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Tome second.
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MEN

fantaisie ; Cette femme . cet enfant fa tant pour ses mentis plaisirs. — 1tfartî/s grains , l'orge f l'avoine , etc.

— Menues dîmes , celles qui se pre-naient sur les menus grains et sur lebétail. —Menus suffrages ; 1° Orai-sons qui se disent après l'office, pourla commémoration des saints ; et parextension, prières courtes qu'on ditpar dévotion. Dans ce dernier sens ,d ne s'emploie que par plaisanterie *.Elle dit scs menus suffrages.

2° Petits profits , etc., attachés à nuecharge, 5 un emploi .—Menus droits,extrémités d’un animal dont on faitcertains ragoûts. —* Menu rut, lescailles , bécassines , ortolans, etc.—Menu plomb t pour tirer aux petitsoiseaux. — * Mena gibier , par op-position à gros gibier , se dit deslièvres , perdrix , bécasses , etc. ;mais , par opposition à gibier ordi-naire , il se dit des cailles, grives ,mauviettes et autres petits oiseaux.—Menu bétail, brebis, mouton, etc.,par opposition à gros bétail , bœufs,vaches, etc. — Menti peuple , lesdernières classes du peuple. À.

MENU , s. m. Compter par h me-nu , avec un grand détail.—* Menulinge. A. — Le menu d’un repas , lanote de ce qui doit y entrer.—Fa-milièrement : Se donner du menu ydu bon temps ; se divertir.

MENU , adv. Hacher menu , enfort petits morceaux.—* Ecrire me-nu, en lettres fort petites. A.— Tom-ber dru. et menu. Voy. Dru. —Fam.Marcher , troller dru et menu , viteet à petits pas.

MÉNUAILLE, s. f. ( mê-nu-â-glie , mouillez les U ) Quantité de.petites monnaies.—Quantité de pe-tits poissons.—Par extension , toutesorte de petites choses qu’on metau rebut. * Ce mot est familier.A.

MENUET , s. m. (me-nu-è) Sortede danse d’une simplicité noble <*!élégante, dont la mesure est à troistemps. (Du mol menu y parce qu'ony fait de petits pas.)—Air sur lequelon la danse.

MENUF , 5 . m. (me-nufe) Sorte*de lin et de toile d'F.gypte.

MENUïSEK f v. a. et n. (me-nui-*é) Travailler en Menuiserie*

MENUISERIE , s. f. {ine-nui-se-r i-e ) Art du Menuisier .—Ouvragesqu'il fait.—Kn termes d'Orfèvres,petits ouvrages d’or et d’argent ,comme anneaux, boucles, crochets,etc.; par opposition à la grosserie,qui comprend les grands ouvrages,la vaisselle, etc. Il en est de mêmeparmi les Potiers d’étain.

MENUISIER , s. m. (mc-nui-ziê)Artisan qui travaille en bois et faitdivers ouvrages qui servent au de-dans des maisons , comme portes tfenêtres , meubles , etc. (De minuta-rius , ou minutianus, fait avec lemême sens, dans la basse latinité ,de minutas menu ; parce que les ou-vrages de Menuisier sout menus et

hîep

délicats en comparaison de ceux duCharpentier , qui travaille égalementen bois.)

MENU-VAIR . s. m. Autrefois ,fourrure très usitée , faite de la peaud'un petit écureuil du Nord , qui ale dos gris et le ventre blanc, et qu’onnomme aujourd'hui Petit-gris. (Dulutin varias de divers couleurs, bi-garre.)—Aujourd’hui, dans le bla-son , fourrure faite de pièces d’ar-gent y en forme de cloche* renver-sées , sur un fond d'azur.

MENU-VAIRÉ, adj. Se dit en t.de Blason , lorsque U menu-vair estcomposé d’autres émaux que l’argentet l’azur : Mcnu-vairé d’or etd'azur.

MÉON , voy. Méuut.

MÉPHITIQUE , adj. (mê-fi-ti-ké)Malfaisant , meurtrier, eu parlantdecertains fluides , de certaines exha-laisons : Air , vapeur méphitique. (Dulatin mephitiaus.) — 4eide méphiti-que, nom donné par les anciens Chi-mistes à l 'acide carbonique des Mo-dernes.

MÉPIIITÏS , s. f. ( mé-fi-ti-ce )Divinité des anciens habitants de l’I-talie , qui présidait au lieux infects ,à ceux particulièrement d’où s'exha-laient des vapeurs sulfureuses. — Parextension, puanteur, corruption cau-sée surtout par des exhalaisons sul-fureuses. (Du lat. mephitis , qui, sui-vant Scaliger , est un mol étrusque,emprunté du syrien , où il signifieune odeur forte et malsaine.)

