faire une

LUZ

chose de haute lutte. — L>e bonnelutte , sans fraude.

LUTTER , v. n. ( lu-tè ) Combat-tre à la lutte. (Du latin luctari. ) —

—* 11 se dit fig-, de toute espèce decombat : H n'est pas de force à luttercontre n si habile dialecticien. À. -—Fig. Lutter contre ht tempête , lesvents , etc. Faire effort pour les sur-monter.

LUTTEUR , s. m. Celui qui com-bat à la iutte.

LUXATION , s. f. ( Ink-sa-ciosi )Dislocation, déboîtement, déplace-ment des os. (Du latin luxatio. )

LUXE , s. m. ( luk-ce ) Somptuo-sité excessive dans les habits , dansles meubles , dans la table, etc. Ildiffère de faste , qui signifie pro-prement une grande vanité accom-pagnée d’apparences éclatantes. Lefaste a plus d 'appareil , et le luxeplus de jouissances réelles. ( Dulatin luxus. ) — * Il se dit fig. , ausens physique et au sens moral ,[»our grande abondance , profusion ,superfluité : La nature déploie iciun grand luxe de végétation. — Il si-gnifie aussi, parure , ornement, dé-coration : Cet ouvrage est impriméavec un grand luxe typographique-A.

LUXER, v. a. ( luh-cè ) Fairesortir un os de sa place. (Du latinluxare, dont la signification est lamême. ) — * Se luxer , v. pron. Sor-tir de sa cavité , eu parlant d’un os.N.

LUXURE, s. f. ( luk-su-re ) In-continence , lubricité : La luxure estun des péchés capitaux. ( Du latinhtxuria. ) * Il n’est guère usité quedans le style de la morale chrétienne.A.

LUXURIANCE f s. f. ( Ink-su-ri -an-ce ) Pousse trop abondante desarbres qui jettent trop de branches,etc. (Mol nouveau tiré du latin luxu-riari , et employé par Dellile dansla préface d’une dernière édition desJardins , etc. Il n’a point d’équivalentdans la langue , et pourrait être con-servé. )

LUXURIANT , ANTE , adj. ( luk-su-ri-an , an-te) Trop fertile; quipousse avec trop d’abondance. Motnouveau et lout-à-fait latin , employépar Delille dans son poème de laPitié : Le sol luxuriant de ses plai-nes fécondes.

*LUXUlUEUSEMENT,adv. Avecluxure. Il est peu usité. A.

LUXURIEUX , EUSE , adj. (luk-su-rieû , en versn-ew) Impudique,* qui est adonné à la luxure , quiexcite à la luxure : Un homme luxu-rieux. Les peintures luxurieuses • À.On ne le dit , aussi bien que luxure ,qu’en parlant du péché contre lesixiè-me Commandement. (Du latin luxu-- iosus. )

LUZERNE , s. f. Plante vivace,à fleur légumincuse » originaire deMédie , dont on forme des prairiesartificielle», et qu’on nomme aussi

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Trèfle ou Foin de Bourgogne : on encompte plusieurs espèces.

LUZERNIÈRE, s. f. Terre seméeen luzerne , * champ de luzerne.

A.

* LUZETTË , s. f. Voy. Luisette.LUZiN , s- m. (ht-sei/i) T. deMarine. Petit cordage goudronné, àtrois tourons , et plus gros que lemerlin : on s’en sert pour les amar-rages et autres menus ouvrages.

LY , s. m. Mesure itinéraire de laChine. Huit lys font une lieue deau degré.

LYANG, s.m. Monnaie décomptéde la Chine , appelée par les Portu*gais Tacl , qui se divise en dix Tsy-ens , que les Portugais ont nomméMas. Chaque Tsyet i ou Mas se sub-divise en dix Fweu$ y appelés par lesPortugais C.ondorineSyCl chaque Fwenou Condorine , en dix Lys ou , sui-vant les Portugais , Caches.

LYCANTUUOPE , s. m, < li-kan -tro-pe ) Se dit d’un homme qui a l'i-magination malade et qui croit quel-quefois être loup. (Du grec htko.tloup , et anthropos homme. )

LYCANTiinoPïE , s . f. Maladiede celui qui se croit métamorphoséen loup , *et qui imite le cri de cetanimal. —Par extension, manie doceux qui se croient métamorphés euquelque autre animal. A.

LYCÉE , s. m. (li-cé-e ) Lieu prèsd’Athènes , consacré à Apollon Lycéen. Il y avait un gymnase pour lesexercices du corps , et des promena-des où Aristote enseignait la philo-sophie. — L'Ecole d’Aristote à Allié -nés , comme le Portique signifie celledeZénon, l’Académie celle de Platon,etc.—Par extension, lieu ou s’as-semblent les gens de lettres. — Eta-blissement d’instruction , * ou con-sacré aux exercices du corps. B.

( Du grec lukeion , dont les La-tins ont fait Lxjccenm dans la mêmesignification. )

LYCÉES, s. f. pl. Fêtes qu’oncélébrait en Arabie , sur le montLycée , en l’honneur de Jupiter Ly-céen , et qui étaient les mômes queles Lupercales des Romains. (Du greclukaia , dérivé , ainsi que le nom dumont Lycée , de lukos loup , parceque cette montagne était infestée deces animaux. )

LYCIINIS, s. m. (lik-nice) Planteagreste annuelle , à Heur caryophy!-Ice , qu’on nomme aussi Lamprettedio'ique.

* LYCHNOMÀNCIE , s. f. Divina-tion par les lumières. ( Du grecluknos lampe, et mantèia divination.)B.

* LYCHNOMANCIE N f ENNE ,adj et s. Qui se livre à la lychuoman-cie. B.

LYCIUM, s. m. ( li-ci-ome ) Ar-brisseau épineux. (Du grec lukion tdérivé du nom de la Lgcie où crois-sait la première espèce de Lgciumconnue. )

LYCOPB ou MARRUBE AQUA-