Band 
Tome second.
Seite
168
JPEG-Download
 

168 MEN

contre la vérité, avec dessein detromper. Voyez Menterie. (SuivantSylrius, du lat. mentis somnium rêvede l’esprit.)— Erreur; illusion : Lemondé n'est qu'illusion , vanité etmensonge. — * Omis le langage poéti-que , fal)lc , fiction : la poésie vit demensonges. A. — Dans le style del’Ecrilim; : L'esprit de mensonge , lepère du mensonge, I e Démon.— Men-songe officieux » chose fausse ditepour faire plaisir a quelqu'un.

Dire un mensonge, avancer, dé-biter connue vraie une chose qu'onsait être fausse, dans l'intention detromper. Faire tm mensonge, fabri-quer, combiner, composer un contefaux qu’on donne pour vrai, dans ledessein d’abuser.^ dire un mensonge,tl n'y a que de la fausseté ; il g a(te Tartifice à faire un mensonge.Rouhnud.

MENSONGER , ÈRE , adj. ( mon -ton-jc , b-re) Eaux; trompeur. Il nese «lit guère que des choses et dansle style poétique.

* MENSONGÈREMENT , adv.D'une manière mensongère. N. R.

* MENSTRUATION , s. f. T. deChimie. Action d’exposer à un menstruc. B.

MENSTRUE , s. m. (mans-tru-e)T. de Chimie. Liqueur propre à dissoudre les corps solides. * Il vieillit.A. (Du lat. menstruum, fait de mensismois , parce que les Chimistes ouplutôt les Alchimistes prétendent quele dissolvant doit achever sa dissolu-tion en 40 jours, qui forment le moisphilosophique.)

MENSTRUEL, ELLE, adj.(mfr/i,v-tm-'el, è-le) Le sang menstruel , tespurgations menstruelles , le sang quicoule pendant les purgations natu-relles des femmes. (Du latin mens-truus , ou menstrualis, de tous le>mois.)

MENSTRUES, s. f. pl. ( mans -tru-o) T. de Méd. Evacuations pé-riodiques de sangronnuessouslc nomde règles, ordinaires, flux menstruel,etc. (Du lat. menstrita , orum , faitdewnvi.sw mois ; parce que ces éva-cuations ont lieu chaque mois.)

* MENSUEL, ELLE, adj. Quise fait tous les mois. A. (Du latinmensis.)

MENSURAÏÏILÏTÉ , s. f. (man-sn-ra-b : -li-té) T. de Géom. Propriétéqu’a un corps de pouvoir être me-suré par quelque grandeur détermi-née. (Du lat. mestirarc mesurer.)

MENTAGRA , s. f. (man-ta-yra)T. de Méd. Dartre rougeâtre du men-ton. (Du lat. mentum menton , et dugrec agrn prise , capture.)

MENTAL, ALE, ndj. [man-tnl .a-le) Il n est usité qu’au féminin dansces phrases: Oraison mentale , quise fait en esprit et sans proféreraucune parole. — Restriction men -tale, qu’on fait au dedans Je soipour donner à ce qu'on dit un autresens que le sens naturel et littéral.(Du latin mens, mentis esprit.) —

MEN

* Qui a rapport à l'entenaement.Aliénation mentale, folie, démence.Maladies mentales , celles qui déran-gent les fonctions intellectuelles. A.

MENTALEMENT, adv. (man-ta-le-man ) D’une manière mentale ; in-térieurement, dans son esprit.

MENTER1E, s. f. (man-te-ri-c)Mensonge : avec ces différences ;l°que mensonge est plus du stylenoble, et menterie du style familier :

que la menterie est une simplefausseté avancée dans l’intention detromper, et le mensonge une faussetécombinée de manière à tromper eneffet. Les enfant? préludent aux men-songes par des menteries. (Du latinmentiri mentir.)

MENTES, s. f. pi. (man-te) Cou-vertures fabriquées à Reims avec leslaines du pays.

MENTEUR, EUSE , s. et adj.(r nan-teur, cu-ze ) Qui ment .—11 sedit quelquefois des choses : Silencementeur, physionomie menteuse. —Chien menteur (Vénerie), qui a lavoie pour gagner le devant — Touthomme est menteur , est sujet à setromper.

MENTIIASTRE, S. f. (man-tas-tre) C’est la menthe saurage .