MÉPHITISME , s. m. Corruption ,défaut de salubrité dans l’air, etc.Voy. Méphitique.

* MÉPUYTE t s. f. Ancien termede Chimie. Carbonate.

MÉPLAT , ATE , adj. ( mc-pla ,a-te) Qui a plus d’épaisseur que delargeurs Pois, fer méplat .—En Pein-ture, qui tend de la ligne droite à lacirculaire , et de la circulaire à htdroite : ligne méplate. Ce mot , plususité dans colle seconde acceptionsemble se dire pour miplat , à de-mi plat, * Qui établit le passage d’unplan à un autre : Lignes, formes mé-plates. À.

MÉPLAT , s. m. (Peint.) Arc sur-baissé , ou ligne qui semble tendreà la ligne droite , et qui prertd ce-pendant une légère rondeur. Le mé-plat , dans la nature des hommes,approche plus de la ligne droite , etdans la nature îles femmes , de la li-gne circulaire. * Indication des plans,en Peinture: Faire sentir les méplats,marquer par les ombres la situationdes différents muscles. B.

SE MÉPRENDRE, v. pr- (mè-pran-dre ) Se tromper ; prendre tint* chosepour une autre, [mal-prendre) Il seconjugue sur Prendre.

MÉPRIS , s. m. ( mè-pri ) Senti-ment par lequel on jiig(*mc personmou une chose indigne d’égard , d es-time , d’attention. ( Du h*lin minuspretium moindre prix attaché a.... ,d'où l'on a fait v dans la basse lati-

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nité, mispretivm. Ménage.)—Au plu-riel, paroles ou actions de mépris:

Il ne peut souffrir vos mépris.

Au mépris , au préjudice , sansavoir égard : /tgirau mépris des lois ,de sa parole .

MÉPRISABLE , adj. {mè-pri- sa-lie) Digne de mépris.

MÉPRISANT , ANTE , adj. ( mê~pri-zan t an-te) Qui marque du mé-pris.

MÉPRISE , s. f. (mé-pri-ze) Er-reur de celui qui se méprend. Voy.Bévue.

MÉPRISER, v. a. (mè-prisé)Avoir du mépris pour.... Voy. Hè-pnser.

MER, s. f. [mer) Amas des eauxqui environnent la terre : La grandemer ; la mer Occane , Méditerranée,etc. * Mettre en mer , mettre à lavoile; tenir la mer, naviguer; Hommede mer, dont la profession est de na-viguer et particulièrement qui »*n-tend bien la navigation. — Par exa-gération , grande étendue d'eau noosalée : La rivière était débordée ,c'était une mer. — Vase de terre danslequel est une certaine quantité devin, qu’on remplace h mesure qu’ony puise : H a une mer de vin de Chy-pre. A. (Du latin marc.)

Coup de mer , Tempête de peu dedurée. —2° Vague.— 7,a mer est bassedans cet endroit , il n'y a pas beau-coup d'eau .—La basse mer , la mervers la fin de son reflux .—La pleineou la haute mer , la mer éloignée desrivages.— Fam. Chercher quelqu'unpar mer et par terre , en plusieurslieux et avec empressement. — Prov.1° C'est la 7/jer ê boire , la chose estimpossible, ou emporterait un tempsinfini. — 2° Voguer en pleine mer :

avoir une fortune bien établie._3°

Etre en pleine mer , fort avancé dansnue .entreprise. — 4° Porter del'eau a la mer , porter quelque choseen un lieu où il y en a déjà en abon-dance.

MÉRANRlNES , s. f. pf. Toilesde diverses qualités , qui sc fabri-quent en Auvergne.

MÉRANGÈNE , s. f. Voyez Mê-longe no.

MERCANTILE , adj. (mér-kan-ti-le) De marchand : Style mercan-tile. (Du latin mercons , mcrcantis tmarchand.)

MERCANTILLE , R. f. [mêr-kan-li-glie\ mouillez les//) Négoce de peude valeur.

MERCENAIRE , s. m. et f. [mer-cc-nc-re ) Celui , celle qui sertou qui travaille pour de l'argent. (Dulatin mtM ce/mn’us , fait dans la mê-me signification , de mcrces récom-pense, salaire.) — Figur. C’est unmercenaire , un homme intéressé quia- fait rien que pour le gain cl poufl'argent.

MERCENAIRE, adj. Travail mer*cenaire , qui se fait pour le gain.—Fig. Homme, esprit, orne mercenaire,qui se laisse aisément corrompre, i