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Tome second.
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bois, sous le nom de conserva-teurs.

MAÎTRISER , v. a. (tnê-tri-sé)Gouverner en maître.— Il se dit élé-gamment au figure : Maîtriser sespassions , sa douleur, etc.—* On ditdans le même sens, avec le pronompersonnel, se maîtriser.— l**g- Maî-triser la fortune , faire tourner lesévénements à son avanlage, par laforce de son caractère ou par l'habi-leté de sa conduite. A.

* MAJA , s. ni. T. d’IIist. nal.Genre de crustacés. N.

MAJESTÉ , s. f. Grandeur suprê-me, caractère auguste «pii imprimele respect. A. Il se dit par excellencedi* Dieu , et par extension des sou-verains, des lois, des empires. —*1! se dit aussi, par extension, enparlant des personnes et des chosesqui ont un air de grandeur propre àinspirer d • l’admiration, du respect :/Clle a dans tonte sa personne un airde majesté. ( Du latin mnjestas, for-mé dans la même signification , desdeux mots major plus grand , supé-rieur, et status état, rang, etc.) —Dans le sl>le oratoire on dit aussi lamajesté d'un temple , d'un édificemfttjuifquc, etc.; la majesté de sonfront ; il y a de la grandeur , de lamajesté dans son style .— Titre qu’on >donne aux empereurs, aux rois * et aleurs épouses. Ou dit en leur parlant,votre majesté , vos majestés ; et enparlant d’eux, sa majesté, leursmajestés. A. —* Quand ce mot estmodifié par un adjectif ou par unparticipe, on met le féminin : Votremajesté est trop prudente, est sup-pliée. Mais quand il est modifié pardes substantifs employés adjective-ment , les sentiments sont partagéssur le genre, l es uns disent : Depuisque voire majesté est maître , d’au-tres disent, maîtresse de la Franche-Comté. Cependant maître est plus)conforme à l'usage, et la raison en estque ce mol peut être regardé commeun véritable substantif. On dit : Samajesté est le père et le protecteur deson peuple ; on doit dire de même ,Sa majesté est maître , et non pasmaîtresse de la Franche-Comté. (LeP. liouhovrs , Féraud et Lemare.)

MAJESTUEUSEMENT, ndv. ( ma -jes-tu-eû-ze-man) Avec majesté .

MAJESTUEUX, EUSE , adj. Quia de la majesté , de l'éclat, de lagrandeur.

MAJEUR, EURE, * adj. com-paratif. Qui est plus grand, pins im-portant, plus considérable: La majeurepartie. — Il signifie quelquefois ,grand, important, considérable,absolument et sans comparaison : (luintérêt majeur , une affaire majeure.A. —En Jurispr., quia atteint l'âgeporté par les lois du pays pour jouirde ses droits et pouvoir contractervalablement. (Du latin major pin*grand )—Se dit, dans le Levant, desmarchands qui font le commercepour Mode ou ton ma-

MAJ

jour, en Musique , celui dont la tierceest majeure , c’est-à-dire , composéede deux tons. — Force majeure , àlaquelle on ne peut résister .—Causesmajeures , d’une grande importance.— Au Piquet , tierce majeure . qua-trième , quinte , sixième , septièmemajeure , trois , quatre, cinq , six onsept cartes d’une même couleur, quise suivent depuis l'as inclusivement.On disait anciennement, et l’on ditencore quelquefois, tierce major,quinte major, etc. — * En matièreecclésiastique, ordres majeurs, laprêtrise , le diaconat, le sous-dia-conat , par opposition aux quatreordres mineurs, À .— Majeurs, s. m.pl. Autrefois, ancêtres ou prédéces-seurs. ( Du lat. majores.)

majeure, s. f. Première propo-sition d’un syllogisme, * qui contientle grand terme ou l'attribut de ht con-clusion. A. — Un des actes soutenuspar les bacheliers en théologie pen-dant le cours de la Licence.

MAJOR, s. m. Officier de guerreordinairement chargé du détail d’unrégiment, l! y a aussi des majors deplace , des majors de brigade , desmajors généraux , etc. (Dulat. majorplus grand, supérieur.)