MENTHE, s. f. Q/io/i-to) Plantearomatique, cultivée dans no« jardins,de la famille des T.alliées, vivace , etfort usitée en Médecine, qu’on nom-me aussi menthe frisée ou crépue , etbaume frisé. Parmi ses nombreusesespèces, on distingue la menthe aqua-tique ou haume d'eau , à feuilles ron-des et ronges ; la menthe à épi et àfeuilles étroites, menthe verte, mentheil'Angleterre , menthe romaine ou deVoire-Dame ; la menthe poivrée oucitronnée ; la menthe sauvage , men-thastre , haume d'eau à feuilles ridées ;la menthe des jardins , ou haume ,etc. (Du lat. mentha , pris avec lamême signification , du gr. mintha.)— Menthe-coq , s. f. Yoy. Coq-des-jardins .

MENTION, s. f. (man-cion) Coinmémoration , témoignage . mémoirele... Faire mention de quelqu'un, defitclqne chose. (Du lat. mentio.) —

* Mention hqnoralde, ou simplementnention , distinction accordée à unouvrage de concours, qui n’a obtenuai le prix ni I’nrcessil. A.

mentionner, v. a. (man-cio-nè)l'aire 7 nention.

MENTIR, v. n. * et irrégulier quise conjugue sur sentir. Ainsi écrive/,je mens, et non pas je ments. Ce verlrne peut être employé qu’avec pré-aiilion dans le style noble. Il se con-jugue avec avoir dans ses tempscomposés. Gram, des Gram, (mon-tir) Dire, affirmer pour vraie unechose qu’on sait être fausse: limentimpunément, effrontément. Dans cetteexpression , impunément se dit parcorruption au lieu ^impudemment.( Du lat. mentiri.) —Fig. en parlant«les choses : Sa physionomie annoncede l'esprit et rut ment pas •

MEN

Il n enrage pas pour mentir , ilment habituellement. — Faire mentirle proverbe, faire une chose contraire<1 un proverbe autorisé. —■ Don sangne peut mentir, îles personnes biennées ne dégénèrent point.— Fnm. eladverh. Sans mentir, a ne pointmentir, en vérité , à dire vrai. —Prov. A beau, mentir qui vient de loin,il est facile d’en imposer lorsqu'onvient d’un pays éloigné. — *11 en amenti , il a menti sur la chose dontil s’agit. A.

MENTON, s. m. (man-ton) ’ r.partie du visage qui est au-dessousîle la bouche. ( Du lat. mentum.) —Parmi les animaux, il ne se dit quedes boucs el des chèvres , et de cetteélévation de ligure ronde qui est sousla lèvre postérieure du cheval. —Avoir deux mentons ou double men-ton , être fort gras.— Fig. et fam.Lever le menton , faire le brave, ierésolu.— Fam. Etre assis à tablejusqu'au menton , y être assis fortbas. — Popul. Branler le menton ,manger.

MENTONNET, s. m. ( man-to-nh )Voy. Mantonnet.

MENTONMEn , 1ÈRE , adj.(inan-to-niè , iè re) T. d'Anat. Qui adu rapport an menton, qui appartientau menton.

MENTONNIÈRE , s. f. (man-to-nic-re)Vnrùe du masqueque portaientautrefois les dames , el qui couvraitle menton. Il y a encore des masquesh w»r7/j/o«/itè/‘t* pour le bal. —* ilnnde«le toile dont on enveloppe son men-ton dans le cas de blessure on delluxion. A.—* Plaque du fourneau«Fessai. R.

MENTOR, s. m. (en n’a pas leson d'an) Ami d’Ulysse, à qui ceprince confia l'éducation de lélema-qne, comme à Fbonune b* pins sage«le son s ècle. Minerve , dit la table,prit sa ligure pour accompagner etinstruire Télémaque , allant A la re-cherche de sou père. Ce nom propre,ilevenu commun , désigne un hommequi sert h nu autre de conseil, deguide et comme de gouverneur.

MENTULE MARINE, S. f. (mon-lu-lc) l'.spèce de sangsue de mer.

MEN U 1 UE, adj. Délié, peu gros-* Le menti a rapport à la grosseur«lont il manque en tous sens ; le déhén’esl relatif qu’à la grosseur et sup-pose une sorte de longueur : Unejambe menue\ un fil délié R- (D' 1latin minutus, part. pass. de vnnuertdiminuer.)

Menue monnaie , la monnaie d*cuivre et de hillon. — Menus frais •menue dépense ; celle qu’on fait dan*un ménage, dans une aflaire pou*des objets de peu de conséquence.-*^Menas plaisirs ; i n Dépenses q uln'i r.tra enl pas dans la dépens®ordinaire île la maison du Roi, comfl 1 ®b-s comédies , les ballets, etc. Tfé'sorier, intendant des menus platsMS*el simplement, intendant des mon***'

— 1 ° Dépenses d’amusement «< " f