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Tome second.
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MENACE, b. i. Parole ou geste dontoo se sert pour faire craindre à quel-qu'un le mal qu'on lui prépare. (Dulatin minaciœ, arum , qui se irouvedans Plaute avec la même signilica-tion.)

MENACER, v. a. (me-na-c<#) Fairedes menaces.— -Figur. Pronostiquer ,* faire craindre quelque malheur,quelque accident peu éloigné. A.L'air nous menace d'un grand orage.—Fig. et fam. Faire espérer. Il ne $edit, en ce sens, que de ce qui est re-gardé comme une espèce de bien etd'avantage: Nous sommas menacésd'une fête brillante•—Il est menacéd'apoplexie , de phthisie, etc. Il y aapparence qu’il sera attaqué d’apo-plexie,de phthisie, etc.— Le bâtimentmenace ruine, est près de tomber.—Fig. et poét. Ces tours, ces arbres me-» acent les deux, sont fort élevés.

* MÉNACUANITE , s. f. Minerainoir grisâtre.

ménade , s. f. Bacchante.—Aufig. Femme emportée et furieuse. (Dugrec mainas une furieuse, dérivé demainomai être en fureur.)

MÉNAGE, s. m. Gouvernementdomestique: Régler , bien conduireson ménage. —Etat où l’on vit enson particulier et à scs frais: 7'enirménage’, être dans son ménage . (Sui-vant Ménage , du lat. manere demeu-rer, séjourner; suivant Du Gange,du mol barbare mainagium , dit,dans la basse latinité, avec le mêmesens que mansio demeure, séjour.)—Meubles et ustensiles du ménage :Cette servante tient son ménage trèspropre. Il est populaire.—Toutes lespersonnes dont une famille est com-posée x 11 y a trois ou quatre ménageslogés dans cette maison .-—Epargne ,économie : Entendre le ménage. Voy.Economie. — Mettre une fille en mé-nage, la marier.—Famil. Ce mari etcette femme font bon ou mauvais mé-nage , vivent en honneoumauvaisein-telligence.— Vivre de ménage , avecéconomie, ou (style plaisant) vendreses meubles pour vivre. Molière ( leMédecin malgré lui).— Toile de mé-nage, toile faite à profil .* Pain, li-

? v cnrs de ménage, pain, liqueursqu’onait chez soi et pour son usage parti-culier. — Femme de ménage , femmequi vient de dehors pour prendresoin des choses du ménage. On dit.dans un sens analogue, faire des mé-nages- — Famil. Avoir ménage euville , entretenir une maltresse. A.

MÉNAGEMENT ,s. m. (mè-na-je-man) Egard qu'on a pour quelqu’un ;circonspection. Voyez Egard. —Leménagement des esprits , l’art de lesmanier. * Cette locution a vieilli. A.

MÉNAGER, v. a. (mé-nayé) Userd'économie: Ménager son bien, etfigur. Ménager scs forces , sa santé,etc. —Conduire, manier avec adresse:

i Ménager les esprits, les affaires .—Moyenuer, procurer : Ménager un ac-commodement, etc.

Ménager des troupes, ne pas les

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exposer mal à propos.— les intérêtsde quelqu'un , avoir soin de les con-server.— quelqu'un ; prendre gardede rien faire qui le choque, qui lerebute.— ses paroles *» parler peu.—les termes ; parler avec une grandecirconspection. — h temps, en faireun bon emploi, ou prendre son tempsbien i\ propos pour quoique chose.—sa voix, la bien conduire.— des effetsheureux, de beaux effets (Peinture) ;sc réserver le moyen de les produire.— scs teintes, prendre soin de ne pasles brouiller.— un terrain, une étoffe,l’employer si bien qu'il n’y ail riende perdu. — un escalier , un cabinetdans un bâtiment, y pratiquer un es-calier, mi cabinet sans gâter le des-sin principal.—* un cheval , être allen-til à ne point le fa liguer.— ses pas, évi-ter de faire des démarches, en fairele moins qu’on peut.— l'occasion , kooccasions , préparer le moment , lacirconstancefavorable pourfaire quel-que ciiose.— Ce poète a bien ménagéles accidents de sa comédie, etc. , illésa disposés avec art.— N’avoir rienaménager avec quelqu'un, n’avoir plusde mesures â garder avec lui. A.

* Sc ménager , v. pr. Sc traiteravec ménagement de part et d’autre.— Ménager sa saule.—Se conduirenvec adresse , avec circonspection.—Sc procurer : Se ménager une en-trevue. etc. N.