MAJOR , adj. Etat major,* se dit,.m général , des officiers et sous-offi-ciers sans troupes. D se dit aussi desdïieiers supérieurs d'un corps detroupes.—Lelieuoù sont I s bureauxde l’état-major.— Fiat-major gêné-al , le corps des officiers générauxle l'armée.— Chef d! état-major, offi-cier chargé près d'un officier générald’expédier tous les ordres, etc.—''fajor-gènéral, chef d’état-major prèsIn généralissime.— Corps de Tètat-.’iajor, corps d'officiers destinés àremplir les fonctions de chefs d’état-major, d’aides-majors généraux etl’aides-de-cainp. — Chirurgien-ma-| jar , le premier chirurgien d’un ré-giment.— Ronde-maior, la ronde que: iit le major. A. — Sergent-major ,.oy.Sergent. — Tambour-major, voy.Tambour .— sfdjndant-major, voyezhljudant .—Au Piquet, tierce major ,'te. Voy. Tierce majeure, etc., aumot majeur.

MAJORAT , s. m. ( ma-jo-ra ) Es-pèce de fidéi-commis graduel , sue--•ssif, perpétuel, indivisible, p nvertu duquel certains titres, certainsbiens sont affectés h l'aîné d’une fa-mille , en latin natu. major. — * Il scdit aussi de l’immeuble inaliénable,attaché à la possession d’un titre denoblesse , et qui passe avec ce litre àl’héritier du titulaire: Constituer,fonder, établir un majorât. A.

MAJORDOME , 9 . m. empruntéde l’italien. Malirc-d'Uôtel. Il ne sedit que des Olliciers qui serventmi cette qualité à la Cour de Rome ,dans les autres Cours d’Italie et enEspagne. (Du latin major dornus leeh f de la maison, c’est-à-dire desdomestiques.)—Sur les galères , Of-ficier qui a soin des vivres.

MAL

MAJORITÉ , s . i. Etat de celuiqui est majeur .—Charge de Major.* Dans ce sens , il est vieux.— Lapluralité des votants, des suffra;*-' .dans une assemblée délibér:. • <dans un corps ' \ jlaplui. .

des individus, dans un prns. dansu.ination : T.amujoritôdes français.—L ‘parti qui , dans une assemblée , ré-unit ordinairement le plus grandnombre de suffrages : Jl vote toujours arec la majorité.—Majoritéabsolue , celle qui se compose de lamoitié des voix, plus une .—Majoritérelative , celle qui se forme simplement de la supériorité du nombredes voix obtenues par un des coneurrents. A. (Du latin major plus grand.)Voy. Minorité.

MAJOURS , e. m. p!. ( Pêche )Mailles qui ont à peu près six lignesen carré. Quand elles en ont sept,on les appelL- grands majours. Ter-me provençal.

MAJUSCULE , adj. m. et f. et s.f. Lettre capitale : Lettre , caractèremajuscule ; chaque vers commencepar une majuscule. (Du latin majus-cules un peu pins grand .)—Le ma-juscule, s. m. Dans quelques Eglises,dignité qui répond à celle de Chan-tre.

* MAKAIUA , s. m. Poisson tho-racique. R.

MAKI , s. m. Classe de mammi-fères quadrumanes , qui ne diffèrentdes Singes qu’en ce qu’ils ont plusde quatre dents incisives séparéespar un intervalle. Leur museau plusou moins prolongé, lésa fait nommeraussi Singes à museau de Renard.

MAL , s. m. (Le phir. vslManx,md) En général , ce qui est contraireau bien. (Du latin malum .)—Défaut ;imperfection. — * Discours désavanta-geux tenu sur quelqu'un ; interpréta-tion défavorable et fausse donnée àquelque chose : A. Dire du mal deson prochain —Vice; mauvaise action.

— Douleur , maladie.— Dommage ;perte; calamité: Faire beacoup demal, et non pas beaucoup de maux.

— Inconvénient ; malheur : C'est ungrand mal qu'il soit absent.— Incom-modité ; peine ; travail : H a biendu mal fl gagner sa vie. En ce der-nier sens il est familier .—Mal demère , nom que donne le vulgaire àla passion hystérique.—* Mal d'en-fant , I ‘S douleurs d’tiue femme quiAccouche .—-Mal de mer , indisposi-tion à laquelle beaucoup de person-nes sont sujettes, lorsqu'elles vontsur m or.—Mal de cœur , envie devomir, nausées. A .—Mal mort (Méd.),espèce de lèpre ou de gale très ma-ligne , qui fait paraître la peau commemorte .— Tourner une chose en mal,lui donner un mauvais sens.— Prcti -dre une chose en mal ou fort mal,s'en offenser. — Fam. Mettre un*femme à mal , la séduire. — * Fig-.droit' bien du mal à faire une chose,la faire avec répugnance avec ch#*«ri". A.