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Tome second.
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pour tordre et commettre tel corda-ges qui sont fort longs.

MANUELLEMENT, adv. ( ma-nu -è-le-mun) De la main à la main.

MANUFACTURE , s. f. Fabri-cation de certains ouvrages qui sefont à la main. *11 vieillit en ce sens:on dit plus ordinairement , Fabrica-tion. —Le lieu où l’on fabrique , etsouvent tout ce qui est nécessairepour garnir les ateliers.—Les ou-vriers delà manufacture.—Il s’em-ploie quelquefois au figuré : Manu-facture de calomnies , de libelles .A. Voy. fabrique .

MANUFACTURER v. a. (ina-nu-fak-tu-rè) Fabriquer. Celui-ci estplus usité. (Du latin manu avec lamain, et facere faire.)

MANUFACTURIER, s. m. (ma-nu-fak-tu-rié) Celui qui fait fabriquer,qui est le maître d’une manufacture,fabricant.—Ouvrier qui travaille dansune manufacture.

* manulée, s. f. Plante person-née. B.

* MANIJLUVE, s. m. Bain desmains. B. N.

MANUMISSION, s. f. Action dedonner la liberté A un esclave. Du la-tin manumissio , fait de manumittere(amittere manu) renvoyer de la main,parce que le maître en présentantson esclave au Magistral, le tenaitpar la main , lui donnait un petitsoufflet sur la joue, et le laissait aller.)—Affranchissement des gens de main-morte.

* MANUS (IN). On prononce incmanuce .) Expression latine qui s’em-ploie dans cette phrase, dire son in-manus, recommander son ame à Dieu,au moment de mourir. A.

MANUSCRIT, ITE, adjectif. Ecrith la main : Ouvrage manuscrit. Dulatin manuscriptus, script us manu ,écrit à la main.)—Il est aussi s. in. :Il y a dans cette bibliothèque beau-coup de manuscrits.

MANUTENTION, 8. f . {ma-nu-tan-cion ) Action de maintenir : Lamanutention des lois, des privilèges,de Indiscipline. Voy. Maintenir. *Peuusité en ce sens.—Administration,gestion : La manutention des affaires.—L'établissement où se fabrique lepain pour la troupe. A.

* .MANUTENTIONNER, V. a.

Exercer la manutention sur.B.

MANZANTLLE, s. f. (inan-sa-ni-glie ; mouill. les II) Voy Mancelinier.

MAPAS, s. m. Arbre de la Guia-ne, dont le suc laiteux est employéavec succès par les Nègres contre lespians des enfants.

MAPOu, s. m. Voy. Mancelinier.

MAPPAIRE, s. m. (ma-pc-re).V. Mappe.

NAPPE , s. f. ( ma-pg) Chez lesanciens Romains, rouleau de lin<*equi servait de signal pour annoncerle commencement des jeux dn cirque.L'Officier qui donnait ce signal enjetant la mappe, était appelé Map-pairs» (Du latin mappa, employédans

MAQ

cette acception, surtout avec l’adjec-tif circensis. Mappa signifie propre-ment serviette , linge qui couvre la ta-ble.)

MAPPEMONDE, s. f. (ma-pe-mon-de) Carie Géographique qui repré-sente les deux hémisphères. ( Du la-tin mappa linge qui couvre la table ,dont nous avons fait nappe , en chan-geant m en n, cl de mundus momie,'carte du monde qu'on étend sur la ta -ble comme une nappe.)

* MAFUIUTA, s. m. Voy. Zoril-le. B.

MAR

claves, etc., courtier ,dérivé du çrecmagganon ruse, fard, artifice.)—F;gur. et fnm. Celui qui s’intrigue pourfaire traiter des offices, des charges,des mariages.

MAQUIGNONNAGE, s. m. (ma-ki-gnio-na-je) Métier de Maquignon-,art défaire paraître les chevaux meii-

leursqu’ils ne sont, etc_Fig. et fam.

* Il se dit de certains commerces se-crets, illicites, et de certains moyen ■>frauduleux qui servent à intriguerdans les affaires. A.

MAQUIGNONNER, v. a. (Ma-ki-

MAQUE, s. f. (ma-/,e) Instrumentpropre à briser le chanvre. VoyezBroie.— Paquet de fil de cent aunesMaques, pl. (Vannerie) Deux brinsde bois qui s'élèvent sur le devant dela hotte, du fond jusqu'au collet , etservant à former les angles du dos.

