MAL
MAL MALË adj. Méchant ,mauvais. Vieux mot qui entre dansla composition de plusieurs autres ,comme malheur, mal-aise, etc. male-peste y malefaim , à la maleheure.(Du latin mains .)—* Il est aussi ad-jectif dans les locutions : Bon gré ,mulgré. Bon an , mal an. À.
MAL , adv. Autrement qu’il ne sedoit : Cette affaire va mal ; il a malopcrê ; je me porte mal, etc. (Du lat.ynalè.)—Setrouver mal ,ressentir uneincommodité ; tomber en faiblesse.'—Fig. Se trouver mal de.... , éprou-ver quelque désagrément d'une dé-marche , avoir à se repentir de l’a-voir faite , etc .-—Mettre mal avec...,brouiller .—Etre mal (être brouillé)Qvec quelqu'un.—Penser mal de quel,qu'un , en avoir mauvaise opinion.La Bruyère adil (chap. 8) : Pensantmal de tout le monde , il non dit depersonne . Cette phrase est irrégu-lière . parce que , dans la premièrepartie, mal est adverbe , et qu’c/r ,dans la seconde, le suppose substan-tif : il faut Pensant du mal de toutle monde , etc.
MALabative , s, m. Veuille desIndes Orientales , qui entre dans lagrande thériaque , etc. Elle ressem-ble à la feuille du cannelier ou ducitronnier , de laquelle elle ne diffèreque par l’odeur et par le goût. L’ar-bre qui la porte croit dans les mon-tagnes du Malabar.
MALACHIE, s.f. ( ma-la-kie , Eut.)Genre d’insectes coléoptères , de lafamille des Apniytres ou Mollipennes,qui ont la faculté de faire sortir des |appendices charnus et mous , des ibords du oorcelet et de la poitrine. |(Du grec malakos mou , tendre ,flexible.)
MALACHITE , s. f. (ma-l-a-ki-te)A.) Pierre verte et opaque , dont lacouleur approche de celle de la mau-ve. C’est un oxyde de cuivre , forméde stalactites et susceptibled'un beaupoli , que M. llauy nomme cuivrecarbonatè vert. ( Du grec malackèmauve.)
MALACIE , s. f. (Méd.) Appé-tit dépravé , désir excessif de cer-tains aliments * inusités ou mêmedégoûtants, A., causé par une cer-taine mollesse ou maladie de l'esto-mac. (Du grec mafa&ta mollesse, faitde malassô j’amollis.)
MAlacodeume , adj. T. d’En-tomol. Qui a In peau molle. N. Il sedit d'une famille ou groupe de Zoo-phyt.es, libres et isolés, dont le corpsest mou, charnu ougaléliueux. (Dugrec malakos mou , et dermapeau.)
MALACOÏDE , s. f. [ma-la-ko-i-de) Sorte de plante qui a la Heur etta forme de la mauve. (Du grec ma-ladie mauve , et èidos forme , res-«emblanco.)
MALACOLITUE, S. f. (Minéral.)Pierre formée de masses larnelleusesd un gris bleuâtre. (Du grec malakosww*, tendre, et lithos pierre; pierre
MAL
tendre, parce qu’elle est plus tendreque le feldspath , avec lequel on l’a-vait d’abord confondue.) C’est l’an-cien Sahlite deDandradn.
MALACOPTERTGIEN , adj. m.(Ichthyol.) Se dit des poissons dontles nageoires ne sont pas arméesd’aiguillons. (Du grec malakos mou,et pterux aile ou nageoire. )
MALACOSTRACÉS , S. m. pl.(Hist. nal.) Animaux couverts d’unecroûte ou enveloppe moins dure quel’écaille des Tcstacés. (Du grec mala-kos mou , et ostrakon écaille , co-quille.)
MALACTIQUE , adj. ou s. m.(ma-lak-ti-ke) T. de Médecine quise dit des médicaments émollients.(Du grec ?nalassô j’amollis.)
MALADE , adj. m. et f. Qui souf-fre quelque altération dans la santé :Tomber malade .—* Il se dit égale-ment , des animaux , des parties ducorps ei de plusieurs choses inani-mées : J'ai un cheval rnaïade. Unbras malade. Une plante malade. A.—Il se dit aussi de l’esprit : Il estplus malade de l'esprit que du corps ;elle est malade d'imagination .—* Ilsc dit fig. des corps politiques , desétablissements publics, etc.: Un état1 est bien malade, quand les citoyens nei s'intéressent plus à la chose publique.A.—On l’emploie souvent comme sub-stantif: * Un bon, un mauvais malade.Ce médecin a beaucoup de malades.A. (Suivant Robert, Henri Etienne ,Nicot, etc. du grec malakos mou ,faible, languissant ; suivant Ménage ,du latin barbare malatus , employéavec la même signification , dans labasse latinité, et fait de mn/è mal :qui se rnalè habet .)—On dit prov.de celui qui se plaint d’une petitepeine , le voilà bien malade ! et pourse moquer d’uu danger , d’un malqu’on exagère , il n'en mourra queles plus malades .