MÉNAGER, Ère, s. (mè-na-jè,e-ro) Qui entend bien le ménage, l’é-conomie. — Etre bon ménager dutemps, l’employer utilement.— Etreménager de sa sauté, prendre soin dela conserver.

MÉNAGÈRE, s. f. Servante qui aNoiu du menai rj.*—Parmi le Peuple,un mari appelle sa femme notre mé-nagère.

MÉNAGERIE , s. f. Lieu où l’onnourrit des animaux rares de touteespèce.—Lieu où l'on engraisse desbestiaux, de la volaille, etc.; où l’onfait le ménage de la campagne : Ilnourrit d'excellents veaux dans sa.ménagerie.

MÉNAGOGUE, adj. (mé-na-go-ghe) T. de Médec. Le mémo c\\iEm-ménagogue, V. ce mot. (Du grec.non mois, cl m^je chasse.)

MÉNAGïRXES, s.m. pl. (mé-na-j'v-tc) Prêtres de Cybèlc, qui faisaientla quête tous les mois. (Du grec?no-nagurtés , formé de mên mois, et d’a-gurtês mendiant, dérivé d'agéiro jeramasse, je mendie.)

* MENAIS, s. f. Plante borra-ginée. B.

•MÉNAKANite , s. f. Titane,substance métallique découverte àMénakan dans le comté de Cornou-ailles. B.

MÉNAU1TIE3, s. f. pl. (Mytbol.)Fête qu’on célébrait à Sycione, enl’honneur de Mènalippc, fille d’Eole,qui fut aimée de Jïeplune.

* MÉNASTASIE , S. f. Coliquemenstruelle. B.

MENUES , s, rn. ^wan-dècc) Dieu

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des anciens Egyptiens, le même, dit-on , que le Pan des Grecs, qui étaitparticulièrement révéré dans la villede Mondes, sous le symbole du Bouc.Suivant Schmidt, il a donné lieu à luconstellation du Capricorne.

MENDIANT , ANTE , S. (rwn-/?ûm)Celui, celle qui mendie. (Dulatin mendicus ou mendicans.)

Les Religieux mendiants, ceux quivivent de quête, d’aumône. LcsJaco-bins, les Cordeliers, les Auguslins etles Carmes s’appelaient particulière-ment les quatre Mendiants. — Ottnomme aussi les quatre mendiants fles figues, les avelines, les raisins et lesamandes qu’on sert eu Carême dansun même p'at.

MENDICITÉ, s. f. (man-di-ci-té)Etat de celui qui est réduit à deman-der l’aumône pour vivre.—* La pro-fession de mendiant , et les men-diants pris collectivement» A. Du la-tin mendicités.)

MENDIER, v. a. (man-di-é) De-mander l'aumône : Mendier son pain;mendier sa vie ; et nculralement, ilest réduit à mendier. — Au figuré,rechercher avec empressement etnvec une sorte de bassesse : Mendierdes suffrages , des louanges , des se-cours .

MENDOLE on MANDOLE , s. f.( man-do-le) Poisson de lu Méditer-ranée, large,court et à tôle pointue etplate. Ou le nomme aussi Cagarel etSuscle»

MENEAU, s. m. Qne-nô, s. d.) Sodit en Archit. des montants et destraverses en pierre, en fer, en boisqui séparent les guichets d’une croi-sée. — Faux meneau , celui qui n’estpas assemblé avec le dormant d’unocroisée, mais avec les châssis, et quis’ouvre avec eux»

* MÉNECUME, s. m. Personnequi ressemble parfaitement à une au-tre : L'homme le plus extraordinairea eu son ménechme. (Personnage doPlaute et de Kcgnnrd.)

MENÉE, s. f. Secrète et mauvaisepratique pour faire réussir quelquedessein, il se dit le [dus souvent aupluriel.—F.n t. de Vénerie, suivre lamenée , être a la menée d'un cerf ;prendre la route d’un cerf qui fuit.

MENER, v. a, (me né) Conduire;guider. V. Conduire. (Du \oi.menaro,qu’on trouve avec la môme significa-tion , dans Apulé t?,dans Ausone, etc,et dont les Italiens ont fait égalementmcnarc.)— Ou dit élégamment au fig.Mener à la gloire ; L'ambition , Vin-térct le mène. — Conduire une trou-pe ; la faire marcher et agir : Menerau combat, à l'assaut» — Conduirepar force en quelque endroit : Me-ner en prison, au supplice ; on le me-nait pendre- —Se faire accompagner;U mena tout son monde avec luiIntroduire : Menez-moi chez le Minis-tre. —Amuser, entretenir de fausse*espérances ; Il y a siamois que voueme menez avec de belles paroles.

Eo parlant des animaux, le* condui*