MAQUER, v. a. (maké) Rrisnavec la maque. (Par corruption, demâcher ; parce que la maque broie etmâche en quelque sorte le chanvre

MAQUEREAU, s. m. (ma-ko-rô ,s. d.) Espèce de poisson de met ,osseux, hoiohranche et thoracique,de la famille des Alraclosomcs et du^enre des Scombres, qui a cinqfau*<es nageoires sur le dos. lleslphos-borique pendant la nuit, et vit entroupes innombrables. (Du latin m><-cula tache ; parce qu'il est fort lach";é.)—Au pluriel, taches aux jainb| our s’ètre chauffé de trop près.

MAQUEREAU, RKLLE, s.léshonuéle. Celui, celle qui débait> he et prostitue des femmes cl desfilles. De maque, vieux mot françabjui signifiait vente, et que quelquesms dérivent di-l’hébreu makar: il avendu, vendidit; proprement il a livvù, tradidit. Le mot maquignon a,suivant plusieurs, la même origine.)— * Maquerelle , s. f. Petit poisson-R.

* MAQUERELLAGE, S. m. T.déshonnête. Le métier , l’action dedébaucher et de prostituer des fem-mes ou des filles. A.

MAQUERÉE, s. f. (ma-ke-ré-e)T. de Marine. Voyez Macrée.

MAQUERIE, s. f. ( ma-ke-ri-e)Veine de matières étrangères inclinéeau Nord, dans un banc d’ardoises.

MAQUETTE,», f. (ma-kè-te) T.de Sculpture. Léger modèle en cire .

• l plus ordinairement en terre, oùrien n’est arrêté, et qui n’offre quila première pensée de l’artiste. Lesmaquettes sont pour les Sculpteursce que sont pour les Peintres des es-pjisses heurtées. (De Filai, muchiet■ta, diminutif de macchia , qui signi-fie proprement tache, et fig. grossièreébauche de Peintre, etc . )—En t. d’Ar-quebusier, pièce do fer d’un échan-tillon proportionné au canon du fu-sil qu’elle doit produire.

MAQUIGNON, s. m. {mn-ki-gnion ;mouillez gn) Marchand, revrndeurdechevaux. (Du vieux mot maque vente(voyez Maquereau) ; ou, suivant d’au-tres, du latiu inango marchand d'es-

gnio-nè) User d’artifice pour faire pa-raître un cheval meilleur qu’il n’est ,à dessein de s’en défaire.— Fig. etfam. S’intriguer pour faire vendredes charges, etc.

MAQUILLEUR, s. m. (mouillezles II) Bateau de simple lillac, pourla pêche des maquereaux.

MARAROUT, s. m. {ma-ra-hou)Prêtre Mahomélan qui , en Afriqur ,dessert une mosquée. —Populair.

; Homme ford laid.—Cafetière defer-| blanc battu, h ventre fort large, et qui' vient de Turquie. On Rappelle aussi; cafetière du Levant. —Voile de galère\ qu'on met dans le temps d’une tem-j pôle. Dict. de Mar. ; Cr. Fo.fr. sui-j v .ni Trév. au contraire, on ne s’en; s-ri que lorsque le temps est beau.

[ — * Se dit encore d’un oiseau dont' la queue fournit des plumes ,auxquel-les ou donne le même nom. et qui| serveul d’ornements à divers s coif-fures de femme : Un chapeau orné de' marabouts. A.

MARAIIOUTIN, 6. m. ( ma-ra-hon -; t ;in) La principale voile du grandI m Al des galères.

I MARAGURY, s. m. Voyez Curare.

MARAICHER OU MARAGER , S-tu. (ma-ré-chd, vui-ra-jà) Jardinierqui cultive, qui fait valoir un marais-Voy. Marais dans sa seconde accep-tion.

MARAIS, s. m. (ma-ré) Eau quicroupit en certains lieux et se dessè-che souvent l’été. (Du latin mariscurnjonc marin; parce que b s joncs abon-dent dans les marais. Ménage. Sui-| vaut JFachtci’, de l'allemand morast\ lieu bourl>eux,elc.)—A Paris, terroirI prèsdes fossés on lelongdela rivière,! et où l’on cultive des herbages, des: légumes , etc. — Marais salants, où| l’on fait venir de Peau de la mer pour! faire du sel.—Proverbial. Se sauvef! par les marais , se tirer (Rembarra 5j parde mauvaisesraisons. — * Marais*| l. de Politique. Voy. Montagne.i MARAJOLO, s. in. Monnaie effec'| tive de Bologne, valant deux sous du| pays.

MARANDER, v. a. et n. (ma-rfl* 1 "dé) T. de Pèche. 1° Mettre les app e "tels à la mer.—2° Racommoder, ru"douher les filets. Terme normand*

' MARASME. S. m. Consomption»maigreur extrême. (Du grec mafvws , fait de marainà je IlélrisjJ 1 ’desséche.)

-MAnASQuiN,,, m. Ligueur *ï r