MALADIE , s. f. Altération dansla santé : Avoir une maladie , etnon pas faire une maladie, ce quiest un Gasconisme. * Il se dit égale-ment des animaux , des plantes et deplusieurs autres objets inanimés :Les arbres ont leurs maladies', Cetteespèce de vin est sujette à plusieursmaladies. A.—Fig-1° Altération dansle moral : J.cs passions sont les ma-ladies de l'ame. —2° Afection déré-glée qu’on a pour quelque chose :Avoir la maladie des médailles, etc.U aime à bâtir, c'est sa maladie. —Maladie du pays , désir violent deretourner dans son pays,
MALADIF , IVE , adj. Sujet àêtre souvent malade ; valétudinaire.Voy. ce dernier mot.
MALAdbeuie , s. f. Hôpital an-ciennement affecté aux lépreux , * etqu'on appelait aussi, léproserie. A.(Contraction des deux mots mal etladre , nom qu’on donnait autrefoisa ux lépreux. )
Mal-adresse , s. f. (ma-la-drè-ce) Défaut d’adresse.
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MAL-ADROIT , oite , adj. ets. (ma-la-droa) Qui n’a point ou quia peu d'adresse. * 11 s’emploie aupropre et au figuré tant comme subs-tamif que comme adjectif. À.
MAL-ADROITEMENT, adv. («w.la-droi-te-man) D’une manière mal •adroite.
MALAGME , s. m. Espèce de ca-taplasme émollient. (Du grec malag -ma , dérivé dans le même sens, demalasfp j’amollis.)
MALAG DETTE f 8. m. (ma-la-ghè-te) Espèce de poivre qui vientde la côte de Malaguette ou Mani-guette, contrée considérable d’Afri-que dans la Guinée , le long de lamer. On le nomme aussi Poivre doGuinée.
MALAI , s. m. ( ma-lè ) La languela plus pure de l’Inde Orientale. Lesamseril était autrefois la langue sa-vante de l’Inde ; aujourd’hui les né-gociants ne parlent que le maiai.
* malaire , adj. De l’os de lapommette. B.
^ Mal-aise, s. m. ( ma-lè-ze )
Etat incommode du corps , danslequel les fonctions ne s’exécutentpas avec une pleine liberté s Sentirun grand malaise. —Fig. Etre dans lemalaise, être à l’étroit, être maldans ses affaires. Acad. Celle der-nière écrit malaise, malaisé.\oy. Mé-saisc.
MAL-AISÉ , ÉE , adj. ( ma-lè-zà )Difficile. — Incommode : Escalier
mal-aisé _Eu parlant des personnes,
qui n’a pas d’aisance dans scs affai-res : Biche mal-aisé.
MAL-AISÉMENT , adv. ( ma-lè -sê-man) Difficilement.
MALANDRES, s. f. pl. Espècede fentes aux genoux d’un cheval.—Défectuosités , nœuds pourris , etc.dans les pièces de bois de charpente.(Suivant M. Morin , du grec- melon -druon la partie noire ou la moelledu chêne , dont les Latins ont faitmclandryum cœur de chêne , forméde mêlas noir, et de drus chêne ,qu’on a pu , dit-il, étendre par mé-taphore , aux chevaux et aux boisgâtés.)
MALANDREUX , EUSE, adj. Quia des malandres, en parlant des boiscariés.
MALANDRIN , 8. m. ( ma-lan-drein ) Nom qu'on a donné ancien-nement, 1° aux lépreux, par allusionaux malandres , maladie du cheval ;—2° dans le temps des Croisades ,aux voleurs arabes et égyptiens, ousimplement par mépris; ou peut-êtreaussi parce qu’ils étaient lépreux ;“-5° à des brigands qui, sous lesrois Jean et Charles V, son fils, com-mirent beaucoup de désordres enFrance.
* MAL-APPRIS , ISE, Adj. (mal-à-pri, mal-à-pri-se) Grossier, san»usage s Personne mal-apprise. N.
MALAPRE , s. m. T. d’Imprim.Ouvrier qui a de la peine à lire. (Motpatois , mal-appris, ignoraut.)